Groupe :
De 1 à 114 participants.
Hébergement
Le bateau : M/V Plancius a été construit en 1976, pour servir en tant que navire de recherche océanographique à l’usage de la Marine royale hollandaise. Depuis décembre 2006, il appartient à la flotte de la compagnie Oceanwide Expeditions. Il a été entièrement réaménagé de façon à pouvoir offrir des navigations expéditions en région polaire. Il peut accueillir 114 passagers, suivant la réglementation SOLAS (Safety Of Life At Sea), classé glace et enregistré à la Lloyd’s, sous pavillon hollandais.
Capacité : 114 passagers, en 52 cabines avec sanitaires privés.
Equipage : 30 membres d’équipage, incluant 4 guides-naturalistes et 1 chef d’expédition, 1 médecin.
Toutes les cabines possèdent des couchettes basses (sauf dans les cabines triples et quadruples) avec une salle de bains privée avec vue extérieure (fenêtre ou hublot).
5 catégories de cabine disponibles :
- les cabines quadruples avec 2X2 couchettes superposées, bureau. Superficie 15m².
- les cabines triples avec 2 couchettes superposées, 1 couchette basse, bureau. Superficie 15m².
- les cabines doubles avec 2 couchettes basses. Superficie 15m². Certaines cabines sont équipées d'un hublot, d'autres possèdent une fenêtre.
- les cabines doubles de luxe, 401 & 402 avec 2 fenêtres. Superficie 15m².
- les cabines supérieures avec 1 lit double et 1 sofa lit. Superficie 21m².
La literie et le linge de toilette sont fournis, ainsi qu'un sèche cheveux.
Prises électriques européennes.
Longueur : 89 m
Largeur : 14,50 m
Tirant d’eau : 5 m
Classification glace : 1 D
Déplacement : 3175 tonnes
Moteurs : 3 X diesel
Vitesse : 10 - 12 nœuds
A bord, la vie est conviviale dans l’esprit des bateaux d’expéditions, loin des soirées de gala et des décors des grands paquebots de croisière. Le bar et la bibliothèque, lieux de rencontres et de discussions quasi interminables, sont ouverts en permanence. Pour l’observation, le salon d'observation et les ponts extérieurs permettent une vue imprenable sur les alentours et l’accès à la passerelle est autorisé à condition de ne pas perturber les officiers de quart.
La taille réduite donne une grande souplesse d’organisation des journées. Lors des navigations, des conférences sur des sujets liés aux pôles (faune, glaces, histoire, géologie, etc.) sont organisées. Le salon d'observation avec 4 écrans plats, se transforme en salle de conférence.
Durant le cabotage le long des côtes, deux à trois sorties sont prévues quotidiennement. Dix bateaux pneumatiques d’une dizaine de passagers permettent de descendre rapidement à terre. Double échelle de coupée avec 2 plates-formes facilitent la rapidité des débarquements. Les passagers sont répartis en plusieurs groupes, chacun d’eux, guidé par un guide/naturaliste.
Nourriture
Pension complète à bord du bateau (hors boissons). Les repas sont servis dans la salle de restaurant.
Service de bar : jus de fruit, boissons non alcoolisées, bières et une sélection de vins et de liqueurs se trouvent à bord. Vous n’êtes pas autorisé à amener des boissons alcoolisées à bord. Vous êtes accueillis sur un bateau hollandais. Le chef prépare une cuisine internationale avec des repas copieux et variés. A tout moment, il est possible de boire gratuitement de thé, café, tisanes et eau minérale.
Encadrement
Anglophone.
Moyens d'accès
Prévoir 1 nuit d'hôtel à Ushuaia, la veille de la croisière.
Pré-acheminement par train ou avion : Prévoir un billet d’avion et/ou de train modifiable : les horaires de départ/retour peuvent être changés par la compagnie sans préavis. Prévoir l’arrivée sur le lieu de rendez-vous au minimum 3 heures avant l’heure de décollage.
Informations pratiques
Informations pratiques à Ushuaia Bureau Aerolineas Argentinas, Avenida Maipu 823 (entre la rue "9 de Julio" et la rue "Juan Manuel de Rosas) tel : +54 (2901) 43 63 38. Consulat de France, Olegario Andrade 563.
Communications à bord : à bord, il est possible de recevoir et d'envoyer des emails. Vos correspondants pourront connaître l'adresse du bord lorsque vous leur ferez parvenir un message, une fois embarqué. Il est également possible d'appeler depuis le téléphone satellite (coût important).
Équipement
Bagages
Vous devez conditionner l’ensemble de vos affaires en 2 sacs : 1 sac à dos et 1 grand sac de voyage souple (ou valise).
1 - Le sac à dos :
Sac à dos de randonnée d’une capacité de 25 litres environ, il vous sera utile pour le transport de vos affaires personnelles durant la journée.
Il vous servira aussi en tant que bagage à main lors de vos déplacements pour toutes vos affaires fragiles (appareil photo…), de valeur (lorsque votre hébergement ne dispose pas de coffre-fort) et pour vos éventuels médicaments.
Il sera en cabine lors des transports aériens. Généralement, le poids des bagages cabine est limité à 10 kg par personne.
2 - Le grand sac de voyage souple (ou valise) :
Il doit contenir le reste de vos affaires. Vous le trouverez chaque soir. Vous recevrez avant votre départ des étiquettes bagages, qui vous permettront d’identifier vos bagages avec vos nom et adresse, et faciliteront le regroupement des sacs aux arrivées à l’aéroport.
Il sera en soute lors des transports aériens. Le poids des bagages en soute vous sera indiqué sur votre convocation ou billet.
Nos recommandations si vous prenez l’avion :
Enregistrez en bagage en soute le maximum de choses et ne conservez dans votre bagage à main que ce qui est absolument indispensable à votre voyage.
Equipez-vous pour l'avion de votre tenue de randonnée, et de vos affaires de première nécessité (en cas de problème d'acheminement de vos bagages).
Merci de noter que les contrôles de sécurité sont devenus très stricts aux aéroports : mettez les couteaux, ciseaux, limes à ongles et piles de rechange dans votre sac de soute.
Quels sont les produits liquides interdits en cabine ?
Les liquides, aérosols, gels et substances pâteuses : eau minérale, parfums, boissons, lotions, crèmes, gels douche, shampoings, mascara, soupes, sirops, dentifrice, savons liquides, déodorants… sauf s’ils sont rangés dans un sac en plastique transparent fermé, d’un format d’environ 20 cm x 20 cm (type sachet de congélation) et qu’ils sont conditionnés dans des flacons ou tubes de 100 ml maximum chacun. Un sachet peut contenir plusieurs tubes, flacons,…
Quelles sont les exceptions autorisées en cabine?
- Les médicaments liquides (insuline, sirops…) : vous pouvez les emporter en cabine à condition de présenter aux agents de sûreté une attestation ou une ordonnance à votre nom. Il n’y a aucune restriction pour les médicaments solides (comprimés et gélules).
- Les aliments liquides pour bébés : il n’y a pas de restriction sur ces produits. Pensez à prendre des contenants qui se referment : il pourra en effet vous être demandé de goûter ces aliments !
Comment se fait le passage du contrôle de sûreté ?
- Retirez votre veste ou votre manteau.
- Présentez à part :
- Tous vos grands appareils électriques : ordinateur portable, gros appareil photo numérique, lecteur DVD…
- Votre sac plastique transparent contenant vos flacons et tubes.
- Vos médicaments accompagnés d’une ordonnance ou d’une attestation.
- Vos aliments liquides pour bébé.
- Vos achats réalisés dans les boutiques des aéroports qui auront dû être mis sous sac plastique scellé par votre vendeur. Attention : toutes les boutiques ne proposeront pas ce sac. Renseignez-vous avant de faire vos achats ! Les achats de liquides réalisés après le contrôle de sûreté s’effectuent librement sous réserve des limitations douanières. Attention cependant aux correspondances : renseignez-vous avant tout achat.
Vêtements
Le choix vestimentaire pour les climats froids demeure très personnel. Il dépend de votre adaptabilité et de votre sensibilité au froid. Pour votre confort et sécurité, évitez d’être mouillé (que ce soit par la transpiration, la pluie, des bottes inadaptées ou des embruns). Apportez des vêtements protégeant de l’eau et du vent. Evitez les vêtements trop serrés qui ne laissent plus de place pour l’air : l’air est un très bon isolant thermique. La laine, la soie et quelques nouvelles fibres synthétiques comme la fibre polaire retiennent mieux la chaleur que le coton.
Le secret pour rester bien couvert est le "principe des 3 couches". Autrement dit, il vaut mieux porter plusieurs couches légères qu’une seule importante : vous pouvez enlever une de ces couches si vous avez trop chaud ou en remettre une si vous avez froid.
La couche la plus importante est l’externe, qui doit être résistante à l’eau et au vent car un petit vent de 6 km/h peut entraîner une déperdition de chaleur huit fois plus importante que sans vent ! Un dicton habituel dans l’Arctique : " Il n’y a rien d’aussi mauvais que le mauvais temps, sauf d’être mal habillé !". La chaleur corporelle est plus facilement perdue par les parties du corps qui ont beaucoup de surface mais peu de masse : les extrémités. Gardez-les à la chaleur et au sec. Pour les mains, les moufles sont préférables aux gants.
Si le reste de votre corps est couvert, vous pouvez néanmoins perdre 90% de la chaleur par la tête. Assurez vous de porter un bonnet, un passe-montagne ou une cagoule. Ils peuvent être abaissés afin de protéger vos oreilles, le front, le cou et le menton. Le cou a également besoin de protection par une écharpe.
Lorsque vous préparez votre sac, n’emportez pas trop de vêtements ou d’équipements. Sélectionnez ce qui est essentiel pour votre voyage, incluant :
- Un pantalon chaud. Un pantalon de ski ou un pantalon robuste sera porté entre vos sous-vêtements et le pantalon imperméable. Une paire de jeans et un pantalon de velours conviennent bien pour des excursions ou pour porter à bord du bateau.
- Un pantalon imperméable est essentiel pour votre confort : il garde vos sous- vêtements secs et chauds. Le Goretex et les tissus similaires sont résistants à l’eau et respirants.
- Sous-vêtements : le polypropylène est fortement recommandé, il garde au chaud sans surpoids. Des sweat-shirts en polaire de poids moyen sont recommandés.
- Moufles et gants. Garder ses mains au chaud et au sec est important. Des gants fins en polypropylène peuvent être portés sous des moufles. Vous pouvez donc retirer les moufles lorsque vous prenez des photos et être toujours protégé du froid.
- Un bonnet chaud et une écharpe protègent les oreilles.
- Des chaussettes robustes, de grandes chaussettes en laine sur une paire plus fine en soie, polypropylène ou coton/laine permettent l’isolation des pieds. Apportez plusieurs paires, sachant que vous aurez inévitablement les pieds mouillés par la transpiration ou si vous mettez malencontreusement un pied dans l’eau.
- Une paire de bottes en caoutchouc complètement étanche, anti-dérapante est essentiel pour les accostages, obligatoire. Vous pouvez descendre du bateau pneumatique dans des endroits où il y a jusqu’à plusieurs centimètres d’eau glacée. Les bottes doivent couvrir le mollet. Elles peuvent être fournies à bord. Dans ce cas, vous devez renseigner votre pointure lors du questionnaire qui vous sera fourni.
- Une paire de chaussures de randonnée ou de marche. Les balades se faisant principalement sur du terrain inégal, très souvent rocailleux et/ou spongieux. N’apportez pas des chaussures trop lourdes.
- La veste imperméable doit être munie d’une capuche et résister à l’eau. Le Goretex ou les vestes de marin sont idéales bien qu’il soit possible de trouver des tenues étanches moins chères. La veste étanche est la couche de vêtements la plus importante.
Equipement
- Pensez à des lunettes de soleil de bonne qualité. Notez que la réverbération sur l’eau et la neige/glace peut pénétrer même si le ciel est couvert.
- Un petit sac à dos pour débarquer les mains libres ainsi qu’une paire de jumelles pour les observations sont essentiels.
- Des boules Quiès peuvent être utiles si vous partagez votre cabine avec un ronfleur.
Conseils photographiques
Il faut savoir qu’avec le froid, les batteries se déchargent rapidement, prévoyez un jeu de batterie supplémentaire pour ne pas être bloqué en pleine action ! Quant aux embruns, ils endommagent beaucoup les appareils. Un sac étanche peut être utile.
Formalité
Passeport
Passeport en cours de validité.
Visa
Pas de visa pour le continent antarctique lui-même. En revanche, certaines escales sur le trajet peuvent nécessiter l’obtention d’un visa.
Formalités d´entrée ou de transit aux Etats-Unis :
Pour entrer sans visa, tout voyageur français (cela concerne aussi les enfants quel que soit leur âge) se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, doit être en possession d´un passeport électronique individuel (lecture horizontale et symbole puce électronique) ou d´un passeport individuel à lecture optique en cours de validité émis au plus tard le 25 octobre 2005. Les enfants de moins de 14 ans, portés sur le passeport à lecture optique de leurs parents, devront obtenir un visa, s´ils ne disposent pas d´un passeport individuel. Cela, quelle que soit la date de délivrance du passeport des parents. Un mineur voyageant seul n’a pas besoin d’autorisation de sortie du territoire s’il a un passeport individuel.
Depuis le 12 Janvier 2009, tous les voyageurs français se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, devront être en possession, avant d’embarquer, d´une autorisation électronique d´ESTA (Système électronique d´autorisation de voyage). Le formulaire ESTA devra être imprimé, avec la mention « autorisation accordée » et présenté à l’enregistrement. Ce document, simple autorisation d’embarquement, n´est pas une garantie d´admission sur le territoire des USA. Une fois accordée, cette autorisation est valable pour une ou plusieurs entrées et ce pendant deux ans (ou jusqu’à expiration de la validité du passeport du demandeur).
Pour l’obtenir, vous devez remplir sur Internet, au plus tard 72 heures avant le départ, un formulaire équivalant au I94W jusque là rempli à bord. Les formulaires en ligne sont accessibles gratuitement sur le site : www.CBP.gov/esta
Attention ! à compter du 8 septembre 2010, l’autorisation d’ESTA sera payante : 14 dollars US, à régler par carte bancaire au moment de la demande. Les voyageurs ayant déjà obtenu une autorisation d’ESTA avant le 8 septembre 2010 n’auront pas à acquitter ces nouveaux frais s’ils veulent mettre à jour leur demande.
Dès lors que vous avez un projet de voyage aux Etats-Unis, ou qui y impliquera une admission ou un transit, nous vous conseillons de remplir votre formulaire sans attendre - au plus tard, le jour de votre inscription. Au besoin, l´un de nos conseillers pourra vous assister dans cette démarche (avec participation aux frais). Réponse sous 48 heures.
A l´arrivée, les services de l´immigration prennent une photo de votre visage et vos empreintes digitales. Ces formalités ne prennent que quelques instants (patientez derrière la ligne jaune tant qu'on ne vous invite pas à la franchir...).
Les contrôles de douane se font au premier point d´entrée sur le territoire. Passée l´immigration, vous récupérez vos bagages sur les tapis roulants et vous vous rendez à la douane. En cas de continuation aérienne, vous devrez récupérer vos bagages et les apporter aux tapis-bagages qui desservent les correspondances (connecting flights). Ils seront dirigés vers votre destination finale.
Attention ! passeports d'urgence et temporaires.
A dater du 1er juillet 2009, pour se rendre aux Etats-Unis, ou y effectuer un transit, dans le cadre du Programme d’exemption de visa, les passeports d’urgence et temporaires ne sont valides que sous le format électronique (passeports électroniques). Un passeport électronique est muni d’une puce incorporée contenant une photo numérisée, des données d’identité et autres informations concernant le titulaire ; sa couverture porte un symbole doré. Actuellement, les passeports français temporaires ne sont pas électroniques.
Les voyageurs arrivant aux Etats-Unis dans le cadre du Programme d’exemption de visa avec un passeport ne répondant pas aux exigences requises peuvent se voir imposer des formalités complémentaires (visa) et (ou) se voir refuser l’accès au territoire américain.
Vous retrouverez cette rubrique sur le site de l'ambassade des Etats-Unis à Paris : http://french.france.usembassy.gov/niv-exemption.html (rubrique « Visas », puis « Séjour temporaire », puis « Programme d'exemption de visa »).
Formalités spécifiques
Passeport en cours de validité pour les ressortissants de la CEE valable six mois après la fin du séjour. Pas de visa exigé pour les Français.
Santé
Vaccins obligatoires
Aucun.
Vaccins conseillés
- Diphtérie, poliomyélite, tétanos (il est important, pour les voyageurs en région polaire, d’être vacciné contre le tétanos, qui peut compliquer des gelures graves) ;
- hépatite B, maladie sexuellement transmissible ;
- hépatite A, transmise par l'alimentation ;
- rage, pour les séjours longs.
Autres risques
Ils sont, bien sûr, très différents en fonction du type de voyage (durée, hébergement, mode de déplacement, activités…).
Ils peuvent relever de facteurs divers :
- la région elle-même ;
- les conditions climatiques ;
- les moyens de transport.
La région.
Si, dans les régions polaires, la circulation des microbes et des virus est moindre que dans les régions chaudes, leur transmission d'homme à homme, de l'animal à l'homme ou des aliments à l'homme existe cependant. C’est vrai pour la grippe dans le milieu fermé qu'est un bateau de croisière. Vrai également pour les risques alimentaires liés aux viandes de chasse ou à la contamination d'aliments par les déjections d'animaux sauvages.
Les conditions climatiques.
L'extrême rigueur de l'hiver ne concerne pas les croisières de l'été austral, au cours desquelles les températures peuvent toutefois être négatives. Le froid ressenti est accentué par des vents souvent très violents.
Les déplacements.
Les risques sanitaires lors des croisières, où qu'elles se passent, sont liés au confinement en espace clos (quelle que soit la taille et le luxe du bateau). Ce sont les occasions d’affections contagieuses, respiratoires, alimentaires, voire sexuelles.
Il y a en général, et bien que la législation maritime soit floue à ce sujet, un médecin à bord. Le prix des consultations n’est pas inclus dans celui du voyage.
Infos pratiques
Climat
Froid. En hiver, sur le continent, les températures atteignent des minima de -80 à -90° ; mais, l’été (décembre, janvier et février), en péninsule Antarctique, elles varient entre +2 et -3°. Sec. Pas plus de 200 à 300 mm de précipitations annuelles sur les régions côtières ; l’été étant la saison la moins floconneuse. Venteux. Des vents catabatiques balaient régulièrement les zones littorales ; ils faiblissent un peu en décembre et janvier. Instable. Dans les hautes latitudes (50° et 60° parallèles), les conditions météo évoluent très vite. Une dépression, suivant un cycle régulier, passe toutes les 48 heures. Le passage de Drake est particulièrement venté et le bateau peut être chahuté pendant une trentaine d’heures. Variations inopinées également sur la péninsule et les Shetland du Sud.
Géographie
L’Antarctique, baigné par l’océan Austral, est situé autour du pôle Sud. Il est constitué d’une grande île principale et d’îles et archipels secondaires, dont le 60° parallèle sud marque la limite de distribution. Le littoral présente différents types de formation : barrières et murs de glace, courants glaciaires, ice shelves, roches… Une haute chaîne montagneuse (la chaîne Transantarctique) s’étend de la mer de Weddell à la mer de Ross. Elle sépare les calottes glaciaires de l’Antarctique occidental (ouest de la mer de Weddell et est de la mer de Ross) et de l’Antarctique oriental. Les monts Ellsworth, où s’élève le plus haut sommet austral, se trouvent au sud-ouest de la plateforme de Ronne, en Antarctique occidental. Le « parc montagneux » est abondant et divers ; on trouve des sommets élevés sur un certain nombre d’îles secondaires. Sur l’île de Ross, le volcan Erebus (3 794 m) est en activité depuis plus de trente-cinq ans. L’inlandsis (d’une profondeur moyenne de 1,6 km) couvre 98% du territoire ; il représente 70% du volume d’eau douce de la planète. On a répertorié 70 lacs subglaciaires environ. Le plus grand d’entre eux, le lac Vostok, équivalant au lac Ontario, a été localisé sous 4 km de glace. La banquise couvre 4 000 000 de km² en été et 25 000 000 en hiver.
La péninsule Antarctique, à l’ouest du continent, est longue de 1 500 km. Elle est bordée de nombreux îles et îlots. C’est un territoire montagneux, culminant à plus de 3 000 m, et presqu’entièrement couvert de glaciers. L’été, le nord de la péninsule (la terre de Graham) et les Shetland du Sud (îles Eléphant, du Roi-George, Livingstone, Deception… à 120 km au large de la péninsule), dont les eaux sont pratiquement libres de glace de mer, sont de splendides points d’observation de la faune.
Protection des sites
Réglementation IAATO (International Association Antarctica Tour Operators) Directives pour les visiteurs de l'Antarctique :
Les activités menées dans l'Antarctique sont régies par le Traité sur l'Antarctique de 1959 et les accords associés, désignés collectivement sous le terme de "Système du Traité sur l'Antarctique". Le Traité a établi l'Antarctique comme zone de paix et de science.
En 1991, les parties consultatives du Traité sur l'Antarctique ont adopté le Protocole sur la Protection de l'Environnement du Traité de l'Antarctique, qui désigne l'Antarctique comme réserve naturelle. Le Protocole instaure des principes, des procédures et des obligations en matière d'environnement pour la protection globale de l'environnement de l'Antarctique ainsi que de ses écosystèmes dépendants et associés. Les parties consultatives ont convenu qu’en attendant son entrée en vigueur, les dispositions du Protocole doivent être appliquées autant que possible de manière appropriée, et ce conformément à leur système juridique. Le Protocole sur la Protection de l’Environnement a été ratifié en 1998.
Le Protocole sur la protection de l'Environnement s'applique au tourisme et aux activités non gouvernementales ainsi qu'aux activités gouvernementales menées dans la zone du Traité sur l'Antarctique. Il vise à s’assurer, que ces activités n'ont pas d'impacts négatifs sur l'environnement en Antarctique ni sur ses richesses scientifiques ou esthétiques. Ces directives pour les visiteurs de l'Antarctique visent à s’assurer que tous les visiteurs ont connaissance du Traité et du Protocole et sont par conséquent en mesure de s'y conformer. Les visiteurs sont bien entendu tenus par les lois et règlements nationaux applicables aux activités dans l'Antarctique.
Grand Nord Grand Large et membre de l'association IAATO et s'engage à respecter les règles de conduites des visiteurs en Antarctique. La capacité limitée du navire "Plancius" permet de débarquer tous les passagers en même temps, sur un même lieu.
La librairie Livres polaires
Retrouvez de nombreux ouvrages sur notre site
Livres Polaires
Bibliographie
Jean-Baptiste Charcot
Le "Français" au Pôle Sud. Paris, 1997, Ed. Aube document.
Le "Pourquoi-pas ?" dans l’Antarctique, Paris, 1996, Ed. Arthaud.
Jean-Louis Etienne, Antarctica, Une aventure dans les mers australes, Paris, 1992, Ed. Gallimard.
Michel Fehrenbach, Aurores boréales et australes, GNGL Productions, 2001.
Marie Foucard
Guides Grand nord : Terres australes, Paris, 2004, GNGL Production, 2004.
Voyage au pays des manchots, Biarritz, 2001, Ed. Atlantica.
Les cap-horniers du Roi Soleil, Ed. Atlantica, Biarritz, 2007.
Peter Harrison, Oiseaux de mer, guide d’identification, Ed. Broquet, Canad, Ottawa, 1995.
Pierre Jouventin, Les confessions d’un primate, les coulisses d’une recherche sur le comportement animal, Paris, 2001, Ed. Belin, Pour la science.
Serge Kahn, Charcot Jean-Baptiste, Explorateur des mers, navigateur des pôles, 2006, Glénat.
Claude Lorius, Roger Gendrin, L’Antarctique, Paris, 1996, Flammarion.
Rémy Marion, Guide des manchots, Paris, 1995, Ed. Delachaux et Niestlé.
A-M Vallin-Charcot, Marie Foucard, Serge Kahn
Sur les traces de Jean-Baptiste Charcot, 100 ans après le 1er hivernage en Antarctique, Biarritz, 2005, Ed. Atlantica.
Paul-Emile et Jean-Christophe Victor, Planète Antarctique : nouvelle terre des hommes, 1992, Ed. Pluriel, Robert Laffont.