Longyearbyen
Située à 78°13'N, Longyearbyen est la capitale du Spitzberg, l’administration territoriale la plus au nord du monde. Aujourd’hui forte d’environ 2000 habitants – jusqu’au début des années 2000, elle n’en comptait qu’un millier – la bourgade est longtemps restée un bastion de mineurs, et très peu de familles y vivaient. Depuis la fermeture des dernières mines, Longyearbyen reporte massivement son activité sur la recherche, l’université et surtout le tourisme : l’aéroport achemine 120 000 passagers à l’année.
Si le randonneur installera volontiers sa tente sur le camping situé en contrebas de la piste d’atterrissage, le voyageur attaché au confort trouvera toute une gamme d’hébergements à sa disposition, du gîte à l’hôtel de luxe. La ville ne compte qu’une rue centrale, où boutiques de souvenirs et lieux de restauration ont poussé comme des champignons. A l’écart – les points d’intérêts étant tous très éloignés les uns des autres – du côté de la « vieille ville », se situe l’église et le musée, non loin des bureaux de celui qu’on appelle « le gouverneur » et dont la charge s’apparente à celle d’un préfet. Plus haut, vers le glacier de Longyearbyen, réputé pour les fossiles qu’il charrie, le visiteur tombera sur Nybyen, un autre quartier ancien, alors qu’il sera au préalable passé devant « Cafe Huset » bâtiment qui enferme à la fois le pub, le cinéma et le restaurant le plus chic de la ville… Longyearbyen est également célèbre pour renfermer, au fond de ses mines désaffectées, une banque de semences végétales ainsi protégée des cataclysmes.