La femme enceinte, l'enfant et le sénior en voyage
La femme enceinte, le petit enfant et le senior peuvent voyager dans des conditions voisines de celles des autres voyageurs, en excluant les conditions extrêmes de froid et d’altitude...encore que… lorsque l’on choisit d’aller dans les régions polaires…
a/ La femme enceinte
S’il s’agit d’un voyage obligatoire (déplacement professionnel, par exemple), il n’existe pas de contre-indication absolue dés lors qu’il s’agit d’une grossesse sans problème. S’il s’agit d’un voyage touristique, il est préférable de choisir une destination “facile”.
Certaines compagnies aériennes internationales n’acceptent pas à bord de passagères à partir du 8e mois de grossesse.
La période à conseiller pour voyager, se situe entre 16 et 28 semaines; on sait alors que la grossesse est normale, que le risque d’avortement spontané est passé et qu’il n’existe pas encore de risque d’accouchement prématuré.
Pendant le vol, on peut ajouter aux conseils habituels, le port de collants de contention, qui amélioreront les inévitables petits problèmes circulatoires.
Il sera utile de vérifier que le contrat d’assurance n’exclue pas le “risque” grossesse.
b/ L’enfant
A partir de quel âge un enfant peut-il voyager ? Très tôt, bien sûr, mais nous parlons ici surtout de l’intérêt et du plaisir retiré du voyage touristique par le couple enfants-parents et moins du déplacement obligatoire d’une famille dans le cas d’une expatriation professionnelle. Nous ne sommes pas convaincus du bonheur du nourrisson-voyageur, mais nous sommes convaincus des soucis de ses parents pendant le voyage.
Y a-t-il des voyages contre-indiqués pour un enfant en bonne santé ? Non sauf si le voyage en lui-même peut remettre en question cette bonne santé… et notamment les froids extrèmes.
Plus qu’un adulte, un enfant a besoin de diversité de ses pôles d’intérêt : les activités, quelles qu’elles soient, devront être interrompues par des périodes ludiques (baignades, jeux, repos.. pas toujours évident dans les régions polaires !). Il faudra donc éviter un programme «monotone », qui lasserait d’abord l’enfant puis très vite les autres participants.
Nous n’allons pas décrire ici un catalogue de prévention de tous les risques possibles, mais resterons disponibles pour des conseils ponctuels sur notre email.
Les vaccinations classiques et leurs rappels, sont, pour la plupart d'entre eux "à jour" chez les enfants scolarisés. Quant à l’opportunité d’autres vaccinations en fonction de la destination choisie, de la période du voyage ou de l’âge des enfants, nous pourrons y répondre au cas par cas. Le soleil doit être considéré comme un ennemi du petit enfant. L’exposition ne doit se faire que si l’enfant est protégé par un chapeau, un tee-shirt, des lunettes de soleil et une crème d’indice protecteur élevé.
La diarrhée qui est le symptôme le plus fréquent en voyage peut entraîner une déshydratation d’autant plus rapide et grave que l’enfant est plus jeune. La première et la plus importante des mesures curatives est la réhydratation, par solutions type SRO (sels de réhydratation orale) qui doivent être présentes dans la trousse pharmaceutique. En cas de persistance, d'une diarrhée surtout si elle est fébrile, il faudra considérer la situation comme une urgence vraie et consulter le plus rapidement possible… même constat pour toute fièvre élevée, quelle qu’en soit la cause (infection microbienne, virale ou parasitaire
Toutes ces mises en garde étant dites, comme chez les adultes, l’immense majorité des voyages avec de jeunes enfants se passe bien et ceux qui ont dépassé les craintes de la " première fois " ne rêveront que de repartir ensemble.
c/ Le sénior
C’est aujourd’hui une évidence de constater que, de nos jours, certains voyagent à un âge auquel, il y a encore quelques décennies, il était impensable que l’on puisse voyager ailleurs que “du lit au fauteuil et du fauteuil au lit”. Tant mieux, mais c’est aussi une évidence, qu’à mesure que l’âge avance les risques augmentent; non pas tant ceux liés aux affections en elles-mêmes, qu’à leurs conséquences sur un organisme, souvent moins prompt à se défendre.
Avant le départ il est capital de souscrire de “bons” contrats d’annulation, d’assistance et d’assurance.
Comme tous les voyageurs, il veillera à la validité de ses vaccinations anciennes.
Un voyageur-senior sans maladie préexistante n’aura pas à prendre de précautions plus importantes que ses cadets sauf, devoir penser à bien s’hydrater.
Par contre, celui qui est suivi pour une maladie chronique (mais cela vaut autant pour le voyageur plus jeune), devra consulter son médecin afin d’évaluer les risques encourus. Il devra être en possession d’un rapport médical suffisamment explicite (si possible rédigé en anglais, lorsqu’il n’y a pas d’accompagnement francophone) et de tous ses médicaments prévus largement et répartis, pendant le vol, entre bagages de cabine et de soute.
Son cas rejoint celui de tous les “malades” qui voyagent, indépendamment de leur âge. Nous n’en avons pas parlé, car ils relèvent de la compétence du spécialiste qui les suit. Il faut savoir, qu’aujourd’hui ils sont de plus en plus nombreux à voyager, qu’ils soient cardiaques, insuffisants respiratoires, diabétiques ou handicapés, voire cancéreux ou séropositifs au VIH sous traitements. Leur affection pourra ne pas être un obstacle au voyage, à la condition qu’ils suivent les conseils adaptés à leur cas et qu’ils connaissent, ce qui est plus souvent le cas que le voyageur en bonne santé, leurs propres limites.
Le bénéfice qu’ils pourront en retirer va, aujourd’hui, jusqu’à faire évoquer l’amélioration par le voyage de la santé de certains grands malades chroniques.