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Quelques unes de mes impressions après le formidable voyage effectué
en Islande.
Je m’attendais à une belle découverte, ce petit périple
moitié trek moitié autotour aura été au-delà
de mes espérances.
L’Islande est une gigantesque
page d’écriture qui marie les nuances, les tons, les émotions,
de son tempérament de feu. Sur cette page, l’encre noire
volcanique trace les limites d’une neige éternelle qui s’épand
et s’étend de flots de sentiments et n’hésite
pas à se délier la langue. Des montagnes sereines ont laissé
quelques pastels gras et gracieux exercer leur créativité
sur des flancs disposés, arrondis et bombés, aussi gourmands
de couleurs qu’avides de préserver leur douce quiétude.
Ici, ce sont les éléments qui ont fourni une littérature
prolifique, laissant des pages et des pages désertées regorgeant
à la fois de mystères et d’histoire. Les sagas volcaniques
et leurs plages de sable fin nous sont aussi célèbres que
les sagas de trolls et d’elfes qui peuplent au-delà de l’imaginaire
commun, les grottes cachées, les cavités étranges,
les alentours malins. Il y a bien des endroits où l’écriture
a préféré se taire laissant parler la vie dans son
simple appareil ; tandis qu’ailleurs, les mots coulent à
flots dans un rythme effréné empruntant des cascades, ces
métaphores marines sans cesse plus étonnantes, qui acceptent
avec joie de porter sur leurs dos ces monceaux de bouteille que l’on
jette à la mer avec fougue et espoir. Sur cette page d’écriture,
des mots explosent tour à tour indiquant au lecteur surpris que
le visible ici n’est qu’une pâle représentation
de ce qui se vit en bas, sous la terre, tantôt recouverte de lave,
de sable ou d’eau sous toutes ses formes. En somme, quand l’Islande
se tait, c’est pour mieux s’écouter et se sentir vivante,
grouillante, toujours en mouvement. Page d’écriture d’hier
pour aujourd’hui, les mots de demain, d’une volonté
présente, conduiront la belle île à être différente…
naturellement autre.
Emeline Pasquier
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