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| Babouche - Le passage du nord-ouest à la voile pure |
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Au
cours de l’année polaire internationale, alors que l’Arctique
devient un enjeu géopolitique de plus en plus important, au
moment où d’autres expéditions polaires se préparent ou se déroulent
sur terre, sur l’eau, sur la glace ou dans les airs… À l’heure
où les regards sont tournés vers les pôles, le changement climatique
et ses conséquences…Un petit bateau vient de réussir le passage
du nord-ouest uniquement à la voile ! Ce petit bateau c’est
« Babouche », un catamaran hybride de 7m50 de long, conçu et
construit spécialement pour ce projet et capable, à la fois,
de naviguer sur l’eau et sur la glace. Il est skippé par Sébastien
Roubinet, son architecte et constructeur mais aussi l’initiateur
du projet.
Arrivés à Nuussuaq, village de la côte Ouest du Groenland et
partis le 16 Mai dernier d’Anchorage en Alaska, ils réalisent
une grande première car jusqu’à aujourd’hui le mythique Passage
du nord-ouest n’avait encore jamais été franchit par un bateau
sans moteur !
Sébastien
a gagné son pari, validé son défi et réalisé son rêve sur Babouche
et avec ses équipiers, Anne-lise, Eric et Boris, qui se sont
relayés tout au long du parcours : parvenir à relier l’océan
Pacifique à l’océan Atlantique par le Nord du Canada en une
saison et sans moteur.
Soulignons la performance sportive : 4 mois, 4500 milles et
un démâtage à bord d’un catamaran de 7.50 m sur l’eau, la glace
et sans chauffage avec comme seules énergies, le vent et le
soleil.
Plus
qu’un défi sportif, il s’agit aussi pour Sébastien, Anne-lise,
Eric et Boris d’une aventure humaine : Ils ont connu des moments
difficiles, vécu des rencontres chaleureuses, eu des coups de
gueule, été spectateurs de paysages et d’ambiances extraordinaires,
eu leur dose d’adrénaline et se sont offert beaucoup de petits
et grands plaisirs. C’est tout cela qu’ils retiendront de cette
très belle aventure !
Mais
avec ces souvenirs, durant les 4 mois de navigation à travers
l’Arctique, Babouche et son équipe ont aussi ramené de nombreuses
observations des populations locales qui témoignent du réchauffement
climatique.
Car cette aventure revêt une dimension environnementale qui
va au-delà du choix de ne pas utiliser de moteur, elle a pour
but de sensibiliser le public aux problématiques écologiques
liées au changement climatique. Utiliser l’image d’un voilier
franchissant pour la première fois ce passage sans moteur, une
image qui vient à contre-pied de l'utilisation de cette voie
maritime comme voie commerciale pour permettre de souligner
l’extrême richesse de l’Arctique, sa grande fragilité et donc
la nécessité de la préserver !
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Présentation
du projet / Les Objectifs / La
réalisation du projet / La sécurité
du projet
| Présentation
du projet |
Il
y a 100 ans, Amundsen traversa l'archipel nord américain
d'Est en Ouest et devint ainsi le premier homme à réaliser
le passage de cette voie. Aujourd'hui, Sébastien Roubinet
va tenter de devenir le premier homme à réaliser
ce passage uniquement à la voile. Ce défi sportif
et éthique, parrainé par Yvan Bourgnon, n'a encore
jamais été réalisé par un bateau
sans moteur. Sébastien, accompagné de trois équipiers
tournants, devra relier le Pacifique à l'Atlantique par
le nord du Canada. Il a conçu et construit Babouche pour
ce challenge, son catamaran des glaces. Ce bateau, léger
et résistant, est capable, à la fois, de naviguer
sur l'eau et glisser sur la glace. L'objectif de ce projet est
d'allier défi sportif, innovation et respect de la nature.
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| Les
Objectifs |
- Une première, franchir le passage du nord-ouest
uniquement à la voile Passer
sans moteur. Aucun moteur embarqué.
Babouche,
nouvelle philosophie de la navigation dans les glaces
Il y a 100 ans tout juste, Amundsen est le premier
à franchir le passage du NW sur Gjöa, bateau mixte,
voile et moteur. Jusqu'à aujourd'hui, quelques autres
ont franchis le passage avec des bateaux lourds et motorisés,
ils poussent ou cassent la glace au contraire de Babouche qui,
très maniable et léger, a été conçue
pour monter et glisser sur la glace si nécessaire, passer
de l'eau à la glace et inversement.
Un
défi
Franchir le passage du nord-ouest uniquement à
la voile demande des compétences élargies dans
plusieurs domaines. Compétences d'adaptation et d'improvisation
face au danger dans les domaines de la navigation, techniques,
humaines et physiques. Sébastien a déjà
prouvé, de par son expérience passée et
variée faite de charter, de course et de raids, qu'il
possédait et maîtrisait ces capacités d'adaptation.
Aujourd'hui, de nouveau, il est prêt à les exploiter
pour relever ce défi.
-
Naviguer en respectant des choix éthiques
Respect
de l'environnement
Ce défi a pour but de sensibiliser le public aux problématiques
écologiques liées au changement climatique : un
voilier franchissant pour la première fois ce passage sans
moteur est une image forte, qui vient à contre pied de
l'utilisation de cette voie maritime comme voie commerciale. Ce
trafic, rendu possible à terme par le réchauffement
climatique, risque de provoquer des dommages environnementaux
encore plus dramatiques (marée noire, dégazage sauvage).
La médiatisation de cette région par la réalisation
d'une aventure humaine et sportive doit permettre de souligner
son extrême richesse, sa grande fragilité et donc
la nécessité de la préserver.
- Absence de moteur et de gasoil
-
Autonomie complète : en utilisant des énergies
renouvelables (solaires et éoliennes)
-
Aucune pollution sonore
-
Aucune pollution matérielle : déchets conservés
à bord, absence d'anti-fouling.
Participation
à la recherche environnementale
à
la demande de chercheurs, nous réaliserons des prélèvements
dans la nature, des relevés météos, glaciologiques,
hydrologiques, etc.... Et des comptages de populations d'oiseaux
et de mammifères.
Navigation avec un équipement simple
GPS,
pilote automatique, pas de radar. «...Je suis pour la
technologie tant qu'elle n'empêche pas de naviguer...Avec
un bateau très simple et un équipement minimaliste,
on peut parcourir de grandes distances et réaliser de grands
projets...»
-
Participer à la recherche médicale
Des tests de résistance médicaux et cognitifs
(au stress, au sommeil par exemple) seront réalisés
sur Sébastien et ses équipiers, en collaboration
avec les Universités de Montpellier et d'Orsay (UFR STAPS).
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| Réalisation
du projet |
Sébastien
a tout donné (physiquement, financièrement) pendant
10 mois à la conception et construction de Babouche ,son
catamaran des glaces, pour la réalisation de ce projet.
Pour mener à bien cette première partie du projet,
il a utilisé toutes ses compétences techniques.
Il a su aussi faire preuve de volonté, de dynamisme,
de pugnacité et d'engagement. Ces qualités, il
les a montré dans le passé à plusieurs
reprises :
-
Posséder son propre bateau pour partir libre et indépendant
: achat de "De deux choses l'une" et départ
pour les Antilles.
-
Courir la Mini-Transat 6.50 : il construit Adrénaline
et participe à la course.
-
Naviguer dans les glaces : Il part sur l'ex-Antarctica direction
le Groenland
-
Retourner naviguer dans les glaces et tenter le passage du nord-ouest
: il conçoit et crée Babouche, son catamaran des
glaces.
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«Ce
qui fait qu'un projet fou n'est pas un projet inconscient»
-
Caractéristiques du bateau
Sébastien
ne réalise pas ce projet en se disant qu'en cas de coup
dur, quelqu'un viendra secourir Babouche, mais il met tout en
oeuvre pour être autonome. Babouche est un voilier mais
lorsqu'il est confronté à un obstacle de glace,
il peut le surmonter
-
En résistant aux chocs grâce à ses coques
en kevlar.
-
En étant insubmersible grâce à ses coques
moussées
-
En glissant sur la glace grâce à sa légèreté
et ses skis : à la voile si la glace est lisse et à
l'aide du winch si la glace est chaotique.
-
La maniabilité et légèreté du bateau
lui permettront de se protéger des mauvaises conditions
éventuelles en se réfugiant sur la glace, sur
la côte toujours grâce au winch prévu à
cet effet, qui servira de treuil pour hisser le bateau hors
de l'eau.
-
L'annexe ou traîneau de survie. Ce traîneau de survie,
conçu par Sébastien, permet en cas d'abandon du
bateau d'emporter plusieurs mois de provisions et de matériels
pour une survie active.
-
Compétences de l'équipage
Il
a déjà été mis en avant les compétences
de Sébastien, il faut aussi préciser que le choix
des équipiers a été réfléchi
à partir des capacités de chacun et des caractéristiques
de chaque zone.
-
Travail de recherche et d'analyse sur l'état des glaces

-
De
Cap Barrow à l'île Herschel, du 16/07 au 30/07
Le peu de tirant d'eau nous?1? permet de naviguer très près
du bord
La glace y est moins épaisse et fond plus vite grâce
aux écoulements des eaux de ruissellement.
P.S : une zone de glace dégèle moins vite
à l'Ouest de l'île Herschel.
Style de glace : entre 1 et 4/10, glace épaisse
de 1ère année avec présence de vieille
glace.
-
De l'île Herschel à l'île du Roi-Guillaume,
du 31/07 au 15/08
Cette zone, avec peu de glace, va permettre une navigation rapide
malgré les vents faibles.
- De l'île du Roi-Guillaume
au golf de Boothia, du 16/08 au 27/08
Beaucoup de glaces dérivantes qui nous obligent à
contourner l'île du Roi Guillaume par le Sud.
Ensuite, nous remontrons par le Nord le long des côtes,
ce qui nous permettra de nous abriter des nombreuses zones de
compression, en cas de forts coups de vent.
Style de glace : entre et 1 et 5/10, glaces de 1ère
année avec présence de vieilles glaces. L'épaisseur
varie de 30cm. à 1m20.
- Traversée du golf de Boothia,
du 28//08 au 09/09
Nous traverserons vers l'île de Baffin et longerons sa
côte Sud car les vents dominants de Nord écartent
un peu la glace de la côte.
Style de glace : entre 1 et 8/10, glaces de 1ère
année avec présence de vieilles glaces.
L'épaisseur varie de 30cm. à 1m20.
-
Du golf de Boothia au bassin de Foxe, du 10/09 au 19/09
Passage vierge et très délicat ; Ouverture
quelques jours par ans (vers le 10/09)
Risque d'être obligé de tracter le bateau.
Style de glace : entre 3 et 9/10, glaces de 1ère
année avec présence de vielles glaces.
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Couverture météo : Suivi
par un routeur professionnel
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