Groupe :
De 2 à 10 participants.
Caractéristiques du circuit
Pour ce séjour, il est important de noter que les quarts de nuit comme de jour sont obligatoires.
Nourriture
Repas préparés en commun à bord.
Encadrement
francophone.
Equipage : Eric Dupuis et Antoine Busiaux forment l’équipage. Ils ont tous les deux une très bonne connaissance des régions polaires et sauront vous faire partager leur expérience et leur passion pour des régions dont le voilier est l’unique moyen d’exploration.
Informations pratiques
Caractéristiques de "Vaïhéré", goélette en acier de 23,90m.
Construction en 1989, réaménagée en 2001 et motorisée à neuf en 2003.
Architecte : Langevin
Largeur : 6,20m
Déplacement : 50 tonnes
Voilure au prés : 322m²
Enrouleur de génois, enrouleur de trinquette
Motorisation 2 x 150 cv Nanni
2 groupes électrogènes 10 et 8 kva
Compresseur de plongée
Postes de barre intérieur et extérieur hydraulique.
Pilote automatique
Chauffage central
Carré panoramique
Réfrigérateur
3 sdb avec douche et 4 wc
Electricité 220v, 24v, 12v
Equipements électroniques de navigation, de communication, de sécurité et de confort : GPS, radar, météofax, sondeur graphique, VHF, BLU, standard C, balise de détresse Sarsat, téléphone par satellite Iridium, ordinateur, minichaîne, lecteur DVD.
Quand vous arrivez à bord, les pleins du bateau et l’approvisionnement sont fait. Si vous ne consommer pas certains aliments, certains condiments, prévenez-nous à l’avance que l’on puisse, dans la mesure du possible, satisfaire ce régime. N’hésitez pas à emmener votre recette favorite, l’air marin et le froid creusent l’appétit. Les repas sont des moments conviviaux que chacun pourra encore égayer d’un apéritif surprenant, d’un plat délicat ou d’une gourmandise sucrée !
Vaïhéré est membre de IAATO*
En devenant membre de l'association "IAATO", Terres d’Aventure s'est engagé à représenter uniquement des bateaux (navires passagers et voiliers) qui suivent la même réglementation et à organiser sur l'Antarctique des petits groupes de passagers pouvant débarquer chaque fois, sur tous les sites visités, 2 à 3 fois par jour.
Ces bateaux sont tous équipés pour protéger l'environnement (traitement des eaux usées, stockage des poubelles, aucun rejet sur place).
L'encadrement, par des guides de passionnés compétents, qui connaissent bien la région visitée, permet d'être le garant du respect de cet écosystème fragile.
*International Association of Antarctica Tour Operators.
Un aperçu de Vaïhéré :
http://www.gngl.com/gngl/fr/news/PrintFullpaper.cfm?IdArticle=5961
Équipement
Bagages
Vous devez conditionner l’ensemble de vos affaires en 2 sacs : 1 sac à dos et 1 grand sac de voyage souple.
1 - Le sac à dos :
Sac à dos de randonnée d’une capacité de 25 litres environ, il vous sera utile pour le transport de vos affaires personnelles durant la journée.
Il vous servira aussi en tant que bagage à main lors de vos déplacements pour toutes vos affaires fragiles (appareil photo…), de valeur (lorsque votre hébergement ne dispose pas de coffre-fort) et pour vos éventuels médicaments.
Il sera en cabine lors des transports aériens. Généralement, le poids des bagages cabine est limité à 10 kg par personne.
2 - Le grand sac de voyage souple :
Il doit contenir le reste de vos affaires. Vous le trouverez chaque soir. Il sera transporté par des porteurs et/ou des animaux et/ou des véhicules.
Vous recevrez avant votre départ des étiquettes Grand Nord Grand Large, qui vous permettront d’identifier vos bagages avec vos nom et adresse, et faciliteront le regroupement des sacs aux arrivées à l’aéroport.
Il sera en soute lors des transports aériens. Le poids des bagages en soute vous sera indiqué sur votre convocation ou billet.
Nos recommandations si vous prenez l’avion :
Enregistrez en bagage en soute le maximum de choses et ne conservez dans votre bagage à main que ce qui est absolument indispensable à votre voyage.
Equipez-vous pour l'avion de votre tenue de randonnée, et de vos affaires de première nécessité (en cas de problème d'acheminement de vos bagages).
Merci de noter que les contrôles de sécurité sont devenus très stricts aux aéroports : mettez les couteaux, ciseaux, limes à ongles et piles de rechange dans votre sac de soute.
Quels sont les produits liquides interdits en cabine ?
Les liquides, aérosols, gels et substances pâteuses : eau minérale, parfums, boissons, lotions, crèmes, gels douche, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorants… sauf s’ils sont rangés dans un sac en plastique transparent fermé, d’un format d’environ 20 cm x 20 cm (type sachet de congélation) et qu’ils sont conditionnés dans des flacons ou tubes de 100 ml maximum chacun. Un sachet peut contenir plusieurs tubes, flacons,…
Quelles sont les exceptions autorisées en cabine?
- Les médicaments liquides (insuline, sirops…) : vous pouvez les emporter en cabine à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation ou une ordonnance à votre nom. Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gélules).
- Les aliments liquides pour bébés : il n’y a pas de restriction sur ces produits. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments !
Comment se fait le passage du contrôle de sûreté ?
- Retirez votre veste ou votre manteau.
- Présentez à part :
- Tous vos grands appareils électriques : ordinateur portable, gros appareil photo numérique, lecteur DVD…
- Votre sac plastique transparent contenant vos flacons et tubes.
- Vos médicaments accompagnés d’une ordonnance ou d’une attestation.
- Vos aliments liquides pour bébé.
- Vos achats réalisés dans les boutiques des aéroports qui auront dû être mis sous sac plastique scellé par votre vendeur. Attention : toutes les boutiques ne proposeront pas ce sac. Renseignez-vous avant de faire vos achats ! Les achats de liquides réalisés après le contrôle de sûreté s’effectuent librement sous réserve des limitations douanières. Attention cependant aux correspondances : renseignez-vous avant tout achat.
Vêtements
N’embarquez pas une quantité formidable de vêtements, sélectionnez un équipement technique et efficace. Pour votre confort et votre sécurité, évitez d’être mouillé (que ce soit par la transpiration, la pluie, des bottes inadaptées ou des embruns). Apportez des vêtements protégeant de l’eau et du vent. Evitez les vêtements trop serrés qui ne laissent plus de place pour l’air : l’air est un très bon isolant thermique. La laine, la soie et les fibres synthétiques comme la fibre polaire retiennent la chaleur contrairement au coton. Le secret pour rester bien couvert est le "principe des 3 couches". Autrement dit, il vaut mieux porter plusieurs couches légères qu’une seule très chaude : vous pouvez enlever une de ces couches si vous avez trop chaud ou en remettre une si vous avez froid.
La couche la plus importante est l’externe, qui doit être résistante à la pluie, aux embruns et au vent car un petit vent de 6 km/h peut entraîner une déperdition de chaleur huit fois plus importante que sans vent !
Lorsque vous préparez votre sac (un sac souple se range plus facilement dans le bateau), sélectionnez ce qui est essentiel pour votre voyage, incluant :
Un sac de couchage
Trousse de toilette, serviettes éponge, lingettes
Un ensemble veste + pantalon imperméable est indispensable, type cirés marins.
Un anorak
Sous-vêtements (haut et bas) : la soie ou le polypropylène sont fortement recommandés, ils vous gardent au chaud sans surpoids (la marque Wool Power). Des sweat-shirts en polaire de poids moyen sont recommandés.
Gants de ski + gants moins épais afin de pouvoir les couvrir avec des gants en caoutchouc (pour participer aux manœuvres ou barrer). Garder ses mains au chaud et au sec est important. Des gants fins en polypropylène peuvent être portés en première épaisseur (pour prendre des photos et être toujours protégé du froid).
Un bonnet chaud, une écharpe ou une cagoule
Des paires de chaussettes épaisses
Une paire de bottes en caoutchouc complètement étanche, et antidérapante est essentielle pour les accostages. Les bottes doivent couvrir le mollet. Essayez vos bottes avant le voyage, n’hésitez pas à les prendre 2 pointures au dessus de la votre, il faut laisser la place pour les épaisseurs et surtout ne pas être serré. L’essentiel des balades à terre pourront se faire avec les bottes. Bottes de chasse, de pêche recommandées.
Chaussures de randonnée : certaines balades permettent de porter des chaussures cependant le terrain est assez humide et accidenté.
Un sac étanche peut être utile pour protéger les appareils photos et les jumelles des embruns ou de la pluie.
Pour charger les batteries, le bateau possède du 220V ou une prise allume cigare.
Des boules Quiès peuvent être utiles si vous partagez votre cabine avec un ronfleur.
Pensez à des lunettes de soleil de bonne qualité. Notez que la réverbération sur l’eau et la neige/glace peut pénétrer même si le ciel est couvert.
Crème solaire, stick à lèvres
Formalité
Passeport
Visa
Formalités spécifiques
Passeport en cours de validité. Pas de visa pour les Suisses, Belges, Canadiens et Français. A l'arrivée, une autorisation de séjour de 3 mois vous sera délivrée.
Santé
Vaccins obligatoires
Vaccins conseillés
Autres risques
Infos pratiques
Climat et Informations régionales
Les stations baleinières
La Géorgie du Sud aurait été découverte par le Florentin Américo Vespucci en 1502, mais la première exploration de l’île est conduite par le capitaine James Cook. Il atterrit prés des îles Willis en janvier 1775, à bord du Resolution. Cook va rédiger de nombreux rapports de ses voyages relatant l’abondance des éléphants de mer et otaries à fourrure, ce qui va attirer la convoitise des pêcheurs phoquiers.
L’exploitation commerciale de la Géorgie du Sud va donc d’abord être conduite par des pêcheurs poussés par une demande en huile d’éclairage de plus en plus forte et une grosse demande en fourrure. L’époque de la chasse aux phoques dure environ 130 ans. Lorsque les espèces sont pratiquement exterminées, les sociétés de pêche se tournent vers une autre famille de mammifères marins : la baleine. L’industrie baleinière (1904 à 1965) va se développer de façon considérable en Géorgie du Sud (l’une des plus importantes chasses aux mammifères marins au monde) et les stations de dépeçage à terre sont dirigées par un personnel en majorité norvégien. A partir de 1904 de véritables villes se créent, complètement autonomes, accueillant plus de 1000 personnes par base durant la saison de chasse et tous les corps de métier étaient représentés.
Dans les années 1930/31, 41 bateaux usines opèrent en mer leur donnant un grand avantage sur les stations terrestres lorsque la baleine devient plus rare et les lieux de chasse de plus en plus loin des côtes. Par contre, les stations terrestres ont l’avantage d’être bien équipées en ateliers de réparation et pièces de rechange. L’essentiel des baleines capturées étaient le cachalot (Sperm Whale), rorqual commun (Finn Whale) et rorqual boréal (Sei Whale). Les baleines à bosse (Humpback Whale) furent les premières à disparaître, très convoitées car elles se déplacent lentement et sont peu farouches.
A la fermeture des bases, il était beaucoup trop cher de rapatrier tout le matériel qui offrait aux visiteurs un immense supermarché du bricolage gratuit. Des portes ont été forcées, des volets arrachés. La neige s’est engouffrée et la pluie a continué son travail de destruction si bien que des pans entiers de murs se sont effondrés donnant un aspect sinistre aux villes fantômes.
L’épopée de Sir Ernest Shackelton
Sir Ernest Shackleton arrive en mer de Weddell, en février 1915, à bord de "l’Endurance", dans l’espoir de débarquer des hommes sur le continent antarctique pour tenter une traversée du continent en traîneau pour rallier le pôle Sud et la mer de Ross. Mais le bateau est bloqué par la banquise et dérive avant d’être broyé par les glaces en octobre 1915. L’équipage doit abandonner le navire et entreprendre une longue traversée sur la mer gelée, avec des traîneaux à chiens et deux canots. La progression est lente, difficile avant d’atteindre l’île Elephant (Shetland du Sud) en avril 1916.
Les rescapés trouvent un emplacement propice à un campement sur l’île, au cap Wild, Shackleton décide de partir chercher des secours en Géorgie du Sud, aux stations baleinières, à bord du James Caird., canot de 6,75 mètres. Durant la traversée de 17 jours, le mauvais temps oblige les hommes à une corvée de pompage, quasi ininterrompue. La tempête est permanente et les bourrasques de neige couvrent régulièrement le canot.
Les 6 hommes, atteignent King Haakon Bay, très affaiblis. Après 2 journées de récupération, Shackleton décide de rejoindre Stromness, la station plus proche, de l’autre côté de l’île. Mais l’intérieur de l’île est hérissée de hautes montagnes qui culminent à plus de 2800 mètres où personne ne s’est jamais aventuré. Ils marchent sans discontinuer durant 36 heures pour rejoindre la station baleinière. Ce n’est qu’après la troisième tentative que les hommes restés sur l’île Elephant seront secourus par le vapeur chilien Yelcho. Sir Ernest Shackleton décède à bord du bateau Quest, à King Edward cove.
Météo
C’est l’été dans l’hémisphère sud ! Les températures sont assez douces.
Les coups de vent peuvent parfois être assez forts. Cependant nous sommes en mer ouverte au passage du cap Horn, sinon nous sommes abrités d’une mer formée une fois dans les canaux.
Climat
Géographie
La librairie Livres polaires
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Livres Polaires
Bibliographie
Etienne Jean-Louis, Antarctica. Une aventure dans les mers australes. Paris, 1992, Ed. Gallimard.
Fehrenbach Michel, Aurores boréales et australes, GNGL Productions, 2001.
Foucard Marie, Guides Grand nord : Terres australes, Paris, 2004, GNGL Production, 2004.
Voyage au pays des manchots, Biarritz, 2001, Ed. Atlantica.
Harrison Peter, Oiseaux de mer, guide d’identification, Ed. Broquet, Canad, Ottawa, 1995.
Jouventin Pierre. Les confessions d’un primate, les coulisses d’une recherche sur le comportement animal, Paris, 2001, Ed. Belin, Pour la science.
Poncet Sally & Crosbie Kim, A visitor’s Guide To South Georgia, 2005, WildGuides LTD.
Marion Rémy, Guide des manchots, Paris, 1995, Ed. Delachaux et Niestlé.