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La santé en voyage

Avant votre départ



a/ Pensez à souscrire un contrat d’assistance et d’assurance
Quelle que soit sa destination, le voyageur aura souscrit un contrat d’assistance et d’assurance, dont il aura vérifié scrupuleusement les clauses d’exclusion et le montant des frais remboursables en tenant compte du prix des frais pharmaceutiques mais surtout médico-chirurgicaux dans le pays visité. Les références (téléphone de la compagnie, n° du contrat) devront être facilement accessibles.

b/ Un petit tour chez le médecin
Une consultation médicale peut être faite par un médecin généraliste. C'est au cours de cette consultation que sera décidée l'opportunité des vaccinations et des prescriptions nécessaires. Les informations et conseils que nous allons donner ne doivent, en aucun cas, la remplacer.

c/ Quelles vaccinations faire ?
Le calendrier vaccinal doit tenir compte de l’obligation administrative qui protège autant le pays hôte que le voyageur du risque réellement encouru.
Le carnet international (où doivent être portées toutes les vaccinations, même non obligatoires) permet de savoir si le voyageur est protégé pour le voyage projeté et lui évitera des rappels inutiles. Les vaccins coûtent cher, et pour la majorité d’entre eux ne bénéficient d’aucun remboursement des organismes sociaux. Subir les vaccinations nécessaires sera donc, d’autant plus “douloureux” (dans tous les sens du terme) que seront nombreuses les injections, si les rappels n’ont pas été faits à temps.

• Vaccinations recommandées
Si elle n’a pas été faite récemment, une vérification de l’efficacité d’un BCG ancien pourra être recommandée, surtout pour les enfants. Dans tous les cas, sont conseillées (et indispensables) les vaccinations (ou leurs rappels) contre :
■ Le tétanos.
■ La poliomyélite.
■ La diphtérie, dont de récentes épidémies réactualisent la nécessité.
■ La coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France justifie la vaccination pour tout voyage)

Il est souhaitable d’être vacciné, (ou immunisé, ce qui peut être vérifié par une recherche d’anticorps protecteurs) :
■ Contre l’hépatite A (transmission alimentaire).
■ Contre l’hépatite B (transmission sexuelle ou sanguine). Son opportunité mais surtout son innocuité viennent d’être remises en question par la publication, en septembre 2004, par une équipe anglo-saxonne (dont la méthode peut être contestée), d’une augmentation significative du risque de poussée de sclérose en plaques chez les personnes vaccinées. Ce qui va à l’encontre des résultats des études françaises. Qui se trompe ? L’enjeu est suffisamment grave (même si le risque est statistiquement minime), pour ne conseiller la vaccination, dans l’état actuel de nos connaissances, qu’aux petits enfants (pour lesquels le risque n’existe pas) et aux groupes à risque (personnels de santé, hémodialysés, usagers de drogues injectables et voyageurs à pratiques sexuelles non protégées).

Sur un plan pratique : - Ou bien la personne a déjà subi une vaccination et une recherche positive d’anticorps protecteurs la rassurera.
- Ou bien elle n’a jamais subi cette vaccination (ou depuis si longtemps qu’elle n’est plus protégée) et elle devra se souvenir que les seuls modes de contamination sont sanguins et sexuels.

L’opportunité d’autres vaccinations sera évaluée en fonction du risque lié au voyageur lui-même (âge, grossesse, maladies évolutives ou traitements) mais aussi de la durée et des conditions du voyage (brousse, ville, confort, saison).
On peut discuter de l'opportunité d'une vaccination contre la grippe saisonnière et contre la grippe A(H1N1) en période épidémique, pour les personnes à risque (voir les news-santé de septembre 2009)

Les vaccinations immunisent efficacement pour des durées variables, mais suffisamment longues, pour ne pas infliger au voyageur un calendrier d’injections trop chargé, si les rappels des vaccinations habituelles ont été faits à temps et si le médecin consulté peut évaluer l’opportunité d’autres vaccinations, en fonction de la durée, de la saison et du type de voyage. Il est souhaitable de prévoir la consultation environ 2 mois avant le départ.

Il n’existe que peu de contre-indications vraies et définitives, en dehors de certaines allergies et d’affections évolutives qui pourraient rendre en elles-mêmes le voyage aléatoire.

d/ Bien préparer sa trousse à pharmacie

Les médicaments auxquels vous êtes habitués peuvent être introuvables dans les pharmacies locales ou exister sous un nom ou un dosage différents.
La trousse-type que nous décrivons est, bien sûr adaptable à la destination, à la durée et au style du voyage : le nombre de produits ne doit pas être fonction de la crainte du voyageur, mais des risques réels, et de l’absence ou de l’éloignement des possibilités de soins :
■ Médicaments contre la fièvre et la douleur (paracétamol, plutôt qu’aspirine).
■ Antidiarrhéiques : pansements intestinaux et antisécrétoires.
■ Antispasmodiques.
■ Antiémétiques contre les vomissements.
■ Médicaments contre les brûlures d’estomac.
■ Traitement antiallergique et crème contre les démangeaisons.
■ Antibiotiques (type amoxicilline pour les affections ORL ou pulmonaires et quinolone pour les affections digestives ou urinaires).
■ Eventuellement, anti-inflammatoires.

Votre médecin vous prescrira les spécialités correspondantes et vous en précisera le mode d’utilisation.

Par ailleurs, vous devrez pouvoir trouver dans votre trousse :
■ Un collyre.
■ Un antiseptique cutané.
■ Une pommade “apaisante” type *Biafine, en cas de brûlure solaire ou autre.
■ Des compresses, pansements et bandes
■ Une pochette de sutures adhésives (*Stéri-strips), faciles à utiliser qui, le cas échéant, vous éviteront d’avoir à faire "recoudre" de petites plaies.
■ Une paire de ciseaux, une pince à épiler, un thermomètre frontal ou électronique.
■ Une bande de contention type Elastoplast.
■ Pour des voyages sportifs au cours desquels le risque traumatique serait plus important et le temps plus long pour rejoindre un centre médicalisé, on pourra adjoindre à la trousse, du fil à suture et des gants chirurgicaux stériles.
■ Enfin, si cette longue liste concerne des produits que vous aurez heureusement peu l’occasion d’utiliser, n’oubliez jamais les produits antisolaires (protection minimum 30, pour la banquise ou la montagne) et les produits anti-moustiques.

Les voyageurs qui suivent un traitement habituel devront l’avoir en quantité suffisante pour une durée dépassant sensiblement la durée du voyage. Il sera prudent, en cas de traitement injectable de se munir de seringues stériles et d’une ordonnance rédigée en anglais.

Lors des voyages aériens, il faudra penser à garder une partie des médicaments en bagages à main, afin de ne pas être “en manque” à l’arrivée en cas de retard ou de perte. Remarquons, comme pour les vaccinations, que le prix des produits de cette trousse est à prendre en considération. Leur quantité sera adaptée au voyage et au voyageur.

Certains pourront être conservés jusqu’au prochain voyage (vérifier la date limite d’utilisation). Les porteurs de verres correcteurs (ou de lentilles de contact) auront intérêt à en emporter une paire supplémentaire, en prévision de perte ou de casse.

Vous êtes maintenant prêts à partir, vos vaccins sont faits, vérifiez encore une fois que vous n’avez rien oublié, ni dans la préparation de vos bagages, ni dans celle de vos documents (faites-en des photocopies que vous garderez sur vous plutôt que les originaux dans vos déplacements locaux).


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