Groupe :
De 6 à 11 participants.
Caractéristiques du circuit
Condition physique :
Le voyage est accessible à toute personne en bonne condition physique et aimant la vie en plein air, qui n’est pas dérangée par le fait de dormir dans des tentes et en sac de couchage et habituée à marcher en montagne régulièrement. Le trekking le plus long comporte 5 à 6 heures de marche réelle (avec sac à dos léger) sur un terrain facile, avec un dénivelé maximum de 600 mètres, où nous formons généralement deux groupes : l’un continuant la route et l’autre s’arrêtant à une côte intermédiaire. Les autres trekkings sont plus doux, de 3 à 5 heures, et en alternance avec des jours sans marche. Les randonnées sont faites de façon volontaire. Si des doutes subsistent sur votre capacité physique à réaliser ce voyage, n’hésitez pas à nous contacter pour en discuter.
Difficultés des randonnées :
Les randonnées sont souvent des ascensions de sommets d’une altitude assez faible (moins de 1000m, le plus souvent de 300 à 500m). Il est assez fréquent de passer dans des pierriers plus ou moins stables et/ou sur des névés et il n’y a pas de chemin. Les conditions sont comparables à un terrain de moyenne montagne en France (vers 2000 à 2500m d’altitude). D’autres randonnées sont plutôt au niveau de la mer ou sur de la toundra. Ce terrain est hélas souvent mou et spongieux (surtout en début d’été) et donc il faut des chaussures bien imperméables.
Les conditions météo :
Elles sont par nature imprévisibles, surtout sous ces hautes latitudes. Si par malchance la météo n’est pas favorable, êtes vous prêt à supporter la pluie, le vent, la neige… une semaine, deux semaines, trois semaines ? C’est une des principales difficultés mais sur ce chapitre, rassurez-vous, il fait aussi souvent très beau et quinze jours voire trois semaines de ciel bleu ne sont pas des exceptions.
MOUSTIQUES : Il n'y a presque pas de moustiques au Spitzberg.
La sécurité :
Au Spitzberg, le port du fusil est obligatoire pour l’accompagnateur. Cette sécurité ne supprime pas tous les risques. D’autre part, et suivant la densité relevé par les autorités de l’ours polaire, il vous sera demandé une participation aux tours de garde. Attention cela ne signifie pas garder et se défendre seul contre un ours, mais simplement avertir l’accompagnateur de l’éventuel présence.
La plupart de nos raids isolés sont équipés de balises de détresse de type Sarsat, qui en cas d’extrême urgence, permettent l’intervention du moyen de secours le plus approprié. Mais le délai d’intervention peut varier de quelques heures (s’il s’agit d’un hélico ou d’un avion) à plus d’un jour (s’il s’agit d’un bateau). Des téléphones satellites (Iridium) sont également emportés sur les raids isolés. Ces téléphones sont destinés à la sécurité et à l’organisation du voyage et ne peuvent pas être utilisés pour des raisons personnelles autres que les cas de force majeure.
Il ne faut jamais s’écarter du groupe sans le signaler à l’accompagnateur. Ce dernier n’est pas responsable de vos imprudences et n’oubliez pas que quelles que soient leurs conséquences, elles pénalisent l’ensemble du groupe. De plus et particulièrement au Spitzberg, il est illégal de randonner hors des zones habitées sans le port d’un fusil.
Méfiez-vous au camp des accidents "domestiques", tels brûlures ou coupures. Portez des gants lorsque vous manipulez une hache.
L’accompagnateur dispose d’une pharmacie étudiée pour être compacte et capable de répondre à des cas accidentels ou pathologiques modérés à graves. Rhumes et égratignures restent de votre compétence.
Hébergement
Sous tente.
Nourriture
D’une façon générale, nous faisons un petit-déjeuner copieux, le déjeuner est plutôt léger, il ne devrait pas interrompre la journée plus de 2 heures. Par contre, nous aurons une vaste soirée pour faire le feu (quand il y a du bois et dans les zones autorisées) et discuter des régions polaires. Le repas du soir sera donc consistant et préparé avec soin : soupe, "plat de résistance" à base de déshydratés et de lyophilisés, dessert (sans oublier l’apéritif et le digestif… que vous n’aurez certainement pas oublié d’apporter !).
Chacun doit participer aux tâches collectives et à la préparation des repas.
Encadrement
Guide GNGL, breveté d'Etat.
Moyens d'accès
pré-acheminement par avion ou par train : Pour les personnes arrivant de province, prévoir un billet d’avion ou de train modifiable : les horaires de départ/retour pouvant être changés par les compagnies aériennes sans préavis. Prévoyez une marge de sécurité suffisante de façon à être à l'heure au rendez-vous que nous vous fixons... en cas de risque de retard à ce dernier, merci de nous en aviser au plus tôt. Vous ne pourrez prétendre à aucun préjudice ou remboursement si vos billets sont non remboursables ni modifiables.
Informations pratiques
Le Svalbard se trouve sur le fuseau horaire du reste de la Norvège (identique à la France GMT +2 en été, GMT +1 en hiver).
Transport aérien
vols réguliers.
Équipement
Bagages
Nous vous recommandons de conditionner l'ensemble de vos affaires dans 2 bagages : 1 bagage cabine et 1 bagage en soute (sac souple ou valise).
A noter que les sacs souples seront plus faciles à ranger dans le coffre de votre voiture.
1 - Bagage cabine (petit sac à dos) :
Il vous permettra de garder à proximité votre appareil photo, veste anti-pluie ou polaire. Il sera en cabine lors des transports aériens. Le poids des bagages cabine est limité à entre 5 et 10 kg par personne suivant les compagnies aériennes et le type de vol.
2 - Bagage en soute :
Il doit contenir le reste de vos affaires.
Vous recevrez avant votre départ des étiquettes GNGL, qui vous permettront d’identifier vos bagages avec vos nom et adresse, et faciliteront le regroupement des sacs aux arrivées à l’aéroport.
Il sera en soute lors des transports aériens. Le poids des bagages en soute vous sera indiqué sur votre convocation ou billet.
Merci de noter que les contrôles de sécurité sont devenus très stricts aux aéroports : mettez les couteaux, ciseaux, limes à ongles et piles de rechange dans votre sac de soute.
Quels sont les produits liquides interdits en cabine ?
Les liquides, aérosols, gels et substances pâteuses : eau minérale, parfums, boissons, lotions, crèmes, gels douche, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorants… sauf s’ils sont rangés dans un sac en plastique transparent fermé, d’un format d’environ 20 cm x 20 cm (type sachet de congélation) et qu’ils sont conditionnés dans des flacons ou tubes de 100 ml maximum chacun. Un sachet peut contenir plusieurs tubes, flacons,…
Quelles sont les exceptions autorisées en cabine?
- Les médicaments liquides (insuline, sirops…) : vous pouvez les emporter en cabine à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation ou une ordonnance à votre nom. Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gélules).
- Les aliments liquides pour bébés : il n’y a pas de restriction sur ces produits. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments !
Comment se fait le passage du contrôle de sûreté ?
- Retirez votre veste ou votre manteau.
- Présentez à part :
- Tous vos grands appareils électriques : ordinateur portable, gros appareil photo numérique, lecteur DVD…
- Votre sac plastique transparent contenant vos flacons et tubes.
- Vos médicaments accompagnés d’une ordonnance ou d’une attestation.
- Vos aliments liquides pour bébé.
- Vos achats réalisés dans les boutiques des aéroports qui auront dû être mis sous sac plastique scellé par votre vendeur. Attention : toutes les boutiques ne proposeront pas ce sac. Renseignez-vous avant de faire vos achats ! Les achats de liquides réalisés après le contrôle de sûreté s’effectuent librement sous réserve des limitations douanières. Attention cependant aux correspondances : renseignez-vous avant tout achat.
Vêtements
En "très raccourci", prévoyez les mêmes vêtements que vous utiliseriez en randonnée pédestre autour du Mont-Blanc, auxquels il faut rajouter des bottes.
Vêtements :
- chaussures de randonnée, (le terrain étant assez rocheux, il faut choisir une paire de chaussures bien montantes, si possible en cuir pour l'étanchéité et la résistance). A noter que c'est un investissement que vous pourrez réutiliser en montagne ou en forêt (le modèle Bornéo de Meindel est un très bon choix).
- chaussettes, en laine bouclette pas trop épaisse
- sous-vêtements (haut et bas type Damart ou Rhovyl, l'idéal WoolPower)
- 1 ou 2 fourrures polaires ou / et pull de laine
- coupe vent imperméable haut et bas (GoreTex ou équivalent)
- pantalon chaud
- guêtres
- bonnet / chapeau de pluie, écharpe ou foulard
- lunettes de soleil, crème solaire
- gants
Même au camp, des chaussures de randonnées restent préférables à des baskets, trop fragiles et pas assez chaudes également trop glissantes sur un terrain parfois très humide et même spongieux.
Bien que le rayonnement solaire soit plutôt doux, la crème solaire est nécessaire en cas de grand soleil continu pendant plusieurs jours.
Notez que les lampes électriques sont absolument inutiles durant l’été dans les secteurs situés bien au-delà du Cercle Polaire puisque le jour y est continu tout l’été.
IMPORTANT : prenez l'avion avec vos chaussures de randonnées aux pieds, une polaire ainsi que votre veste imperméable, le minimum en cas de retard de votre bagage.
Equipement
- affaires de toilettes comme des lingettes
- une serviette de toilette pour les douches à Longyearbyen ou Ny-Ålesund
- appareil photo - jumelles
- 1 petit sac à dos pour les balades à la journée
- 1 couteau, 1 cuillère, 1 fourchette (pour les saucisses…)
- 1 gourde ou thermos d’une capacité d’un litre minimum ;
- 1 bol d’environ 50cl (avec couvercle, cela garde les aliments au chaud un peu plus longtemps !) et aussi une tasse
- La totalité des ustensiles protégé dans un torchon/serviette.
Couchage
- un sac de couchage chaud en synthétique (pour info, le duvet ne sèche pas et a tendance à condenser dans les sacs étanches). Un sac de couchage vendu -10°C est idéal pour un bon confort. Avec un sac 0°C il vous faudra souvent dormir habillé ou ajouter un sac à viande en fourrure polaire. Location de sac de couchage possible, voir en fin de fiche.
- un matelas, style mini-mousse Karrimat ou, plus confortable mais plus coûteux, un matelas autogonflant, type thermarest.
Pharmacie personnelle
- Vos médicaments habituels
- Vitamine C ou polyvitamine
- Médicaments contre la douleur : paracétamol de préférence
- Bande adhésive élastique (type Elastoplast, en 6 cm de large)
- Jeux de pansements adhésifs + compresses désinfectantes
- Double peau (SOS Ampoules de marque Spenco, disponible en magasins de sport, en pharmacie, parapharmacie...)
Pharmacie collective
Trousse de premiers secours placée sous la responsabilité de votre accompagnateur.
Matériel fourni
L'ensemble de l'équipement de camping, tente, tente mess et matériel de cuisine ainsi que bottes, matériel de sécurité, sont fournis sur place. Merci de nous retourner au plus tôt le coupon de demande de matériel ci joint si besoin est.
Formalité
Passeport
Passeport ou carte d’identité en cours de validité pour les ressortissants de l’Union Européenne. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade de Norvège.
Si vous voyagez avec vos enfants sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir une carte d'identité individuelle ou un passeport individuel. Toutefois, si l’enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu’au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel. En revanche, s´il voyage seul avec une simple carte d´identité, il devra également être muni d'une autorisation de sortie du territoire, que les Parisiens pourront obtenir auprès de la préfecture de police ou de l´antenne de police administrative de l´arrondissement de résidence ; en province, on s´adressera à la mairie dont dépend son domicile.
Si l’enfant, voyageant avec une carte d’identité, est accompagné d’un parent portant un autre nom que le sien, il devra être muni d’une autorisation de sortie du territoire ou d’un document (livret de famille) prouvant la filiation.
Visa
Pas de visa pour les ressortissants de l’Union Européenne. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade de Norvège.
Formalités spécifiques
Passeport ou carte d’identité en cours de validité pour les ressortissants de l’UE.
Santé
Vaccins obligatoires
Aucune vaccination obligatoire.
Vaccins conseillés
Comme partout, il est important d'être immunisé contre :
- diphtérie ;
- tétanos (complication possible de gelures graves) ;
- poliomyélite ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage) ;
- hépatite B (maladie sexuellement transmissible) ;
- hépatite A (maladie transmise par l'alimentation) ;
- éventuellement contre la rage, pour des séjours plus longs et rustiques que les voyages touristiques ordinaires.
Autres risques
Ils sont, bien sûr, très différents en fonction des conditions du voyage (durée, hébergement, déplacement) et peuvent être dus : à la région elle-même ; aux conditions climatiques parfois extrêmes ; aux moyens de déplacement utilisés sur place.
La région.
Si, l’hiver, la circulation des microbes et des virus se fait plus difficilement que dans les zones tempérées ou chaudes, l’été, leur transmission d'homme à homme, de l'animal à l'homme ou des aliments à l'homme est un risque non négligeable. Risque, en particulier, de toxi-infections alimentaires dues aux viandes de chasse, aux aliments contaminés par des déjections d'animaux sauvages ou par leur mauvaise conservation à bord des bateaux de croisières.
Les conditions climatiques.
L'extrême rigueur des hivers péri-polaires représente un risque lors de raids à ski, en raquettes, en traîneau ou à motoneige, plus que lors de confortables croisières.
Une bonne information avant le voyage, permettra d'éviter les gelures graves.
En cas d'onglée ou d'engourdissement, il faut :
- boire abondamment,
- réchauffer,
- ne pas fumer,
- ne pas ôter les chaussures (risque de ne pas pouvoir les remettre si le raid n'est pas terminé).
En cas de lésions plus avancées (douleur, doigt « mort », œdème, nécrose), l’évacuation vers un centre spécialisé est une urgence.
Moyens de déplacement.
Les voyages dans les régions polaires se font souvent en bateau de croisière. Les risques, liés surtout au confinement en espace clos, sont (quelle que soit la latitude) de toutes les affections contagieuses, respiratoires, alimentaires…
Il y a en général, et bien que la législation maritime soit floue à ce sujet, un médecin à bord (dont les consultations ne sont pas comprises dans le prix du voyage). Il est important de se faire préciser tout cela avant le départ.
Infos pratiques
Climat et Informations régionales
"Ile enveloppée dans les brumes de l’histoire, le Spitzberg conserve aujourd’hui un pouvoir de fascination qui en fait l’un des plus hauts lieux de l’aventure polaire.
Ce que l’on vient chercher de nos jours en se hissant tout en haut de la planète est difficilement explicable. C’est un sentiment de liberté qui émane de la pierre, de la glace, de l’espace, un sentiment exalté par l’arrivée de l’été arctique aux lumières magiques.
Lorsque les éléments s’entrechoquent, le soleil ouvre des plaies grinçantes dans la banquise, et du froid, du silence, de la solitude surgit tout d’un coup la mer, l’oiseau, la vie. Splendeur et rudesse de paysages à couper le souffle, ou poésie tendre d’un renardeau se roulant dans les fleurs sauvages au pied d’un glacier, rien ici n’entrave l’imagination fantastique d’une nature livrée à elle-même".
Emmanuel Hussenet, accompagnateur à Grand Nord, auteur de Spitzberg, Visions d’un baladin des glaces (album photographique, Transboréal) et de Maelström (récit, chez le même éditeur).
A moins de 1000 km du Pôle Nord, le Spitzberg "l’île sur le toit du monde" est la plus grande île de l’archipel du Svalbard qui s’étend entre le 76e et le 81e parallèle. Un peu plus de 2000 personnes y vivent en permanence (environ deux tiers de Norvégiens et in tiers de Russes et Ukrainiens). L’extraction du charbon demeure une des activités économique de cette île même si elle n'est plus significative. Le tourisme et le commerce sont désormais les principales ressources. Les recherches scientifiques sont également très importantes sur le sol du Svalbard. Grand comme la Belgique cette île paraît désolée, tantôt creusé par des glaciers de plusieurs kilomètres de large se jetant dans les fjords sans fin, tantôt recouvert d’une immensité de glace (inlandsis) d’où émergent des sommets aux formes sombres. Mais en regardant de plus près ce paysage à la fois féerique et impressionnant, on s’aperçoit qu’il recèle une vie intense, qui survit en hiver et explose l’été venu.
Climat :
L’été, les différences sont moins prononcées et, du fait de l’absence de nuit, la température y est assez stable.
Sur la côte ouest, partie la plus douce, la moyenne est d’environ 5°C avec des valeurs variant entre 1 et 10°C. Le maximum enregistré est de 17°C. Il est courant d’observer des périodes de dégel au plus creux de l’hiver, tout comme de courtes périodes de regel en plein été.
Dans les régions centrales du Spitzberg, le climat est plus "continental" avec des variations encore plus importantes.
A l’aéroport de Longyearbyen (ouvert en 1975) le minimum absolu est de –46°C et le maximum de 21°C. Un record de –49,2°C aurait été relevé près de Barentsburg en 1917, époque plus froide que le début de notre siècle.
Les précipitations sont peu abondantes, environ 400 mm par an sur la côte ouest et un peu moins à l’intérieur. La saison la plus humide est l’automne. Mais on ne peut pas dire qu’il ne pleut jamais au Spitzberg. Vous pouvez être amené à essuyer une tempête durant votre séjour. Avec ces valeurs pourtant basses par rapport aux pays tempérés, le Svalbard est une des régions arctiques les plus humides.
En raison de la latitude du Svalbard, l’alternance jour/nuit n’est pas la même qu’à nos latitudes. En été le soleil est en permanence au-dessus de l’horizon alors qu’en hiver la nuit est continuelle. Le passage du jour à la nuit est rapide et d’autant plus que la latitude est élevée.
Les glaces :
60% de l’archipel est recouvert de glaciers. Les plus grandes calottes polaires se trouvent dans le nord-est et particulièrement sur Nordaustlandet. Alors que l’île la plus au nord (Kvitoya) est presque totalement recouverte de glace, la plus au sud (Bjornoya) est dépourvue de glaciers. Les régions les moins englacées sur Spitzberg sont le Nordenskjöld Land (près de Longyearbyen) et Andrée Land au nord. Ces zones ont un climat plus "continental", moins humide et plus ensoleillé.
Depuis le XIXe siècle, la plupart des glaciers ont nettement reculés. De grandes moraines marquent leur extension maximale nettement au-delà de leur front actuel. En général, ces variations sont de bons indices du climat, mais au Svalbard, les glaciers ne se comportent pas de façon normale. Ils peuvent brusquement avancer de plusieurs kilomètres à raison de 30 à 40m par jour, puis se stabiliser et rester immobiles pendant des années. Ce phénomène, qui reste mal connu et encore moins bien expliqué, s’appelle "surge". Dans un passé plus récent, les glaciers ont pour la plupart reculé, ce qui a pour effet que les cartes ne situent pas le front au niveau actuel. Leur position est donc à prendre avec un certain scepticisme.
Les glaciers se terminant dans la mer génèrent de petits icebergs. Ils sont beaucoup plus petits au Svalbard que ceux que l’on rencontre au Groenland ou en Antarctique, mais peuvent quand même poser des problèmes pour la navigation (accident du Maxime Gorki en 1989).
La banquise a son extension maximale en avril. En moyenne l’ensemble de l’archipel, sauf Bjornoya au sud, est pris. Sur la côte ouest, seule une faible largeur (environ 50 km) est recouverte, mais le nord-ouest est souvent dégagé, y compris en plein hiver. La côte ouest se dégage dès fin mai début juin et reste libre jusqu’à la fin de l’automne. En août, la banquise est à son extension minimale. Certaines années il est possible de faire le tour de l’archipel en bateau, mais pas tous les ans. Les conditions sont très variables d’une année à l’autre ainsi que dans la même année, d’une semaine à l’autre. Ces variations sont, en plus, imprévisibles. Il suffit d’un coup de vent pour chasser la glace au large ou a contrario bloquer une partie des côtes.
La faune :
Il y a seulement trois mammifères originaires du Svalbard : le renard arctique, le renne du Svalbard et l’ours polaire.
Le renard se trouve partout au Svalbard. Les rennes, nombreux à l’origine, on été chassés massivement jusqu’en 1920. En 1925 leur protection totale a été décidée. La population a alors augmenté pour atteindre environ 10 000 têtes. L’espèce est particulière au Svalbard ; elle est plus petite et se regroupe moins en troupeaux que les rennes des autres régions arctiques.
L’ours a pour territoire la glace mouvante mais on le rencontre souvent sur la terre ferme. Les régions où l’on a le plus de chance de le rencontrer sont la côte est et les îles à l’est du Spitzberg ; la zone de reproduction la plus connue est "Kong Karls Land", où une réserve naturelle a été créée dès 1939. La chasse fut réglementée en 1970, puis totalement interdite en 1976. L’ours est curieux et notamment attiré par les tentes, il faut donc toujours déposer de la nourriture à une bonne distance (100m minimum) du campement.
Un ours affamé peut être agressif et dangereux pour les êtres humains. Soyez donc circonspect dans les zones où il peut y avoir des ours. L’ours blanc est complètement protégé. On peut seulement tirer en état d’autodéfense. L’arme doit être appropriée pour le gros gibier, il faut donc un calibre d’au moins 7.62. Le gouverneur doit être prévenu aussitôt que possible lorsqu’un ours a été abattu. La peau et la carcasse appartiennent alors à l’Etat.
Une tentative d’introduction de bœufs musqués a presque réussi. En 1926, 17 bœufs furent amenés du Groenland. Ils se sont multipliés jusqu’à 50 têtes en 1959. Ensuite, la population baissa jusqu’à disparaître. La raison de cette disparition est la concurrence avec les rennes (qui étaient presque exterminés en 1926, lors de l’introduction des bœufs musqués) et l’inadaptation est le climat trop doux qui y règne maintenant. Il est courant que le dégel vienne en hiver. La neige fond puis en regelant forme une croûte de glace. Les bœufs musqués ne peuvent pas casser cette couche dure avec leurs sabots et se trouvent ainsi privés de nourriture pendant les mois de fin d’hiver et de printemps.
En mer, le mammifère le plus commun est le phoque annelé (son nom vient des dessins en forme d’anneaux qu’il porte sur le dos). On rencontre aussi le phoque barbu, beaucoup plus grand (200 à 300 kg pour près de 3m de long). Etant peu chassé, il n’est pas très sauvage et se laisse approcher facilement. Le morse avait presque disparu en 1952 lorsque fut décidée sa protection ; l’île de Moffen, au nord, fut déclarée réserve (accès totalement interdit en été). Depuis, la population a augmentée considérablement et on peut en rencontrer pratiquement partout dans l’archipel.
Les oiseaux sont particulièrement nombreux en quantité et en variété. Le seul qui y réside toute l’année est le lagopède. A l’approche de l’été, des milliers, voire des millions d’oiseaux viennent y nicher. On peut citer : guillemot de Brünnich, guillemot et à miroir, mergule nain, macareux moine, mouette tridactyle, goéland sénateur, sterne arctique (l’oiseau qui fait la plus grande migration), labbe parasite, pétrel fulmar, eider, bernache nonnette, oie à bec court, bruant des neiges, plongeon catmarin, bécasseau violet, phalarope… Pour notre bonheur, les moustiques n’ont pas envahi le Svalbard (sauf en quelques endroits très précis où nous n’allons pas).
Les cétacés ont disparu puisqu’ils ont été massacrés au XVIIe siècle. Il y avait beaucoup de baleines du Groenland. Néanmoins le béluga est souvent observé le long des côtes des fjords.
La flore :
En raison du sous-sol gelé en permanence, l’eau ne peut pas s’infiltrer, ce qui donne un sol souvent gorgé d’eau, surtout sur les zones plates. La saison de dégel ne dure que de 6 à 10 semaines. Dans ces conditions aucun arbre, au sens où nous le connaissons, ne pousse. En fait, ils se sont adaptés au climat. Le saule arctique et le bouleau nain ne mesurent que quelques centimètres de hauteur, de même que l’ensemble de la végétation; elle reste au ras du sol pour s’abriter du vent et profiter au maximum des rayons du soleil. Les zones les plus prisées par la végétation sont les éboulis aux pieds des falaises où nichent les oiseaux. Les déjections y apportent de la matière nutritive favorable au développement des mousses et des lichens. C’est un signe très repérable pour localiser les colonies. La région centrale du Spitzberg représente à elle seule 75% des 170 espèces de plantes présentes. Une réserve y a été créée et il y est interdit d’y détruire ou cueillir la végétation.
Climat
L’archipel connait une période de nuit permanente (de mi-novembre à début février, pour la latitude de Longyearbyen) et une période de jour permanent (de mi-avril à fin août, pour la même latitude). L’été (de juin à août), les variations de température sont peu importantes, avec une moyenne de 5° sur la côte ouest, qui est la partie la plus tempérée. Des pointes à 20° y ont été enregistrées. On peut toutefois avoir de courtes périodes de gel en été, comme des périodes de dégel en hiver. Pendant les froidures, les températures peuvent, exceptionnellement, descendre sous -40°. Les pluies sont peu abondantes (400 mm par an sur la côte ouest). L’automne (septembre et octobre) est la saison la plus arrosée.
Géographie
L’archipel du Svalbard, dans l’océan Arctique, s’étend du 76e au 81e parallèle, à 1 000 km environ du pôle nord. « Spitzberg » est désormais le nom de l’île principale, à l’ouest, mais désignait autrefois l’ensemble de l’archipel : « montagne pointue ». Nordaustlandet, au nord-est, Edgeoya et Barentsoya, à l’est, sont également des îles importantes. Elles sont partiellement couvertes de glaciers. L’Austfonna, sur Nordaustlandet, est la deuxième calotte glaciaire d’Europe : 8 120 km². Les glaciers couvrent environ 60% de l’ensemble. Ils sont en recul depuis le XIXe siècle, mais demeurent susceptibles d’avancées spectaculaires. De larges moraines marquent les zones de rétraction. Des fjords profonds pénètrent l’intérieur du pays (Wijdefjorden, 108 km ; Isfjorden, 107 km…). La banquise a sa pleine extension en avril, ne laissant que peu d’eaux libres ; août voit son extension minimale. La dérive nord-atlantique (courant chaud, dans le prolongement du Gulf Stream) tempère le climat arctique.
Protection des sites
Protection des vestiges culturels :
Les vestiges culturels au Svalbard peuvent être divisés en 3 catégories principales : les traces laissées au XVIIe siècle par la chasse aux baleines, les restes de l’activité des chasseurs et les vestiges des premières activités industrielles au Svalbard. On trouve de même les traces des opérations de guerre sur l’archipel.
Certains vestiges sont protégés indépendamment de leur âge. Ceux-ci peuvent par exemple être des tombes ou des pierres funéraires, des inscriptions dans la pierre, des lieux de culte. D’autres vestiges sont conservés s’ils datent d’avant 1946. Ceux-ci peuvent être des constructions, des croix et des monuments commémoratifs, des engins artisanaux ou industriels…
Il est interdit d’endommager ou de soustraire des vestiges non fixes, comme par exemple des outils de chasse, des armes, des pièces de monnaie, des meubles… lorsque ceux-ci sont présumés dater d’avant l’an 1946.
D’éventuelles découvertes doivent être signalées au gouverneur.
Protection de l'environnement :
L’environnement du Svalbard est vulnérable. La vie animale et végétale s’est adaptée aux dures conditions de vie arctique. Même de petites perturbations et interventions humaines peuvent avoir de graves conséquences pour le fragile équilibre écologique. C’est pourquoi il est essentiel que les visiteurs apprennent les règles de circulation sur l’archipel et qu’ils les suivent.
Il existe 7 parcs nationaux, 3 réserves naturelles, 15 réserves d’oiseaux et 3 régions de protection des plantes. Dans les parcs nationaux et les réserves, il est interdit d’utiliser des véhicules tout terrain ou d’atterrir avec avion ou hélicoptère, sans autorisation préalable du gouverneur.
Toute circulation à l’intérieur d’une limite de 300m autour des réserves d’oiseaux est interdite.
Toute circulation au Svalbard doit se passer d’une manière telle qu’elle ne nuise pas ou ne perturbe pas l’environnement naturel. On doit surtout avoir des égards à proximité des nids.
L’équilibre écologique des régions que vous allez traverser est très précaire. La permanence des flux touristiques, même en groupes restreints, le perturbe d’autant plus rapidement. Dans l’intérêt de tous, chaque participant est responsable de la propreté et de l’état des lieux qu’il traverse et où il campe le cas échéant. La lutte contre la pollution doit être l’affaire de chacun. Même si vous constatez que certains sites sont déjà pollués, vous devez ramasser tous vos papiers, mouchoirs en papier, boîtes, etc...
Nous sommes engagés dans une démarche de tourisme responsable. Nous souhaitons vous faire connaître et vous associer à notre action aux côtés d'Agir pour un Tourisme Responsable (ATR). Pour plus d’infos avant de partir, vous trouverez la charte éthique du voyageur en cliquant sur le lien ci-dessous.
http://www.gngl.com/voyage/ATR-developpement-durable.aspx
Lisez également notre charte GNGL :
http://www.gngl.com/voyage/Charte-GNGL.aspx
La librairie Livres polaires
Retrouvez de nombreux ouvrages sur notre site
Livres Polaires
Bibliographie
"Spitzberg" - Guides Grand Nord, Ed. Grand Nord (160 pages – 21 €)
Il contient tous les renseignements pratiques sur les villes, les sites intéressants, les transports, la réglementation, les possibilités de logement et de ravitaillement…
On y trouve également tout ce qu’il faut savoir sur l’histoire, la géographie, le climat, la faune, la flore, les industries…
"Faune, Flore du Grand Nord" – Guides Grand Nord, Ed. Grand Nord (640 pages – 30 €)
Un guide de la vie du Grand Nord, riche et attrayant, réalisé par des passionnés du Grand Nord. La flore et la faune y sont décrites avec précision sans jamais lasser le lecteur qui trouvera là réponses à de multiples questions. Comment vivent… ou survivent des animaux parfois minuscules et que l’on ignore très souvent ? Comment se maintient et se développe une végétation variée et inattendue qui explose en quelques semaines dans une faible épaisseur de terre, que le soleil dégèle un court laps de temps au-dessus du permafrost. Une mine de renseignements de plus de 600 pages sur la faune et la flore du Grand Nord.
Tout comme le Groenland, le Spitzberg, la péninsule Antarctique et Terre de Feu, cet ouvrage fait partie des Guides Grand Nord.
Pour le recevoir, envoyez dès à présent un chèque à l’ordre de GNGL (qui ne sera encaissé qu’après l’envoi du guide).
Ces ouvrages font partie de la collection des Guides Grand Nord, une série de guides indispensables à tous ceux qui envisagent de voyager dans l’Arctique.
"Maelström - Seul aux confins du Spitzberg", Emmanuel Hussenet. Ed. Transboréal (333 pages, 21 €)
"Spitzberg – Visions d’un baladin des glaces", Emmanuel Hussenet. Ed. Transboréal (128 pages, 30 €)
Il y a aussi les romans humoristiques et documentés du danois Bjorn Riel, sur la vie des chasseurs au début du siècle au Groenland (la vierge froide, un curé d’enfer, Safari arctique…), en poche. Excellent !
Et aussi les livres d’occasion, renseignement à l’agence !
En vente à l’agence et dans toutes les bonnes librairies