Il n’est pas nécessaire de savoir faire du kayak pour participer à la plupart de nos séjours.
Biplaces, larges de presque 1 m, pour une longueur de 5,20 m, nos kayaks supportent plus la comparaison à des 4x4 qu’à des Formule 1 !
N’imaginez surtout pas les grands rapides et les esquimautages : ils ne sont pas conçus pour ça ! Au Groenland, au Spitzberg et dans les régions polaires en général, il n’existe aucune infrastructure, dès l’instant où nous quittons une ville ou un village : il nous faut tout transporter (tente, sac de couchage, vêtements, popote et nourriture…). Une rando à pied de plus de 8 jours devient très vite l’affaire d’un Rambo ! Quant aux porteurs… nous ne sommes pas au Népal : même à 150 € par jour et par personne, ça n’existe pas !
Moyen ancestral de locomotion des Inuit, vous comprendrez alors aisément que nous ayons fait appel au kayak pour randonner ! Silencieux, autonome, il nous permet de découvrir la crique de l’autre côté du glacier ou l’îlot tout à fait inaccessible en rando à pied ; c’est un peu notre vélo, notre caravane, permettant d’être autonome 15 jours, 3 semaines, voire plus.
Nos séjours sont itinérants (tous les jours ou tous les 2 jours, nous nous déplaçons) ou fixes (nous établissons un camp de base et explorons toutes les possibilités : un jour à pied, un autre en kayak, un troisième pour observer une colonie d’oiseaux, des phoques… lorsque nous avons « épuisé » la région, nous partons sur un autre camp de base, déménageant notre matériel en kayak !). Dans tous les cas (même les expés), nous laissons une large part aux balades à pied qui sont d’autant plus agréables que nous ne transportons que les affaires de la journée. Difficultés : dès l’instant où vous n’êtes pas « tétanisé » à l’idée de mettre un pied dans l’eau, tous ces séjours sont accessibles à toute personne en bonne forme physique, ayant l’habitude du plein air…
Après, tout dépendra de la météo !!! Mais sachez que si elle devient mauvaise, nous restons à terre, privilégiant alors la rando à pied. Attention surtout à la durée, car c’est souvent de là que dépendent les problèmes : assurez-vous que vous êtes bien prêt à vivre votre séjour en plein air, presque totalement coupé du monde et ce, quelles que soient les conditions météo.
En deux mots, sous ces (hautes) latitudes, la météo est souvent incertaine… Si par malchance elle n’est pas favorable, êtes-vous prêt à supporter la pluie, le vent, la neige… une semaine, deux semaines, trois semaines ?
C’est vraiment là, la principale difficulté, mais rassurez-vous, il fait aussi souvent très beau et quinze jours voire trois semaines de ciel bleu ne sont pas des exceptions.