Groupe :
De 2 à 15 participants.
Hébergement
3 nuits en auberge ou hôtel (avec supplément).
Auberges : 2 auberges proposent des chambres confortables à usage simple, double ou dortoir (4 lits). La literie est fournie, il y a un lavabo dans la chambre, mais les toilettes et douche sont dans le couloir. Une cuisine est en libre service pour faire ses repas, un salon est disponible pour se détendre, lire etc... Le petit déjeuner sous forme de buffet est servi chaque matin entre 8h et 10h.
Deux hôtels offrent des chambres à usage single et double, des studios (avec kitchenettes). L'un est situé en plein centre de Longyearbyen et propose internet, salles de réunion, sauna et dispose d'un restaurant et d'une brasserie. Le second hôtel, un des plus anciens bâtiments de la ville, possède également un restaurant et a un certain charme.
Nourriture
Petit déjeuner inclus. Les autres repas pourront être pris à l'hôtel ou dans des restaurants au centre ville.
Encadrement
Accompagnateur norvégien anglophone pour les activités.
Moyens d'accès
Vols réguliers SAS
Informations pratiques
Activités en option (Prix à confirmer à la réservation):
> Safari motoneige à Barentsburg (de mi mars à mi mai)
Après s’être équipé, vous recevrez quelques instructions avant de partir en direction de Toladen puis de continuer vers l’ouest pour atteindre Barentsburg. Le voyage nous amène ensuite à Colesdalen et le long de la côte par Kapp Laila et Kapp Heer avant d’arriver dans un pittoresque village russe. Nous rejoindrons par la suite Skiferdalen puis traverserons Grondalen avant de revenir vers Gronfjorden et Barentsburg. Au programme, visite guidée de la ville et repas au restaurant "The Russian Kitchen". Si le temps le permet, nous prendrons au retour une route différente pour rejoindre Longyearbyen.
Durée approximative : entre 7 et 9 heures.
Minimum 2 motoneiges, maximum 10 personnes
Prix à partir de : 300 € (solo) en semaine, 180 € (passager) en semaine. Départs quotidiens à 8h30.
> Safari motoneige sur la côte est (de mi mars à mai)
Après avoir reçu quelques instructions et un équipement adapté, nous quittons Longyearbyen pour longer la côte est du Spitzberg. La balade vous emmène à travers des plaines enneigées et des vallées étroites.
Plusieurs arrêts sont programmés afin d’admirer la beauté du paysage, d’être informé sur l’histoire locale ou tout simplement de couper les moteurs des motoneiges afin d’apprécier le silence sauvage de la blancheur environnante.
Après quelques heures, nous arrivons à Storfjorden qui est souvent recouvert de glace. Un peu plus loin, nous pouvons apercevoir une partie d’Edgeoya. Aurons-nous le plaisir de voir le roi de l’Arctique se balader sur la glace ? Si l’on en a la possibilité, nous prenons une route différente pour revenir, sur d’autres glaciers et à travers d’autres vallées.
Durée approximative : entre 8 et 10 heures.
Minimum 2 motoneiges, maximum 10 personnes
Départs quotidiens (sauf le dimanche)
Prix à partir de : 380 € (solo) en semaine, 210 € (passager) en semaine.
Accueil et départ à votre hôtel à 08h15
> Safari Motoneige pendant la Nuit Polaire (de la tombée de la neige au 14 février)
Balade dans les alentours de Longyearbyen.
Expérience inoubliable sous le ciel étoilé de la nuit polaire. Si la météo le permet vous pourrez admirez le magnifique phénomène des aurores boréales. Durant la promenade vous pourrez également découvrir la faune en pleine activité.
Un arrêt est programmé afin de partager ses impressions autour d'une boisson chaude.
En février, la balade inclut un arrêt à Bolterdalen au refuge et au chenil.
Durée approximative : 4 heures
Minimum 2 motoneiges
Départs quotidiens à 11h
Prix : 210 € (solo) en semaine, 130 € (passager) en semaine, 240 € (solo) week-end, 140 € (passager) le week-end
> Balade en motoneige à Pyramiden (de mars à avril)
Joignez vous à un safari motoneige pour aller visiter l’ancienne ville russe minière Pyramiden située dans Billefjorden. Pyramiden, ville abandonnée depuis 1998, a été la ville la plus peuplée du Svalbard avec ses 1500 habitants. Les bâtiments et infrastructures sur place sont encore bien conservés. Nous passons Templefjellet, une magnifique montagne, puis le glacier de Nordenskiold.
Un repas sera servi en extérieur à Pyramiden. En route au retour, vous vous arrêtez sur le voilier hollandais Noorderlicht, pris dans les glaces. Cakes et boissons chaude seront alors servis à bord.
Durée approximative : entre 8 et 10 heures.
Minimum 2 motoneiges, maximum 10 personnes
Départs le mardi uniquement.
Prix à partir de : 400 € (solo), 180 € (passager).
Accueil et départ à votre hôtel à 08h
> Dans les entrailles du glacier (de janvier à mai)
Une descente dans les entrailles du glacier situé non loin de Longyearbyen équipé d'une lampe frontale, vous pourrez explorer les couloirs de glace formés par la glace fondue pendant l'été et verrez des formations incroyables de glace et de pierre. Cette excursion n'est pas conseillée aux personnes claustrophobes.
Durée : 3 heures
Minimum 4 personnes, maximum 12 personnes
Départs quotidiens à 10h
Prix à partir de 105 €
Age minimum : 10 ans
> Tour de ville guidé
Une visite de Longyearbyen en minibus ou voiture avec un guide local.
Départs quotidiens à 16h
Durée : 2 heures
Prix à partir de 35 €
Transport aérien
vol régulier.
Équipement
Bagages
Vous devez conditionner l’ensemble de vos affaires en 2 sacs : 1 sac à dos et 1 grand sac de voyage souple.
1 - Le sac à dos :
Sac à dos de randonnée d’une capacité de 35 litres environ, il vous sera utile pour le transport de vos affaires personnelles durant la journée.
Il vous servira aussi en tant que bagage à main lors de vos déplacements pour toutes vos affaires fragiles (appareil photo…), de valeur (lorsque votre hébergement ne dispose pas de coffre-fort) et pour vos éventuels médicaments.
Il sera en cabine lors des transports aériens. Généralement, le poids des bagages cabine est limité à 10 kg par personne.
2 - Le grand sac de voyage souple :
Il doit contenir le reste de vos affaires. Vous recevrez avant votre départ des étiquettes bagages, qui vous permettront d’identifier vos bagages avec vos nom et adresse, et faciliteront le regroupement des sacs aux arrivées à l’aéroport.
Il sera en soute lors des transports aériens. Le poids des bagages en soute vous sera indiqué sur votre convocation ou billet.
Nos recommandations si vous prenez l’avion :
Enregistrez en bagage en soute le maximum de choses et ne conservez dans votre bagage à main que ce qui est absolument indispensable à votre voyage.
Equipez-vous pour l'avion de votre tenue de randonnée, et de vos affaires de première nécessité (en cas de problème d'acheminement de vos bagages).
Merci de noter que les contrôles de sécurité sont devenus très stricts aux aéroports : mettez les couteaux, ciseaux, limes à ongles et piles de rechange dans votre sac de soute.
Quels sont les produits liquides interdits en cabine ?
Les liquides, aérosols, gels et substances pâteuses : eau minérale, parfums, boissons, lotions, crèmes, gels douche, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorants… sauf s’ils sont rangés dans un sac en plastique transparent fermé, d’un format d’environ 20 cm x 20 cm (type sachet de congélation) et qu’ils sont conditionnés dans des flacons ou tubes de 100 ml maximum chacun. Un sachet peut contenir plusieurs tubes, flacons,…
Quelles sont les exceptions autorisées en cabine?
- Les médicaments liquides (insuline, sirops…) : vous pouvez les emporter en cabine à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation ou une ordonnance à votre nom. Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gélules).
- Les aliments liquides pour bébés : il n’y a pas de restriction sur ces produits. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments !
Comment se fait le passage du contrôle de sûreté ?
- Retirez votre veste ou votre manteau.
- Présentez à part :
- Tous vos grands appareils électriques : ordinateur portable, gros appareil photo numérique, lecteur DVD…
- Votre sac plastique transparent contenant vos flacons et tubes.
- Vos médicaments accompagnés d’une ordonnance ou d’une attestation.
- Vos aliments liquides pour bébé.
- Vos achats réalisés dans les boutiques des aéroports qui auront dû être mis sous sac plastique scellé par votre vendeur. Attention : toutes les boutiques ne proposeront pas ce sac. Renseignez-vous avant de faire vos achats ! Les achats de liquides réalisés après le contrôle de sûreté s’effectuent librement sous réserve des limitations douanières. Attention cependant aux correspondances : renseignez-vous avant tout achat.
Vêtements
Vêtements pour la journée :
Prévoyez ce que l’on appelle le “système trois couches” :
- une à même la peau de style Thermolactyl, Damart, Lifa... (surtout pas de coton). Un deuxième jeu n’est pas superflu. Bien que vous ne pourrez pas vous changer tous les jours, se changer au moins une fois peut être très agréable.
- une deuxième de style fourrure polaire ou pull (en prévoir au moins 2 pour le haut et 1 pour le bas)
- une troisième couche en tissu style Gore-tex faisant office de coupe vent (non doublée pour éviter la condensation et avec une capuche intégrée).
Pour la tête : bonnet ou casquette fourrée ou cagoule, écharpe
Pour les yeux : lunettes de glacier et masque . Pour les porteurs de lunettes de vue, il existe des masques spéciaux.
Pour le visage : un masque de protection (masque de surf de neige en néoprène ou une cagoule de motard), crème solaire haute protection et stick lèvres le tout sans addition d’eau car ces produits gèleront s'il y a présence d’eau.
Pour les mains : une paire de sous-gants, une paire de gants (évitez les gants de ski alpin ayant plusieurs matériaux cousus entre eux préférez des gants en fourrure polaire simple couche), une paire de moufles fourrées et une paire de surmoufles. N’oubliez pas que ce sont les extrémités qui se refroidissent le plus vite.
Pour les pieds : prévoyez deux ou trois paires de chaussettes en laine ou en bouclette (attention les chaussettes s'usent vite dans les bottes Sorel), des sous- chaussettes.
Formalité
Passeport
Passeport ou carte d’identité en cours de validité pour les ressortissants de l’Union Européenne. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade de Norvège.
Si vous voyagez avec vos enfants sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir une carte d'identité individuelle ou un passeport individuel. Toutefois, si l’enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu’au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel. En revanche, s´il voyage seul avec une simple carte d´identité, il devra également être muni d'une autorisation de sortie du territoire, que les Parisiens pourront obtenir auprès de la préfecture de police ou de l´antenne de police administrative de l´arrondissement de résidence ; en province, on s´adressera à la mairie dont dépend son domicile.
Si l’enfant, voyageant avec une carte d’identité, est accompagné d’un parent portant un autre nom que le sien, il devra être muni d’une autorisation de sortie du territoire ou d’un document (livret de famille) prouvant la filiation.
Visa
Pas de visa pour les ressortissants de l’Union Européenne. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade de Norvège.
Santé
Vaccins obligatoires
Aucune vaccination obligatoire.
Vaccins conseillés
Comme partout, il est important d'être immunisé contre :
- diphtérie ;
- tétanos (complication possible de gelures graves) ;
- poliomyélite ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage) ;
- hépatite B (maladie sexuellement transmissible) ;
- hépatite A (maladie transmise par l'alimentation) ;
- éventuellement contre la rage, pour des séjours plus longs et rustiques que les voyages touristiques ordinaires.
Autres risques
Ils sont, bien sûr, très différents en fonction des conditions du voyage (durée, hébergement, déplacement) et peuvent être dus : à la région elle-même ; aux conditions climatiques parfois extrêmes ; aux moyens de déplacement utilisés sur place.
La région.
Si, l’hiver, la circulation des microbes et des virus se fait plus difficilement que dans les zones tempérées ou chaudes, l’été, leur transmission d'homme à homme, de l'animal à l'homme ou des aliments à l'homme est un risque non négligeable. Risque, en particulier, de toxi-infections alimentaires dues aux viandes de chasse, aux aliments contaminés par des déjections d'animaux sauvages ou par leur mauvaise conservation à bord des bateaux de croisières.
Les conditions climatiques.
L'extrême rigueur des hivers péri-polaires représente un risque lors de raids à ski, en raquettes, en traîneau ou à motoneige, plus que lors de confortables croisières.
Une bonne information avant le voyage, permettra d'éviter les gelures graves.
En cas d'onglée ou d'engourdissement, il faut :
- boire abondamment,
- réchauffer,
- ne pas fumer,
- ne pas ôter les chaussures (risque de ne pas pouvoir les remettre si le raid n'est pas terminé).
En cas de lésions plus avancées (douleur, doigt « mort », œdème, nécrose), l’évacuation vers un centre spécialisé est une urgence.
Moyens de déplacement.
Les voyages dans les régions polaires se font souvent en bateau de croisière. Les risques, liés surtout au confinement en espace clos, sont (quelle que soit la latitude) de toutes les affections contagieuses, respiratoires, alimentaires…
Il y a en général, et bien que la législation maritime soit floue à ce sujet, un médecin à bord (dont les consultations ne sont pas comprises dans le prix du voyage). Il est important de se faire préciser tout cela avant le départ.
Infos pratiques
Climat et Informations régionales
"Ile enveloppée dans les brumes de l’histoire, le Spitzberg conserve aujourd’hui un pouvoir de fascination qui en fait l’un des plus hauts lieux de l’aventure polaire.
Ce que l’on vient chercher de nos jours en se hissant tout en haut de la planète est difficilement explicable. C’est un sentiment de liberté qui émane de la pierre, de la glace, de l’espace, un sentiment exalté par l’arrivée de l’été arctique aux lumières magiques.
Lorsque les éléments s’entrechoquent, le soleil ouvre des plaies grinçantes dans la banquise, et du froid, du silence, de la solitude surgit tout d’un coup la mer, l’oiseau, la vie. Splendeur et rudesse de paysages à couper le souffle, ou poésie tendre d’un renardeau se roulant dans les fleurs sauvages au pied d’un glacier, rien ici n’entrave l’imagination fantastique d’une nature livrée à elle-même."
Emmanuel Hussenet, accompagnateur à Grand Nord, auteur de Spitzberg, Visions d’un baladin des glaces (album photographique, Transboréal) et de Maelström (récit, chez le même éditeur).
A moins de 1000 km du Pôle Nord, le Spitzberg "l’île sur le toit du monde" est la plus grande île de l’archipel du Svalbard qui s’étend entre le 76ème et le 81ème parallèles. Un peu plus de 2000 personnes y vivent en permanence (environ deux tiers de Norvégiens et in tiers de Russes et Ukrainiens). L’extraction du charbon demeure une des activités économique de cette île même si elle n'est plus significative. Le tourisme et le commerce sont désormais les principales ressources. Les recherches scientifiques sont également très importantes sur le sol du Svalbard. Grand comme la Belgique cette île paraît désolée, tantôt creusé par des glaciers de plusieurs kilomètres de large se jetant dans les fjords sans fin, tantôt recouvert d’une immensité de glace (inlandsis) d’où émergent des sommets aux formes sombres. Mais en regardant de plus près ce paysage à la fois féerique et impressionnant, on s’aperçoit qu’il recèle une vie intense, qui survit en hiver et explose l’été venu.
CLIMAT
L’été, les différences sont moins prononcées et, du fait de l’absence de nuit, la température y est assez stable.
Sur la côte ouest, partie la plus douce, la moyenne est d’environ 5°C avec des valeurs variant entre 1 et 10°C. Le maximum enregistré est de 17°C. Il est courant d’observer des périodes de dégel au plus creux de l’hiver, tout comme de courtes périodes de regel en plein été.
Dans les régions centrales du Spitzberg, le climat est plus "continental" avec des variations encore plus importantes.
A l’aéroport de Longyearbyen (ouvert en 1975) le minimum absolu est de –46°C et le maximum de 21°C. Un record de –49,2°C aurait été relevé près de Barentsburg en 1917, époque plus froide que le début de notre siècle.
Les précipitations sont peu abondantes, environ 400 mm par an sur la côte ouest et un peu moins à l’intérieur. La saison la plus humide est l’automne. Mais on ne peut pas dire qu’il ne pleut jamais au Spitzberg. Vous pouvez être amené à essuyer une tempête durant votre séjour. Avec ces valeurs pourtant basses par rapport aux pays tempérés, le Svalbard est une des régions arctiques les plus humides.
En raison de la latitude du Svalbard, l’alternance jour/nuit n’est pas la même qu’à nos latitudes. En été le soleil est en permanence au-dessus de l’horizon alors qu’en hiver la nuit est continuelle. Le passage du jour à la nuit est rapide et d’autant plus que la latitude est élevée.
LES GLACES
60% de l’archipel est recouvert de glaciers. Les plus grandes calottes polaires se trouvent dans le Nord-Est et particulièrement sur Nordaustlandet. Alors que l’île la plus au nord (Kvitoya) est presque totalement recouverte de glace, la plus au sud (Bjornoya) est dépourvue de glaciers. Les régions les moins englacées sur Spitzberg sont le Nordenskjöld Land (près de Longyearbyen) et Andrée Land au nord. Ces zones ont un climat plus "continental", moins humide et plus ensoleillé.
Depuis le XIXe siècle, la plupart des glaciers ont nettement reculés. De grandes moraines marquent leur extension maximale nettement au-delà de leur front actuel. En général, ces variations sont de bons indices du climat, mais au Svalbard, les glaciers ne se comportent pas de façon normale. Ils peuvent brusquement avancer de plusieurs kilomètres à raison de 30 à 40m par jour, puis se stabiliser et rester immobiles pendant des années. Ce phénomène, qui reste mal connu et encore moins bien expliqué, s’appelle "surge". Dans un passé plus récent, les glaciers ont pour la plupart reculés, ce qui a pour effet que les cartes ne situent pas le front au niveau actuel. Leur position est donc à prendre avec un certain scepticisme.
Les glaciers se terminant dans la mer génèrent de petits icebergs. Ils sont beaucoup plus petits au Svalbard que ceux que l’on rencontre au Groenland ou en Antarctique, mais peuvent quand même poser des problèmes pour la navigation (accident du Maxime Gorki en 1989).
La banquise a son extension maximale en avril. En moyenne l’ensemble de l’archipel, sauf Bjornoya au sud, est pris. Sur la côte ouest, seule une faible largeur (environ 50 km) est recouverte, mais le nord-ouest est souvent dégagé, y compris en plein hiver. La côte ouest se dégage dès fin mai début juin et reste libre jusqu’à la fin de l’automne. En août, la banquise est à son extension minimale. Certaines années il est possible de faire le tour de l’archipel en bateau, mais pas tous les ans. Les conditions sont très variables d’une année à l’autre ainsi que dans la même année, d’une semaine à l’autre. Ces variations sont, en plus, imprévisibles. Il suffit d’un coup de vent pour chasser la glace au large ou a contrario bloquer une partie des côtes.
LA FAUNE
Il y a seulement trois mammifères originaires du Svalbard : le renard arctique, le renne du Svalbard et l’ours polaire.
Le renard se trouve partout au Svalbard. Les rennes, nombreux à l’origine, on été chassés massivement jusqu’en 1920. En 1925 leur protection totale a été décidée. La population a alors augmenté pour atteindre environ 10 000 têtes. L’espèce est particulière au Svalbard; elle est plus petite et se regroupe moins en troupeaux que les rennes des autres régions arctiques.
L’ours a pour territoire la glace mouvante mais on le rencontre souvent sur la terre ferme. Les régions où l’on a le plus de chance de le rencontrer sont la côte est et les îles à l’est du Spitzberg; la zone de reproduction la plus connue est "Kong Karls Land", où une réserve naturelle a été créée dès 1939. La chasse fut réglementée en 1970, puis totalement interdite en 1976. L’ours est curieux et notamment attiré par les tentes, il faut donc toujours déposer de la nourriture à une bonne distance (100m minimum) du campement.
Un ours affamé peut être agressif et dangereux pour les êtres humains. Soyez donc circonspects dans les zones où il peut y avoir des ours. L’ours blanc est complètement protégé. On peut seulement tirer en état d’autodéfense. L’arme doit être appropriée pour le gros gibier, il faut donc un calibre d’au moins 7.62. Le gouverneur doit être prévenu aussitôt que possible lorsqu’un ours a été abattu. La peau et la carcasse appartiennent alors à l’état.
Une tentative d’introduction de bœufs musqués a presque réussi. En 1926, 17 bœufs furent amenés du Groenland. Ils se sont multipliés jusqu’à 50 têtes en 1959. Ensuite, la population baissa jusqu’à disparaître. La raison de cette disparition est la concurrence avec les rennes (qui étaient presque exterminés en 1926, lors de l’introduction des bœufs musqués) et l’inadaptation est le climat trop doux qui y règne maintenant. Il est courant que le dégel vienne en hiver. La neige fond puis en regelant forme une croûte de glace. Les bœufs musqués ne peuvent pas casser cette couche dure avec leurs sabots et se trouvent ainsi privés de nourriture pendant les mois de fin d’hiver et de printemps.
En mer, le mammifère le plus commun est le phoque annelé (son nom vient des dessins en forme d’anneaux qu’il porte sur le dos). On rencontre aussi le phoque barbu, beaucoup plus grand (200 à 300 kg pour près de 3m de long). Etant peu chassé, il n’est pas très sauvage et se laisse approcher facilement. Le morse avait presque disparu en 1952 lorsque fut décidée sa protection ; l’île de Moffen, au nord, fut déclarée réserve (accès totalement interdit en été). Depuis, la population a augmentée considérablement et on peut en rencontrer pratiquement partout dans l’archipel.
Les oiseaux sont particulièrement nombreux en quantité et en variété. Le seul qui y réside toute l’année est le lagopède. A l’approche de l’été, des milliers, voire des millions d’oiseaux viennent y nicher. On peut citer : guillemot de Brünnich, guillemot et à miroir, mergule nain, macareux moine, mouette tridactyle, goéland sénateur, sterne arctique (l’oiseau qui fait la plus grande migration), labbe parasite, pétrel fulmar, eider, bernache nonnette, oie à bec court, bruant des neiges, plongeon catmarin, bécasseau violet, phalarope… Pour notre bonheur, les moustiques n’ont pas envahi le Svalbard (sauf en quelques endroits très précis où nous n’allons pas).
Les cétacés ont disparu puisqu’ils ont été massacrés au XVIIe siècle. Il y avait beaucoup de baleines du Groenland. Néanmoins le béluga est souvent observé le long des côtes des fjords.
LA FLORE
En raison du sous-sol gelé en permanence, l’eau ne peut pas s’infiltrer, ce qui donne un sol souvent gorgé d’eau, surtout sur les zones plates. La saison de dégel ne dure que de 6 à 10 semaines. Dans ces conditions aucun arbre, au sens où nous le connaissons, ne pousse. En fait, ils se sont adaptés au climat. Le saule arctique et le bouleau nain ne mesurent que quelques centimètres de hauteur, de même que l’ensemble de la végétation ; elle reste au ras du sol pour s’abriter du vent et profiter au maximum des rayons du soleil. Les zones les plus prisées par la végétation sont les éboulis aux pieds des falaises où nichent les oiseaux. Les déjections y apportent de la matière nutritive favorable au développement des mousses et des lichens. C’est un signe très repérable pour localiser les colonies. La région centrale du Spitzberg représente à elle seule 75% des 170 espèces de plantes présentes. Une réserve y a été créée et il y est interdit d’y détruire ou cueillir la végétation.
Climat
L’archipel connait une période de nuit permanente (de mi-novembre à début février, pour la latitude de Longyearbyen) et une période de jour permanent (de mi-avril à fin août, pour la même latitude). L’été (de juin à août), les variations de température sont peu importantes, avec une moyenne de 5° sur la côte ouest, qui est la partie la plus tempérée. Des pointes à 20° y ont été enregistrées. On peut toutefois avoir de courtes périodes de gel en été, comme des périodes de dégel en hiver. Pendant les froidures, les températures peuvent, exceptionnellement, descendre sous -40°. Les pluies sont peu abondantes (400 mm par an sur la côte ouest). L’automne (septembre et octobre) est la saison la plus arrosée.
Géographie
L’archipel du Svalbard, dans l’océan Arctique, s’étend du 76e au 81e parallèle, à 1 000 km environ du pôle nord. « Spitzberg » est désormais le nom de l’île principale, à l’ouest, mais désignait autrefois l’ensemble de l’archipel : « montagne pointue ». Nordaustlandet, au nord-est, Edgeoya et Barentsoya, à l’est, sont également des îles importantes. Elles sont partiellement couvertes de glaciers. L’Austfonna, sur Nordaustlandet, est la deuxième calotte glaciaire d’Europe : 8 120 km². Les glaciers couvrent environ 60% de l’ensemble. Ils sont en recul depuis le XIXe siècle, mais demeurent susceptibles d’avancées spectaculaires. De larges moraines marquent les zones de rétraction. Des fjords profonds pénètrent l’intérieur du pays (Wijdefjorden, 108 km ; Isfjorden, 107 km…). La banquise a sa pleine extension en avril, ne laissant que peu d’eaux libres ; août voit son extension minimale. La dérive nord-atlantique (courant chaud, dans le prolongement du Gulf Stream) tempère le climat arctique.
Protection des sites
L’équilibre écologique des régions que vous allez traverser est très précaire. La permanence des flux touristiques, même en groupes restreints, le perturbe d’autant plus rapidement. Dans l’intérêt de tous, chaque participant est responsable de la propreté et de l’état des lieux qu’il traverse et où il campe le cas échéant. La lutte contre la pollution doit être l’affaire de chacun. Même si vous constatez que certains sites sont déjà pollués, vous devez ramasser tous vos papiers, mouchoirs en papier, boîtes, etc...
Nous sommes engagés dans une démarche de tourisme responsable. Nous souhaitons vous faire connaître et vous associer à notre action aux côtés d'Agir pour un Tourisme Responsable (ATR). Pour plus d’infos avant de partir, vous trouverez la charte éthique du voyageur en cliquant sur le lien ci-dessous.
http://www.gngl.com/voyage/ATR-developpement-durable.aspx
Lisez également notre charte GNGL :
http://www.gngl.com/voyage/Charte-GNGL.aspx
La librairie Livres polaires
Retrouvez de nombreux ouvrages sur notre site
Livres Polaires
Bibliographie
"Spitzberg" - Guides Grand Nord, Ed. Grand Nord (160 pages – 21 €)
Il contient tous les renseignements pratiques sur les villes, les sites intéressants, les transports, la réglementation, les possibilités de logement et de ravitaillement…
On y trouve également tout ce qu’il faut savoir sur l’histoire, la géographie, le climat, la faune, la flore, les industries…
"Faune, Flore du Grand Nord" – Guides Grand Nord, Ed. Grand Nord (640 pages – 30 €)
Un guide de la vie du Grand Nord, riche et attrayant, réalisé par des passionnés du Grand Nord. La flore et la faune y sont décrites avec précision sans jamais lasser le lecteur qui trouvera là réponses à de multiples questions. Comment vivent… ou survivent des animaux parfois minuscules et que l’on ignore très souvent ? Comment se maintient et se développe une végétation variée et inattendue qui explose en quelques semaines dans une faible épaisseur de terre, que le soleil dégèle un court laps de temps au-dessus du permafrost. Une mine de renseignements de plus de 600 pages sur la faune et la flore du Grand Nord.
Tout comme le Groenland, le Spitzberg, la péninsule Antarctique et Terre de Feu, cet ouvrage fait partie des Guides Grand Nord.
Pour le recevoir, envoyez dès à présent un chèque à l’ordre de GNGL (qui ne sera encaissé qu’après l’envoi du guide).
Ces ouvrages font partie de la collection des Guides Grand Nord, une série de guides indispensables à tous ceux qui envisagent de voyager dans l’Arctique.
"Maelström - Seul aux confins du Spitzberg", Emmanuel Hussenet. Ed. Transboréal (333 pages, 21 €)
"Spitzberg – Visions d’un baladin des glaces", Emmanuel Hussenet. Ed. Transboréal (128 pages, 30 €)
Il y a aussi les romans humoristiques et documentés du Danois Bjorn Riel, sur la vie des chasseurs au début du siècle au Groenland (la vierge froide, un curé d’enfer, Safari arctique…), en poche. Excellent !
Et aussi les livres d’occasion, renseignement à l’agence !