Groupe :
De 1 à 100 participants.
Hébergement
Le bateau : M/V "Ortelius" a été construit en Pologne en 1989, pour servir en tant que navire de recherche océanographique à l’usage de la Marine russe, sous le nom de "Marina Svetaeva". Il appartient désormais à la flotte de la compagnie Oceanwide Expeditions. Il a été entièrement réaménagé de façon à pouvoir offrir des navigations expéditions en région polaire. Il peut accueillir 100 passagers.
Le bateau porte le nom du célèbre cartographe hollandais, Abraham Ortelius (1527-1598) qui publia le 1er atlas "Theatrum Orbis Terrarum" (Théâtre du Monde), atlas géographique très complet. C’est probablement le premier recueil de cartes géographiques réunies dans un livre, 20 ans avant la parution de l’atlas du monde de Mercator. L’ouvrage "Theatrum Orbis Terrarum" eu tant de succès à cette époque qu’il dû être réimprimé pour la quatrième fois la première année de sa parution. En totalité, l’atlas paraît en 42 éditions et en 7 langues, entre 1570 et 1612.
Descriptif du M/V "Ortelius"
Capacité : 100 passagers
Equipage : 34 membres d’équipage, 15 personnels d'hôtellerie.
Accompagnement : 1 chef d’expédition, 5 guides et 1 médecin anglophones.
Le navire possède la classification glace (UL1, équivalent à 1A), ce qui lui permet des navigations poussées, dans la glace. Il offre évidemment des conditions d’hébergement très confortables : 2 couchettes basses (sauf dans les cabines quadruples), 2 restaurants, 1 salon conférence/bar et 1 sauna.
4 catégories de cabine :
5 cabines quadruples avec 2x2 couchettes superposées, bureau. Salle de bains partagée.
14 cabines doubles avec 2 couchettes basses, hublots et salle de bains partagée.
9 cabines doubles avec hublot, salle de bains privée.
10 cabines doubles avec fenêtres, salle de bains privée.
6 cabines supérieures avec lit double, salle de bains privée avec salon séparé.
1 suite avec lit double, salle de bains privée, salon.
Toutes les cabines possèdent une vue extérieure avec 2 hublots ou 2 fenêtres.
La literie et le linge de toilette sont fournis.
Longueur : 91,25m
Largeur : 17,61m
Tirant d’eau : 5,8m
Classification glace : 1 A
Déplacement : 4 575 tonnes
Moteurs : 6X diesel
Vitesse : 12 nœuds
Pavillon chypriote.
A bord, la vie est conviviale dans l’esprit des bateaux d’expéditions, loin des soirées de gala et des décors des grands paquebots de croisière. Le bar et la bibliothèque, lieux de rencontres et de discussions quasi interminables, sont ouverts en permanence. Pour l’observation, les ponts extérieurs permettent une vue imprenable sur les alentours et l’accès à la passerelle est autorisé à condition de ne pas perturber les officiers de quart. La taille réduite donne une grande souplesse d’organisation des journées. Lors des navigations, des conférences sur des sujets liés aux pôles (faune, glaces, histoire, géologie, etc.) sont organisées. La priorité reste l'observation de la faune et de l'environnement, avec une optimisation des temps de débarquement.
Une fois près des côtes, deux à trois sorties sont prévues quotidiennement. Les navires pneumatiques d’une dizaine de passagers permettent de descendre rapidement à terre ou d’effectuer une virée autour des icebergs. A terre, les passagers sont répartis en plusieurs groupes, chacun d’eux accompagné par un guide/naturaliste anglophone ou francophone.
Nourriture
Pension complète à bord du bateau (hors boissons), les repas sont servis dans la salle de restaurant.
Service de bar : jus de fruit, boissons non alcoolisées, bières et une sélection de vins et de liqueurs se trouvent à bord, servies par le barman. Vous n’êtes pas autorisé à amener des boissons alcoolisées à bord.
Vous êtes accueilli sur un bateau hollandais. Le chef prépare une cuisine internationale avec des repas copieux et variés. A tout moment, il est possible de se servir gratuitement de thé, café, tisanes, potages et eau minérale.
Encadrement
Le chef d'expédition, les guides et le médecin sont anglophones. 1 guide francophone s'occupera plus particulièrement des passagers francophones.
Transfert
Possibilité de se rendre en train jusqu'à Vlissingen.
Équipement
Bagages
Vous devez conditionner l’ensemble de vos affaires en 2 sacs : 1 sac à dos et 1 grand sac de voyage souple ou valise.
1 - Le sac à dos :
Sac à dos de randonnée d’une capacité de 25 litres environ, il vous sera utile pour le transport de vos affaires personnelles durant la journée.
Il vous servira aussi en tant que bagage à main lors de vos déplacements pour toutes vos affaires fragiles (appareil photo…), de valeur (lorsque votre hébergement ne dispose pas de coffre-fort) et pour vos éventuels médicaments.
Il sera en cabine lors des transports aériens. Généralement, le poids des bagages cabine est limité à 10 kg par personne.
2 - Le grand sac de voyage souple (ou valise à roulette):
Il doit contenir le reste de vos affaires. Vous recevrez avant votre départ des étiquettes bagages, qui vous permettront d’identifier vos bagages avec vos nom et adresse. Il sera en soute lors des transports aériens.
Nos recommandations si vous prenez l’avion :
Enregistrez en bagage en soute le maximum de choses et ne conservez dans votre bagage à main que ce qui est absolument indispensable à votre voyage.
Equipez-vous pour l'avion de votre tenue de randonnée, et de vos affaires de première nécessité (en cas de problème d'acheminement de vos bagages).
Merci de noter que les contrôles de sécurité sont devenus très stricts aux aéroports : mettez les couteaux, ciseaux, limes à ongles et piles de rechange dans votre sac de soute.
Quels sont les produits liquides interdits en cabine ?
Les liquides, aérosols, gels et substances pâteuses : eau minérale, parfums, boissons, lotions, crèmes, gels douche, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorants… sauf s’ils sont rangés dans un sac en plastique transparent fermé, d’un format d’environ 20 cm x 20 cm (type sachet de congélation) et qu’ils sont conditionnés dans des flacons ou tubes de 100 ml maximum chacun. Un sachet peut contenir plusieurs tubes, flacons,…
Quelles sont les exceptions autorisées en cabine?
- Les médicaments liquides (insuline, sirops…) : vous pouvez les emporter en cabine à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation ou une ordonnance à votre nom. Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gélules).
- Les aliments liquides pour bébés : il n’y a pas de restriction sur ces produits. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments !
Comment se fait le passage du contrôle de sûreté ?
- Retirez votre veste ou votre manteau.
- Présentez à part :
- Tous vos grands appareils électriques : ordinateur portable, gros appareil photo numérique, lecteur DVD…
- Votre sac plastique transparent contenant vos flacons et tubes.
- Vos médicaments accompagnés d’une ordonnance ou d’une attestation.
- Vos aliments liquides pour bébé.
- Vos achats réalisés dans les boutiques des aéroports qui auront dû être mis sous sac plastique scellé par votre vendeur. Attention : toutes les boutiques ne proposeront pas ce sac. Renseignez-vous avant de faire vos achats ! Les achats de liquides réalisés après le contrôle de sûreté s’effectuent librement sous réserve des limitations douanières. Attention cependant aux correspondances : renseignez-vous avant tout achat.
Vêtements
Le choix vestimentaire pour les climats froids demeure très personnel. Il dépend de votre adaptabilité et de votre sensibilité au froid. Pour votre confort et sécurité, évitez d’être mouillé (que ce soit par la transpiration, la pluie, des bottes inadaptées ou des embruns). Apportez des vêtements protégeant de l’eau et du vent. Evitez les vêtements trop serrés qui ne laissent plus de place pour l’air : l’air est un très bon isolant thermique. La laine, la soie et quelques nouvelles fibres synthétiques comme la fibre polaire retiennent mieux la chaleur que le coton.
Le secret pour rester bien couvert est le "principe des 3 couches". Autrement dit, il vaut mieux porter plusieurs couches légères qu’une seule importante : vous pouvez enlever une de ces couches si vous avez trop chaud ou en remettre une si vous avez froid.
La couche la plus importante est l’externe, qui doit être résistante à l’eau et au vent car un petit vent de 6 km/h peut entraîner une déperdition de chaleur huit fois plus importante que sans vent ! Un dicton habituel dans l’Arctique : " Il n’y a rien d’aussi mauvais que le mauvais temps, sauf d’être mal habillé !". La chaleur corporelle est plus facilement perdue par les parties du corps qui ont beaucoup de surface mais peu de masse : les extrémités. Gardez-les à la chaleur et au sec. Pour les mains, les moufles sont préférables aux gants.
Si le reste de votre corps est couvert, vous pouvez néanmoins perdre 90% de la chaleur par la tête. Assurez-vous de porter un bonnet, un passe-montagne ou une cagoule. Ils peuvent être abaissés afin de protéger vos oreilles, le front, le cou et le menton. Le cou a également besoin de protection par une écharpe.
Lorsque vous préparez votre sac, n’emportez pas trop de vêtements ou d’équipements. Sélectionnez ce qui est essentiel pour votre voyage, incluant :
- Un pantalon chaud. Un pantalon de ski ou un pantalon robuste sera porté entre vos sous-vêtements et le pantalon imperméable. Une paire de jeans et un pantalon de velours conviennent bien pour des excursions ou pour porter à bord du bateau.
- Un pantalon imperméable est essentiel pour votre confort : il garde vos sous-vêtements secs et chauds. Le Gore-tex et les tissus similaires sont résistants à l’eau et respirants.
- Sous-vêtements : la soie ou le polypropylène sont fortement recommandés, ils vous gardent au chaud sans surpoids. Des sweat-shirts en polaire de poids moyen sont recommandés.
- Moufles et gants. Garder ses mains au chaud et au sec est important. Des gants fins en polypropylène peuvent être portés sous des moufles. Vous pouvez donc retirer les moufles lorsque vous prenez des photos et être toujours protégé du froid.
- Un bonnet chaud et une écharpe protègent les oreilles.
- Des chaussettes robustes, de grandes chaussettes en laine sur une paire plus fine en soie, polypropylène ou coton/laine permettent l’isolation des pieds. Apportez plusieurs paires, sachant que vous aurez inévitablement les pieds mouillés par la transpiration ou si vous mettez malencontreusement un pied dans l’eau.
- Une paire de bottes en caoutchouc complètement étanche, rigide et antidérapante est essentielle pour les accostages, obligatoire. Vous pouvez descendre du bateau pneumatique dans des endroits où il y a jusqu’à plusieurs centimètres d’eau glacée. Les bottes doivent couvrir le mollet (botte de chasse, de pêche recommandées). Elles peuvent être fournies à bord.
- Une paire de chaussures de randonnée ou de marche. Les balades se faisant principalement sur du terrain inégal, très souvent rocailleux et/ou spongieux. N’apportez pas de chaussures trop lourdes.
- La veste imperméable doit être munie d’une capuche et résister à l’eau. Le Gore-tex ou les vestes de marin sont idéales bien qu’il soit possible de trouver des tenues étanches moins chères. La veste étanche est la couche de vêtements la plus importante.
Equipement
- Pensez à des lunettes de soleil de bonne qualité. Notez que la réverbération sur l’eau et la neige/glace peut pénétrer même si le ciel est couvert.
- Un petit sac à dos pour débarquer les mains libres ainsi qu’une paire de jumelles pour les observations sont essentiels.
- Le bateau est équipé de prise électrique européenne. Le courant électrique à bord du bateau est de 220 volts / 50 Hertz.
- Des boules Quiès peuvent être utiles si vous partagez votre cabine avec un ronfleur.
- Pensez à prendre une paire de sandales en caoutchouc si vous utilisez les douches collectives ou le sauna.
Formalité
Passeport
Carte nationale d’identité ou passeport en cours de validité pour les citoyens français (pour les autres nationalités se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade).
Si vous voyagez avec vos enfants sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir une carte d'identité individuelle ou un passeport individuel. Toutefois, si l’enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu’au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel. En revanche, s´il voyage seul avec une simple carte d´identité, il devra également être muni d'une autorisation de sortie du territoire, que les Parisiens pourront obtenir auprès de la préfecture de police ou de l´antenne de police administrative de l´arrondissement de résidence ; en province, on s´adressera à la mairie dont dépend son domicile.
Visa
Pas de visa pour les ressortissants français (pour les autres nationalités se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade).
Formalités spécifiques
Vous devez vous munir d’une carte d’identité ou d’un Passeport en cours de validité pour les ressortissants de l'UE.
Santé
Vaccins obligatoires
Il n´y a pas de vaccination obligatoire.
Vaccins conseillés
Comme toujours et partout il est important d´être protégé contre:
– diphtérie, tétanos, poliomyélite, mais aussi rougeole et coqueluche
– hépatites A et B
Autres risques
Si, comme dans tous les pays d'Europe, le voyageur n'est pas exposé aux risques sanitaires "exotiques", les risques comportementaux ou environnementaux peuvent être les mêmes qu'ailleurs .
Infos pratiques
Les infrastructures sanitaires sont, bien sûr, satisfaisantes partout, mais le coût des soins dans certaines structures privées nécessite de vérifier toutes les clauses du contrat d´assurance–assistance souscrit avant le départ.
Climat et Informations régionales
Climat
Le Spitzberg connaît un été d'une faible amplitude thermique et les différences sont peu prononcées. Du fait de l’absence de nuit, la température est assez stable. Sur la côte ouest, partie la plus douce, la moyenne est d’environ 5°C avec des valeurs variant entre 1°C et 10°C. Le maximum enregistré est de 17°C. Il est courant d’observer de courtes périodes de gel en fin d’été.
Les précipitations sont peu abondantes, environ 400 mm par an sur la côte ouest et un peu moins à l’intérieur ou sur la partie orientale. La saison la plus humide est l’automne. Avec ces valeurs pourtant basses par rapport aux pays tempérés, le Svalbard est une des régions arctiques les plus humides.
En raison de la latitude du Svalbard, l’alternance jour/nuit n’est pas la même que sous nos latitudes. En été, le soleil est en permanence au-dessus de l’horizon alors qu’en hiver la nuit est continuelle. Le passage du jour à la nuit est d’autant plus rapide que la latitude est élevée. Le tableau ci-après donne les dates clés pour la latitude de Longyearbyen (78°) et au nord du Spitzberg (80°).
Lat Soleil perm. Absence Soleil Clarté perm. Obscurité perm
78° 21/04 - 21/08 28/10 - 14/02 03/04 - 08/09 13/11 - 29/01
80° 15/04 - 27/08 22/10 - 20/02 31/03 - 11/09 05/11 - 06/02
Les glaces
60% de l’archipel sont recouvert de glaciers. Les plus grandes calottes polaires se trouvent dans le nord-est, particulièrement sur Nordaustlandet. Alors que l’île la plus au nord (Kvitøya) est presque totalement recouverte de glace, la plus au sud (Bjørnøya) est dépourvue de glaciers. Les régions les moins glacées du Spitzberg sont le Nordenskiöld Land (près de Longyearbyen) et Andrée Land au nord. Ce sont les zones au climat plus continental, c’est-à-dire moins humide et plus ensoleillé.
Depuis le XIXe siècle, la plupart des glaciers ont nettement reculé. De grandes moraines marquent leur extension maximale nettement au-delà de leur front actuel. En général, ces variations sont de bons indices du climat. Mais au Svalbard, les glaciers ne se comportent pas de façon normale. Ils peuvent brusquement avancer de plusieurs kilomètres à raison de 30 à 40m par jour, puis se stabiliser et rester immobiles pendant des années. Ce phénomène qui reste mal connu et difficilement expliqué s’appelle "surge". Dans un passé plus récent les glaciers ont pour la plupart maigri et reculé. Cette fonte des glaces s’est considérablement accélérée depuis plusieurs décennies. De ce fait, les cartes ne situent pas le front au niveau actuel. Leur position est donc à prendre avec une certaine réserve.
Les glaciers se terminant dans la mer vêlent régulièrement des blocs de glace. Ces icebergs à la dérive sont beaucoup plus petits que ceux que l’on rencontre au Groenland ou en Antarctique
La banquise a une extension maximale en avril. En moyenne, l’ensemble de l’archipel, excepté Bjørnøya au sud (l’île aux Ours), est bloqué par la glace en fin d’hiver. Sur la côte ouest, seule une faible largeur (environ 50 km) est recouverte mais le nord-ouest est souvent dégagé, même en hiver. En août et septembre, la banquise est à son extension minimale.
Les conditions sont variables d’une année sur l’autre et d’une période à l’autre. Ces variations sont imprévisibles. Il suffit d’un coup de vent pour chasser la glace au large ou au contraire bloquer une partie de la côte.
La flore
En raison du sous-sol gelé en permanence, l’eau ne peut s’infiltrer, ce qui donne un sol marécageux dans les zones planes. La saison de dégel ne dure que 6 à 10 semaines. Dans ces conditions aucun arbre, au sens où nous le connaissons, ne pousse. Mais les arbres se sont adaptés au climat. Le saule arctique et le bouleau nain ne mesurent que quelques centimètres de hauteur, de même que l’ensemble de la végétation qui reste au ras du sol pour se protéger du vent et profiter au maximum des rayons du soleil. Les zones les plus prisées par la végétation sont les éboulis aux pieds des falaises où nichent les oiseaux. Les déjections y apportent de la matière nutritive favorable au développement des mousses et des lichens. C’est un signe repérable pour localiser les colonies. La région centrale du Spitzberg représente à elle seule 75% des 170 espèces présentes. Il est interdit de prélever, cueillir ou détruire toute végétation. De plus il faut se déplacer sur cette végétation fragile avec beaucoup de précaution car elle met de nombreuses années à pousser.
La faune
Il y a seulement trois mammifères originaires du Svalbard : le renard arctique, le renne du Svalbard et l’ours polaire. Le renard se trouve partout au Svalbard. Le renne, bien représenté à l’origine, a été chassé massivement jusqu’en 1920. En 1925 une protection totale a été décidée.
L’ours a pour territoire la glace mouvante mais on le rencontre souvent sur la terre ferme en hiver. Nous aurons sans doute la chance de le croiser sur la côte est et les îles du Spitzberg. "Kong Karls Land" est la zone la plus connue où une réserve naturelle a été créée dès 1939. La chasse fut réglementée en 1970 puis totalement interdite en 1976. Il y a de nombreux ours blancs sur tout l’archipel mais surtout le long des côtes orientales et septentrionales. L’ours est un animal curieux attiré par la nourriture. Un ours affamé peut être agressif et dangereux pour les êtres humains. Soyez donc circonspect lors de vos randonnées pédestres et une arme est obligatoire. Le gouverneur doit être prévenu aussi tôt que possible lorsqu’un ours a été abattu. La peau et la carcasse appartiennent alors à l’Etat norvégien.
En mer, le mammifère que l’on rencontre le plus souvent est le phoque annelé (son nom vient des dessins en forme d’anneaux qu’il porte sur le dos), appelé aussi phoque marbré. On rencontre aussi le phoque barbu, beaucoup plus grand (200 à 300 kg pour près de 3m de long). Etant peu chassé, il n’est pas très sauvage et se laisse facilement approcher. Le morse avait presque disparu en 1952 lorsque fut décidée sa protection. On en rencontre maintenant assez facilement, spécialement dans le nord et autour de l’île de Moffen où ils viennent s’y reposer très souvent.
Les oiseaux sont particulièrement nombreux en quantité et en variété. Le seul qui réside toute l’année au Svalbard est le lagopède. A l’approche de l’été, des milliers, voire des millions, d’oiseaux viennent nicher. On peut citer : le guillemot de Brünnich et le guillemot à miroir, le mergule nain, le macareux moine, la mouette tridactyle, le goéland sénateur, la sterne arctique (l’oiseau qui fait la plus grande migration puisqu’on le retrouve en Antarctique), le labbe parasite, le pétrel fulmar, l’eider à duvet, la bernache nonnette, l’oie à bec court, le bruant des neiges, le plongeon catmarin, le bécasseau violet, le phalarope à bec étroit...
Pour notre bonheur, les moustiques n’ont pas envahi le Svalbard.
Les cétacés ont presque disparu, massacrés par les chasseurs baleiniers du XVIIe siècle. Néanmoins on peut toujours observer des groupes de bélougas le long des côtes et au fond des fjords. De temps en temps une (ou un petit groupe) baleine peut être identifiée autour de l’archipel.
Climat
Les Pays-Bas ont un climat maritime tempéré : les hivers y sont relativement doux, les étés plutôt frais. Ce pays est contraint à pas mal de vent et les précipitations sont assez fréquentes. La température moyenne est de 3°C en janvier et de 18°C en juillet.
Géographie
Les Pays-Bas ont quelques centaines de kilomètres de côtes le long desquelles s’étendent des plages de sable fin et où sont implantés de nombreux villages et petites villes au charme caractéristique. Dans l’intérieur des terres, on trouve de nombreux lacs, étangs, rivières et canaux. Les multiples ponts, digues, moulins à vents et stations de pompage confèrent au paysage néerlandais son aspect si particulier. Les travaux du Delta illustrent la lutte séculaire des Néerlandais contre les eaux. Le barrage antitempêtes dans le Nieuwe Waterweg, inauguré en 1997, est constitué de deux immenses portes en arc de cercle qui peuvent fermer le chenal de 360 mètres de large en cas de marée de tempête, protégeant ainsi un million de personnes, dans la région de Rotterdam, de tout danger d’inondation, tout en préservant l’environnement. Une bonne partie du territoire des Pays-Bas est située au-dessous du niveau de la mer : les "basses terres" se composent en majeure partie de polders, c’est-à-dire de terres entourées de digues où le niveau des eaux souterraines est régulé artificiellement. Dès le XVIème siècle, des lacs entiers furent ainsi asséchés, à l’aide de moulins à vent ; aujourd’hui les stations de pompage ont pris le relais.
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Bibliographie
"Spitzberg, l’archipel du Svalbard", Gérard Bodineau. Paris, GNGL 2011.
"Sur les traces de l’ours polaire", Rémy Marion. Paris, 1999, Nanouk Communication.
"Faune et Flore du Grand Nord", Nathalie Thibault. Paris, 1999, DMI édition.