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La santé en voyage

Pendant votre séjour



Le traitement de l'eau, qui concerne des voyages aventures en particulier les treks, devra prendre en compte la taille des agents contaminants (microbiens, viraux ou parasitaires). D'abord ne pas négliger l'ébullition (plus facile en altitude) et seule efficace sur tous les agents.
■ La décantation-filtration (par un filtre à café, par exemple) est un préalable indispensable car les substances en suspension gêneraient la désinfection.
■ La désinfection par agents chimiques que ce soit Aquatabs ou Micropur, si elle a une action satisfaisante sur microbes et virus n'en a aucune sur les parasites.
■ La microfiltration (Mini Ceramic de Katadyn par exemple) trouve ses limites dans le diamètre des pores; elle ne retiendra pas les virus (0,01µm), d'où l'importance pour les voyageurs des vaccinations contre la poliomyélite et l’hépatite A.

On peut trouver dans les boutiques de "Voyageurs" tous les systèmes efficaces (filtres, pailles, gourdes, comprimés...). Les mesures de prévention sont les mêmes pour éviter une "tourista" désagréable mais bénigne qu'une diarrhée parasitaire qui pourra se révéler après le voyage.

• Traitement de la diarrhée

Si, ce qui est fréquent, on n’a pas réussi à l’éviter, cette gastro-entérite devra être traitée :
■ En n’utilisant qu’avec modération (et jamais chez le petit enfant) les médicaments dits “anti-sécrétoires” (*Imodium, *Arestal, *Tiorfan); il faut ne pas prolonger le traitement plus de 24 heures (risques de blocages intestinaux douloureux et durables).
■ En préférant un pansement intestinal (*Smecta, *Actapulgite). En y ajoutant des boissons abondantes (thé, infusions, Coca-Cola ou Pepsi-Cola, ou sels de réhydratation oral, type sachets de l'OMS), destinées à compenser les pertes liquidiennes.
■ En cas de fièvre, il faudra recourir à l’antibiotique conseillé par votre médecin avant le voyage (de la famille des quinolones).
■ La persistance d’une diarrhée après 2 ou 3 jours d’automédication doit conduire à un avis médical, d’autant plus rapidement que s’installeraient des signes plus inquiétants : fièvre élevée, douleurs abdominales violentes, selles sanglantes, signes de déshydratation. Une diarrhée survenant dans les jours, les semaines, voire les mois qui suivent le retour nécessite impérativement de consulter.

MOUSTIQUES OR NOT MOUSTIQUES
Tout d'abord, il n'y a pas que des moustiques, il y a parfois de petites mouches très voraces… C'est très variable selon les années, selon l'endroit où vous vous trouvez (il suffit parfois de se déplacer de quelques centaines de mètres pour ne plus être importunés). Il faut de toute façon ne pas dramatiser : avec de bons produits, ils deviennent la plupart du temps parfaitement supportables !
D'une façon générale, les crèmes anti-moustiques que l'on trouve en France, sont mal adaptées aux régions arctiques. On trouve généralement sur place des produits beaucoup plus efficaces; mais par sécurité, il est préférable d'en emporter un tube… Il vous permettra de patienter en attendant d'en acheter. Quant à la moustiquaire, si elle n'est pas toujours indispensable, c'est si léger qu'il vaut mieux en prendre une dans son sac à dos.
Fort heureusement, les moustiques des régions arctiques ne véhiculent aucunes maladies….et en antarctique ils sont inexistants.

c/ Les maladies sexuellement transmissibles et risques transfusionnels

Nous nous devons, ici, de dénoncer le tourisme sexuel, pour le risque sanitaire qu’il fait courir au voyageur et à sa (ou son) partenaire local, mais aussi (et indépendamment de ce risque) pour la déviance qu’il représente, qu’il soit but non caché de tour-operators spécialisés ou but masqué par un programme-alibi.
Le “ touriste sexuel” s’expose en outre à la juridiction française si l’acte est commis sur un mineur.
Fort heureusement, il est inexistant dans l’Arctique…et à fortiori dans l’Antarctique, où à part les manchots et les phoques…

La majorité des voyageurs le savent aujourd’hui, les rapports sexuels non protégés, les transfusions sanguines, les seringues réutilisées, les matériels de tatouage et de “piercing” à usage multiple exposent schématiquement, à des risques comparables, en tous cas pour leurs conséquences les plus lourdes.
La gravité des affections qui peuvent être transmises (SIDA, hépatites, syphilis....) impose des précautions draconiennes :
- Le rappel incessant, de l’absolue obligation de protection par des préservatifs masculins ou féminins (qu’il est préférable d’acheter en quantité suffisante dans le pays de départ) lors des rapports sexuels hétéro comme homosexuels.
- La vérification (mais est-ce possible?) de l’usage unique du matériel utilisé qu’il soit médical ou esthétique.
- Les transfusions sanguines devront être évitées (sauf en cas d’urgence vitale). Mieux vaut être rapatrié que transfusé.

d/ Les autres risques environnementaux et comportementaux

Les traumatismes (qui inquiètent, à tort, moins que les maladies) représentent la première cause de rapatriement sanitaire : sports à risques (le risque objectif étant trop souvent minimisé par le pratiquant surestimant ses capacités) et accidents de circulation. Il peut être difficile (mais il est capital) d’avoir conscience de ses propres limites et d’admettre que la nature (mer, montagne, désert...) est plus forte que l'être humain.
Vérifiez avant le départ, que votre assurance n’exclue pas l’activité projetée.

De la même manière, on ne” tentera pas le diable”, en affichant les signes ostentatoires d’une richesse relative (argent liquide, bijoux), quel que soit le pays .

• Soleil

On doit se souvenir qu’un “ coup de soleil” est une brûlure, dont les méfaits à court terme sont évidents et dont les risques à long terme (vieillissement prématuré de la peau et surtout cancer cutané) sont maintenant rapportés utilement par les médias et connus du public.
Attention au soleil que vous soyez sur la mer ou sur la banquise. Il faut s’en méfier même si le ciel est nuageux. Appliquer des produits solaires à haut indice de protection (> 25 voire 30 ou même 40 pour des peaux fragiles en particulier les enfants).


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