Groupe :
De 1 à 114 participants.
Caractéristiques du circuit
Durant le séjour, une part importante sera consacrée à la navigation avec des débarquements quotidiens sans difficulté particulière. Nous insistons cependant sur le caractère "expédition" d’un tel séjour à bord du "M/V Plancius". Nous orientons ce voyage sur la visite des sites historiques, la rencontre avec la faune et dans une moindre mesure, la visite de stations scientifiques.
Hébergement
Toutes les nuits se déroulent à bord du navire affrété par GNGL :
"Plancius" a été construit en 1976, pour servir en tant que navire de recherche océanographique à l’usage de la Marine royale hollandaise. Depuis décembre 2006, il appartient à la flotte de la compagnie hollandaise Oceanwide Expeditions. Il a été entièrement réaménagé de façon à pouvoir offrir des navigations expéditions en région polaire. Il peut accueillir 114 passagers, suivant la réglementation SOLAS (Safety Of Life At Sea), classé glace et enregistré à la Lloyd’s, sous pavillon hollandais.
Le navire offre des conditions d’hébergement très confortables : salle de bains privée dans chaque cabine, 2 couchettes basses pour les cabines doubles. Une double échelle de coupée permet une bonne fluidité des embarquements à bord de la flotte de 10 bateaux pneumatiques. Les plans de pont de nos navires expédition sont disponibles sur notre site, n’hésitez pas à les consulter pour choisir votre cabine.
Capacité : 114 passagers, en 52 cabines avec sanitaires privés.
Equipage : 30 membres d’équipage, incluant 6 guides-naturalistes, 1 chef d’expédition et 1 médecin. Toutes les cabines possèdent une salle de bains privée et une vue extérieure.
3 catégories de cabine :
- les cabines quadruples avec 2 couchettes basses et 2 couchettes superposées, bureau.
- les cabines doubles avec 2 couchettes basses, fenêtre ou hublot. Superficie de 15m² environ.
- les cabines supérieures avec 1 lit double et 1 sofa lit d'une superficie de 21m².
La literie et le linge de toilette sont fournis, ainsi qu'un sèche cheveux. Prises électriques européennes.
Longueur : 89m
Largeur : 14,50m
Tirant d’eau : 5m
Classification glace : 1 D
Déplacement : 3 175 tonnes
Moteurs : 3 x diesel
Vitesse : 10 - 12 nœuds
A bord, la vie est conviviale, dans l’esprit des bateaux d’expéditions, loin des soirées de gala et des décors des grands paquebots de croisière. Le bar et le salon d'observation, lieux de rencontres et de discussions quasi interminables, sont ouverts en permanence. Le salon d'observation et les ponts extérieurs permettent une vue imprenable sur les alentours et l’accès à la passerelle est autorisé à condition de ne pas perturber les officiers de quart.
Sa taille réduite donne une grande souplesse d’organisation des journées. Lors des navigations, des conférences sur des sujets liés aux pôles (faune, glaces, histoire, géologie, etc.) sont organisées. Le salon d'observation avec 4 écrans plats, se transforme en salle de conférence.
Un bateau respectueux de l'environnement :
- shampoing et savon biodégradables dans les cabines.
- Le détergeant utilisé est décliné « gamme verte » selon la certification européenne.
- Les polos en vente à la boutique sont 100% recyclables.
- lampes basse consommation dans toutes les cabines et hotellerie.
Prévention de la pollution par les déchets.
A bord de "Plancius", l’équipage s’engage à strictement respecter la règlementation SOLAS et MARPOL (Marine Pollution Prevention) :
- Aucun déchet n’est rejeté à la mer.
- Le bateau est équipé d’un grand réservoir d’eaux usées et aucun rejet liquide n’est effectué à proximité des côtes, notamment en Arctique et Antarctique.
- les ordures ménagères ne sont pas brûlées dans un incinérateur mais conservées dans une chambre froide, avant d’être débarquées à terre, dans les infrastructures portuaires adéquates.
- la peinture de coque, avec durcisseur, possède une durée de vie plus longue, et permet d’utiliser moins de peinture.
-aucune boue, vidange n’est effectuée en mer. Les eaux noires sont stockées dans des réservoirs spéciaux en attendant de pouvoir les débarquer dans des ports avec infrastructure suffisante.
- "Plancius" est équipé de moteurs électriques, ce qui permet une plus grande flexibilité sur le nombre de moteurs en utilisation, moins de consommation et donc moins de rejet dans l’air.
- Le bateau consomme du MGO (marine gasoil) fuel plus léger, réduisant la pollution par des gaz d’échappement.
Nourriture
Pension complète à bord du bateau (hors boissons). Les repas sont servis dans la salle de restaurant à bord du bateau avec un petit-déjeuner et déjeuner sous forme de buffet. Pour le dîner, service à table avec choix du plat principal.
Service de bar : jus de fruit, boissons non alcoolisées, bières et une sélection de vins et de liqueurs se trouvent à bord. Vous n’êtes pas autorisé à amener des boissons alcoolisées à bord.
Vous êtes accueilli sur un bateau hollandais. Le chef prépare une cuisine internationale avec des repas copieux et variés. A tout moment, il est possible de se servir gratuitement de thé, café, tisanes, soupes et eau minérale.
Encadrement
Bateau entièrement francophone, le chef d'expédition, les guides et le médecin sont francophones.
Delphine Aurès(votre chef d'expédition)
Biologiste de formation, elle a parcouru plus d'une centaine de fois les régions polaires que ce soit pour mener des recherches en biologie et ornithologie ou pour accompagner sur des bateaux d'expédition. Elle a été sélectionnée, en 1996, par l'institut Polaire Français pour occuper un poste scientifique sur les îles Crozet.
Lorsqu'elle n'accompagne pas sur les bateaux d'expédition, Delphine continue de parcourir le monde et travaille pour l'émission TV "Les Nouveaux Explorateurs".
Christophe Gouraud
Biologiste, diplômé d'un Master en Écologie de l'Université du Québec à Montréal. Il pratique l'ornithologie depuis son plus jeune âge. Il est, depuis plusieurs années, guide sur les bateaux d'expédition au Spitzberg, au Groenland, à Jan Mayen et en péninsule Antarctique. Christophe a rejoint le "Emirates Center for Wildlife Propagation" en 2009 puis "Reneco for Wildlife Preservation Limited" en 2010.
Raphaël Sané
Naturaliste, diplômé d'un Master en Écologie. Il a participé à plusieurs projets scientifiques dans l'arctique : en Sibérie, au Groenland et au Canada.
Il accompagne depuis 2007 sur des bateaux de croisière et bateaux d'expédition.
Préparation physique
De manière générale vous devez être en bonne santé et capable de marcher en terrain accidenté. Néanmoins, la croisière ne présente pas de difficulté physique particulière.
Informations pratiques
Horaires : le Svalbard se trouve sur le fuseau horaire du reste de la Norvège identique à celui de la France. Les communautés russes utilisent le fuseau horaire de Moscou (- 3 GMT).
Courant électrique : Les cabines sont équipées avec des prises européennes 220V.
Équipement
Bagages
Vous devez conditionner l’ensemble de vos affaires en 2 sacs : 1 petit sac à dos et 1 grand sac de voyage souple à roulettes (ou valise).
1 - Le sac à dos :
Sac à dos de randonnée d’une capacité de 25 litres environ, il vous sera utile pour le transport de vos affaires personnelles durant la journée.
Il vous servira aussi en tant que bagage à main lors de vos déplacements pour toutes vos affaires fragiles (appareil photo…), de valeur (lorsque votre hébergement ne dispose pas de coffre-fort) et pour vos éventuels médicaments.
Il sera en cabine lors des transports aériens. Généralement, le poids des bagages cabine est limité à 5 kg par personne.
2 - Le grand sac de voyage souple (ou valise) :
Il doit contenir le reste de vos affaires. Vous recevrez avant votre départ des étiquettes bagages qui vous permettront d’identifier vos bagages avec vos nom et adresse, et faciliteront le regroupement des sacs aux arrivées à l’aéroport.
Il sera en soute lors des transports aériens. Le poids des bagages en soute vous sera indiqué sur votre convocation ou billet.
Nos recommandations si vous prenez l’avion :
Enregistrez en bagage en soute le maximum de choses et ne conservez dans votre bagage à main que ce qui est absolument indispensable à votre voyage.
Equipez-vous pour l'avion de votre tenue de randonnée, et de vos affaires de première nécessité (en cas de problème d'acheminement de vos bagages).
Merci de noter que les contrôles de sécurité sont devenus très stricts aux aéroports : mettez les couteaux, ciseaux, limes à ongles et piles de rechange dans votre sac de soute.
Quels sont les produits liquides interdits en cabine ?
Les liquides, aérosols, gels et substances pâteuses : eau minérale, parfums, boissons, lotions, crèmes, gels douche, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorants… sauf s’ils sont rangés dans un sac en plastique transparent fermé, d’un format d’environ 20 cm x 20 cm (type sachet de congélation) et qu’ils sont conditionnés dans des flacons ou tubes de 100 ml maximum chacun. Un sachet peut contenir plusieurs tubes, flacons,…
Quelles sont les exceptions autorisées en cabine?
- Les médicaments liquides (insuline, sirops…) : vous pouvez les emporter en cabine à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation ou une ordonnance à votre nom. Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gélules).
- Les aliments liquides pour bébés : il n’y a pas de restriction sur ces produits. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments !
Comment se fait le passage du contrôle de sûreté ?
- Retirez votre veste ou votre manteau.
- Présentez à part :
- Tous vos grands appareils électriques : ordinateur portable, gros appareil photo numérique, lecteur DVD…
- Votre sac plastique transparent contenant vos flacons et tubes.
- Vos médicaments accompagnés d’une ordonnance ou d’une attestation.
- Vos aliments liquides pour bébé.
- Vos achats réalisés dans les boutiques des aéroports qui auront dû être mis sous sac plastique scellé par votre vendeur. Attention : toutes les boutiques ne proposeront pas ce sac. Renseignez-vous avant de faire vos achats ! Les achats de liquides réalisés après le contrôle de sûreté s’effectuent librement sous réserve des limitations douanières. Attention cependant aux correspondances : renseignez-vous avant tout achat.
Particularités Bagages
Nous vous recommandons de voyager avec des bagages souples qui se rangent plus facilement dans les cabines. A l’embarquement, le personnel de bord portera vos bagages jusqu’à votre cabine (idem pour le débarquement) ; ils doivent être clairement étiquetés et porter l’étiquette fournie avec votre dossier voyage. Ils ne doivent pas dépasser 18 kg.
Prévoir de prendre avec vous, en bagage accompagné (dans l'avion) : vos médicaments, une polaire et une veste imperméable, dans le cas ou ces bagages auraient du retard ou seraient égarés... c'est rare mais cela arrive.
Vêtements
Le choix vestimentaire pour les climats froids demeure très personnel. Il dépend de votre adaptabilité et de votre sensibilité au froid. Pour votre confort et sécurité, évitez d’être mouillé (que ce soit par la transpiration, la pluie, des bottes inadaptées ou des embruns). Apportez des vêtements protégeant de l’eau et du vent. Evitez les vêtements trop serrés qui ne laissent plus de place pour l’air : l’air est un très bon isolant thermique. La laine, la soie et quelques nouvelles fibres synthétiques comme la fibre polaire retiennent mieux la chaleur que le coton.
Le secret pour rester bien couvert est le "principe des 3 couches". Autrement dit, il vaut mieux porter plusieurs couches légères qu’une seule importante : vous pouvez enlever une de ces couches si vous avez trop chaud ou en remettre une si vous avez froid.
La couche la plus importante est l’externe, qui doit être résistante à l’eau et au vent car un petit vent de 6 km/h peut entraîner une déperdition de chaleur huit fois plus importante que sans vent ! Un dicton habituel dans l’Arctique : "Il n’y a rien d’aussi mauvais que le mauvais temps, sauf d’être mal habillé !". La chaleur corporelle est plus facilement perdue par les parties du corps qui ont beaucoup de surface mais peu de masse : les extrémités. Gardez-les à la chaleur et au sec. Pour les mains, les moufles sont préférables aux gants.
Si le reste de votre corps est couvert, vous pouvez néanmoins perdre 90% de la chaleur par la tête. Assurez-vous de porter un bonnet, un passe-montagne ou une cagoule. Ils peuvent être abaissés afin de protéger vos oreilles, le front, le cou et le menton. Le cou a également besoin de protection par une écharpe.
Lorsque vous préparez votre sac, n’emportez pas trop de vêtements ou d’équipements. Sélectionnez ce qui est essentiel pour votre voyage, incluant :
- Un pantalon chaud. Un pantalon robuste sera porté entre vos sous-vêtements et le pantalon imperméable. Une paire de jeans et un pantalon de velours conviennent bien pour des excursions ou pour porter à bord du bateau.
- Un pantalon imperméable est essentiel pour votre confort : il garde vos sous- vêtements secs et chauds. Le Goretex et les tissus similaires sont résistants à l’eau et respirants.
- Sous-vêtements : la soie ou le polypropylène sont fortement recommandés, ils vous gardent au chaud sans surpoids. Des sweat-shirts en polaire de poids moyen sont recommandés.
- Moufles et gants. Garder ses mains au chaud et au sec est important. Des gants fins en polypropylène peuvent être portés sous des moufles. Vous pouvez donc retirer les moufles lorsque vous prenez des photos et être toujours protégé du froid.
- Un bonnet chaud et une écharpe protègent les oreilles.
- Des chaussettes robustes, de grandes chaussettes en laine sur une paire plus fine en soie, polypropylène ou coton/laine permet l’isolation des pieds. Apportez plusieurs paires, sachant que vous aurez inévitablement les pieds mouillés par la transpiration ou si vous mettez malencontreusement un pied dans l’eau.
- Une paire de bottes en caoutchouc complètement étanche, rigide et antidérapante est essentielle pour les accostages, obligatoire. Vous pouvez descendre du bateau pneumatique dans des endroits où il y a jusqu’à plusieurs centimètres d’eau glacée. Les bottes doivent couvrir le mollet (botte de chasse, de pêche recommandées).
Les bottes sont prêtées à bord. Votre pointure vous sera demandée avant le départ.
- Une paire de chaussures de randonnée ou de marche (facultatif), les balades se faisant principalement sur du terrain inégal, très souvent rocailleux et/ou spongieux. N’apportez pas des chaussures trop lourdes.
- La veste imperméable doit être munie d’une capuche et résister à l’eau. Le Goretex ou les vestes de marin sont idéales bien qu’il soit possible de trouver des tenues étanches moins chères. La veste étanche est la couche de vêtements la plus importante.
Formalité
Passeport
Passeport ou carte d’identité en cours de validité pour les ressortissants de l’Union Européenne. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade de Norvège.
Si vous voyagez avec vos enfants sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir une carte d'identité individuelle ou un passeport individuel. Toutefois, si l’enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu’au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel. En revanche, s´il voyage seul avec une simple carte d´identité, il devra également être muni d'une autorisation de sortie du territoire, que les Parisiens pourront obtenir auprès de la préfecture de police ou de l´antenne de police administrative de l´arrondissement de résidence ; en province, on s´adressera à la mairie dont dépend son domicile.
Visa
Pas de visa pour les ressortissants de l’Union Européenne. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade de Norvège.
Formalités spécifiques
Vous devez vous munir d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité pour les ressortissants de l'UE.
Santé
Vaccins obligatoires
Aucune vaccination obligatoire.
Vaccins conseillés
Comme partout, il est important d'être immunisé contre :
- diphtérie ;
- tétanos (complication possible de gelures graves) ;
- poliomyélite ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage) ;
- hépatite B (maladie sexuellement transmissible) ;
- hépatite A (maladie transmise par l'alimentation) ;
- éventuellement contre la rage, pour des séjours plus longs et rustiques que les voyages touristiques ordinaires.
Autres risques
Ils sont, bien sûr, très différents en fonction des conditions du voyage (durée, hébergement, déplacement) et peuvent être dus : à la région elle-même ; aux conditions climatiques parfois extrêmes ; aux moyens de déplacement utilisés sur place.
La région.
Si, l’hiver, la circulation des microbes et des virus se fait plus difficilement que dans les zones tempérées ou chaudes, l’été, leur transmission d'homme à homme, de l'animal à l'homme ou des aliments à l'homme est un risque non négligeable. Risque, en particulier, de toxi-infections alimentaires dues aux viandes de chasse, aux aliments contaminés par des déjections d'animaux sauvages ou par leur mauvaise conservation à bord des bateaux de croisières.
Les conditions climatiques.
L'extrême rigueur des hivers péri-polaires représente un risque lors de raids à ski, en raquettes, en traîneau ou à motoneige, plus que lors de confortables croisières.
Une bonne information avant le voyage, permettra d'éviter les gelures graves.
En cas d'onglée ou d'engourdissement, il faut :
- boire abondamment,
- réchauffer,
- ne pas fumer,
- ne pas ôter les chaussures (risque de ne pas pouvoir les remettre si le raid n'est pas terminé).
En cas de lésions plus avancées (douleur, doigt « mort », œdème, nécrose), l’évacuation vers un centre spécialisé est une urgence.
Moyens de déplacement.
Les voyages dans les régions polaires se font souvent en bateau de croisière. Les risques, liés surtout au confinement en espace clos, sont (quelle que soit la latitude) de toutes les affections contagieuses, respiratoires, alimentaires…
Il y a en général, et bien que la législation maritime soit floue à ce sujet, un médecin à bord (dont les consultations ne sont pas comprises dans le prix du voyage). Il est important de se faire préciser tout cela avant le départ.
Infos pratiques
Climat et Informations régionales
Climat
L’été connaît une faible amplitude thermique. Du fait de l’absence de nuit, la température est beaucoup plus stable.
Sur la côte ouest, partie la plus douce, la moyenne est d’environ 5°C avec des valeurs variant entre 1°C et 10°C. Le maximum enregistré est de 17°C. Il est courant d’observer de courtes périodes de gel en plein été.
Les précipitations sont peu abondantes, environ 40mm par an sur la côte ouest et un peu moins à l’intérieur de l’archipel. La saison la plus humide est l’automne. Avec des valeurs pourtant basses par rapport aux pays tempérés, le Svalbard est une des régions arctiques les plus humides.
En raison de la latitude du Svalbard, l’alternance jour/nuit n’est pas la même que sous nos latitudes. En été le soleil est en permanence au-dessus de l’horizon alors qu’en hiver la nuit est continuelle. Le passage du jour à la nuit est d’autant plus rapide que la latitude est élevée. Le tableau ci-après donne les dates clés pour la latitude de Longyearbyen (78°) et au nord du Spitzberg (80°).
Les glaces
60% de l’archipel sont recouverts de glaciers. Les plus grandes calottes polaires se trouvent dans le nord-est, particulièrement sur Norsaustlandet. Alors que l’île la plus au nord (Kvitøya) est totalement recouverte de glace, la plus au sud (Bjørnøya) est dépourvue de glaciers. Les régions les moins glacées du Spitzberg sont le Nordenskiöld Land (près de Longyearbyen) et Andree Land au nord. Ce sont les zones au climat plus continental, c’est-à-dire moins humide et plus ensoleillé.
Depuis le XIXe siècle, la plupart des glaciers ont nettement reculé. De grandes moraines marquent leur extension maximale nettement au-delà de leur front actuel. En général, ces variations sont de bons indices du climat. Au Svalbard, les glaciers peuvent brusquement avancer de plusieurs kilomètres à raison de 30 à 40m par jour, puis se stabiliser et rester immobiles pendant des années. Ce phénomène qui reste mal connu et difficilement expliqué, s’appelle "surge". Récemment les glaciers ont reculé, ce qui occasionne des erreurs sur les cartes actuelles qui placent le front en avant de sa position actuelle. Leur position est donc à prendre avec une certaine réserve.
Les glaciers se terminant dans la mer génèrent des icebergs. Ils sont beaucoup plus petits au Svalbard que ceux que l’on rencontre au Groenland ou en Antarctique. La banquise a son extension maximale en avril. En moyenne l’ensemble de l’archipel, excepté Bjørnøya au sud, est bloqué par la glace en hiver. Sur la côte ouest, seule une faible largeur (environ 50 km) est recouverte mais le nord-ouest est souvent dégagé, même en hiver. En août, la banquise est à son minima. Les conditions de glace sont variables d’une année sur l’autre et d’une période à l’autre. Il suffit d’un coup de vent pour chasser la glace au large ou au contraire bloquer une partie de la côte.
La faune
Il y existe trois espèces de mammifères originaires du Svalbard : le renard arctique, le renne du Svalbard et l’ours polaire.
Le renard se trouve partout au Svalbard. Le renne, bien représenté à l’origine, a été chassé massivement jusqu’en 1920. En 1925 une protection totale a été décidée. L’ours a pour territoire la glace mouvante mais on le rencontre souvent sur la terre ferme en hiver.
La chasse a été réglementée en 1970 puis totalement interdite en 1976. On croise des ours blancs sur tout l’archipel, notamment le long des côtes orientales et septentrionales. Un ours affamé peut être agressif et dangereux pour les êtres humains. Soyez donc circonspects lors de vos randonnées pédestres. Une arme est obligatoire lors des excursions.
En mer, on croise surtout des phoques annelés (leur nom vient des dessins en forme d’anneaux qu’ils portent sur le dos), appelés aussi phoques marbrés. Le phoque barbu, beaucoup plus grand (200 à 300 kg pour près de 3m de long) n’est pas très sauvage et se laisse facilement approcher. Le morse avait presque disparu dans les années 50 jusqu’à ce que le gouvernement norvégien décide de sa protection. Il a réinvesti le nord de l’archipel autour de l’île de Moffen et dans le goulet entre le Spitzberg et l’île du Roi Charles.
Le Spitzberg est parfois surnommé le "Galapagos de l'Arctique" tant la densité d'oiseaux est importante. Beaucoup d'oiseaux de mer viennent s'y reproduire durant le court été arctique. Les oiseaux sont particulièrement bien représentés en quantité et en variété. Le lagopède réside toute l’année au Svalbard. A l’approche de l’été, des millions d’oiseaux viennent nicher. On peut citer : le guillemot de Brünnich et le guillemot à miroir, le mergule nain, le macareux moine, la mouette tridactyle, le goéland sénateur, la sterne arctique (l’oiseau qui fait la plus grande migration puisqu’on la retrouve en Antarctique), le labbe parasite, le pétrel fulmar, l’eider à duvet, la bernache nonnette, l’oie à bec court, le bruant des neiges, le plongeon catmarin, le bécasseau violet, le phalarope à bec étroit...
Pour notre bonheur, les moustiques n’ont pas envahi le Svalbard.
Les cétacés ont disparu, massacrés par les chasseurs baleiniers du XVIIe siècle. Néanmoins on peut toujours observer des groupes de bélougas le long des côtes et au fond des fjords.
La flore
En raison du sous-sol gelé en permanence, l’eau ne peut s’infiltrer, ce qui donne un sol souvent marécageux, surtout en zone plane. La saison de dégel ne dure que de 6 à 10 semaines. Dans ces conditions aucun arbre, au sens ou nous le connaissons, ne pousse. Mais ils se sont adaptés au climat. Le saule arctique et le bouleau nain ne mesurent que quelques centimètres de hauteur, de même que l’ensemble de la végétation qui reste au ras du sol pour se protéger du vent et profiter au maximum des rayons du soleil. Les zones les plus prisées par la végétation sont les éboulis aux pieds des falaises où nichent les oiseaux. Les déjections y apportent de la matière nutritive favorable au développement des mousses et des lichens. C’est un signe repérable pour localiser les colonies. La région centrale du Spitzberg représente à elle seule 75% des 170 espèces présentes. Il est interdit de prélever, cueillir ou détruire toute végétation. De plus il faut se déplacer sur cette végétation fragile avec beaucoup de précaution car elle met de nombreuses années à pousser.
Climat
L’archipel connait une période de nuit permanente (de mi-novembre à début février, pour la latitude de Longyearbyen) et une période de jour permanent (de mi-avril à fin août, pour la même latitude). L’été (de juin à août), les variations de température sont peu importantes, avec une moyenne de 5° sur la côte ouest, qui est la partie la plus tempérée. Des pointes à 20° y ont été enregistrées. On peut toutefois avoir de courtes périodes de gel en été, comme des périodes de dégel en hiver. Pendant les froidures, les températures peuvent, exceptionnellement, descendre sous -40°. Les pluies sont peu abondantes (400 mm par an sur la côte ouest). L’automne (septembre et octobre) est la saison la plus arrosée.
Géographie
L’archipel du Svalbard, dans l’océan Arctique, s’étend du 76e au 81e parallèle, à 1 000 km environ du pôle nord. « Spitzberg » est désormais le nom de l’île principale, à l’ouest, mais désignait autrefois l’ensemble de l’archipel : « montagne pointue ». Nordaustlandet, au nord-est, Edgeoya et Barentsoya, à l’est, sont également des îles importantes. Elles sont partiellement couvertes de glaciers. L’Austfonna, sur Nordaustlandet, est la deuxième calotte glaciaire d’Europe : 8 120 km². Les glaciers couvrent environ 60% de l’ensemble. Ils sont en recul depuis le XIXe siècle, mais demeurent susceptibles d’avancées spectaculaires. De larges moraines marquent les zones de rétraction. Des fjords profonds pénètrent l’intérieur du pays (Wijdefjorden, 108 km ; Isfjorden, 107 km…). La banquise a sa pleine extension en avril, ne laissant que peu d’eaux libres ; août voit son extension minimale. La dérive nord-atlantique (courant chaud, dans le prolongement du Gulf Stream) tempère le climat arctique.
Protection des sites
Protection des vestiges culturels
Ils peuvent être divisés en 3 catégories principales :
- les traces laissées au XVIIe siècle par la pêche aux baleines.
- les restes de l’activité des trappeurs.
- les vestiges des premières activités industrielles au Svalbard.
On trouve de même les traces des opérations de guerre dans l’archipel.
Protection de l’environnement
L’environnement du Svalbard est vulnérable. La vie animale et végétale se sont adaptées aux dures conditions des régions arctiques. Même de petites interventions humaines peuvent avoir de graves conséquences pour le fragile équilibre écologique. C’est pourquoi il est essentiel que les visiteurs connaissent les règles de déplacement sur l’archipel et qu’ils les respectent.
Il a été créé 3 parcs nationaux, 3 réserves naturelles, 15 réserves d’oiseaux et 3 régions de protection des plantes.
Dans les parcs nationaux et les réserves, il est interdit d’utiliser des véhicules tout terrain ou d’atterrir avec avion ou hélicoptère, sans autorisation préalable du gouverneur. Tout déplacement à l’intérieur d’une limite de 300 mètres autour des réserves d’oiseaux est interdite. Vous devez être très respectueux des zones de nidification. Ne pas jeter vos mégots de cigarettes… les boîtes de pellicules peuvent être une solution comme cendrier portable individuel !
Ne pas laisser de graffitis sur les roches ou les bâtiments. Ne pas collecter ou emporter de spécimens biologiques ou géologiques, telles que des roches, des ossements, des œufs, des fossiles ou des restes des habitations anciennes.
GNGL s'engage à suivre les directives de l'AECO (Association of Arctic Expedition Cruise Operators) pour les visiteurs concernant la préservation de l'environnement et la sécurité au Svalbard. Cette association internationale regroupe les organisateurs de croisières-expéditions dans l'Arctique.
La librairie Livres polaires
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Livres Polaires
Bibliographie
Gérard Bodineau, Spitzberg, l’archipel du Svalbard. Paris, 2011, Guides GNGL.
Marion Rémy, Sur les traces de l’ours polaire, Paris, 1999, Nanouk Communication.
Nathalie Thibault, Faune et Flore du Grand Nord, Paris, 1999, Guides GNGL.
Michel Fahrenbach, Gilles Dawidowicz, Rémy Marion.
Aurores Boréales et australes, GNGL Productions, Pôles d’images.
Vsevolod Romanovskiy , Le Spitzberg et les baleiniers basques, Atlantica.
Willem Bareentz, Prisonniers des glaces (1594-1595), Chandeigne.
Anne Steinlein, Carnet de dessins et d’aquarelles rapportés d’une navigation à bord du Noorderlicht, Editions Reflets d’ailleurs.