| |
|
|
|
|
|
|
| Stéphane DETIS et Mikel MORVAN en expé ... |
A ski au Nunavik...C'était dans les monts Torngat au Labrador, il y a deux ans.
Il suffit de cliquer sur les "vignettes" pour les agrandir et de laisser traîner le curseur pour voir le n° de la photo. Ces photos sont de Stéphane DETIS et Mikel MORVAN
|
1er Avril 1999 : l’avion de la Canadian décolle de Roissy pour le Canada. C’est le début d’un nouveau pélerinage dans le grand Nord, dont le virus nous a frappé, Mikel et moi, depuis quelques années déjà. Cette fois-ci, notre soif de latitudes extrêmes se limite à 58°. Au Nord, donc, mais en deçà du cercle polaire L’ambiance devrait tout de même être arctique. Nous devrions abandonner la « tree line », la limite de la taïga, dès le départ du raid.
Ce long voyage a pour but de nous emmener au coeur du massif des Monts Torngat, orienté Nord-Sud, à cheval sur le Québec et le Labrador, à l’est de la baie d’Ungava. Nous prévoyons 15 jours de ski nordique, avec pulka (un traineau que l’on charrie pour éviter de porter), en autonomie pour visiter une (petite) partie de ce massif qui enthousiasme les amateurs des grandes contrées sauvages et septentrionales rien qu’à la lecture des rares cartes qui en reproduisent le relief.
Après une nuit à Montréal, nous voici en route pour Kuujjuaq, communauté du Sud du Nunavik.
Pour ce deuxième tronçon, l’hôtesse à l’enregistrement du comptoir First-Air succombe à nos sourires et néglige nos 53 kilos d’excédents. L’affaire se gâte à Kuujjuaq : Air Inuit nous réclame des sous pour acheminer nos excédents jusqu’à Kangiqsualujjuaq (600 habitants), autrefois appelée George River, notre destination aérienne finale.
Après des négociations pour le moins serrées avec Air Inuit, nous voici enfin dans le petit avion 10 places, avec tout notre paquetage, pour 45 minutes de vol jusqu’à Kangiqsualujjuaq (« Kangi »), où Daniel doit nous récupérer. Daniel, c’est le guide Inuit que nous a recommandé Roger, contact que nous avons déniché par internet dans cette région il y a trois mois. Daniel qui nous déposera, avec l’aide de l’un de ses amis, à 120 kms à l’Est de Kangi le lendemain.
Débarqués à l’aéroport, nous devons nous rendre à l’évidence : Daniel n’est pas là. Un Inuit sympathique nous dépose chez ce dernier, et son beau-père, qui ne parle qu’Inuktitut nous accueille, nous permet de nous habiller un peu plus chaudement que nous ne l’étions et d’attendre le retour de Daniel qui, semble-t-il est parti camper avec Annie, sa femme. Dans la maison, construite à titre social par le gouvernement fédéral, quelques photos jouxtent une impressionnante collection d’arcs. Le grand-père, originaire du Labrador, parvient à nous expliquer qu’il a 78 ans, et qu’il est encore bien en forme pour marcher et chasser. Les enfants de Daniel, cinq en tout, rient de nous voir nous changer et s’amusent des nouvelles têtes.
Daniel et Annie reviennent enfin, avec quelques poissons et deux lagopèdes (ces grosses perdrix des neiges blanches) qu’ils mangent tout crûs quand ils partent en balade.
Les présentations se font, puis Daniel nous dépose en forêt, à quelques kilomètres de là, pour notre première nuit au frais. Il nous demande d’être prêts pour 6 heures, car la journée de demain s’annonce longuette.
Cette première soirée nous permet de nous familiariser à nouveau avec le matériel, de préparer les skis, les sacs, les pulkas, le fusil (nécessaire en cas de rencontre avec un ours mal luné). Nous nous couchons tôt, encore sous l’effet des 7 heures de décalage horaire.
Les montres sonnent à 4 heures : il fait -15°C. C’est frais, mais très supportable. Il faut vite s’activer pour ne pas faire perdre de temps à Daniel qui arrive même avec un peu d’avance et avec Buddy, son copain : deux skidoos pour quatre. Les skidoos sont équipés de remorques à l’arrière où nous entreposons le matériel.
Départ dans le « white-out », ces journées blanches qui ne permettent que difficilement de distinguer les reliefs sur la trajectoire. Ce « white-out » qui sévira toute la journée.
Après presque neuf heures de skidoo éprouvantes, parsemées de chasse au lagopède, et d’incidents divers (un skidoo qui se retourne, les remorques qui se plantent littéralement dans une congère...), nos Inuit nous déposent à la jonction de deux imposantes vallées : celle de la Korok River que nous venons de remonter sur 90 kms, et celle de la rivière Palmer.
Tandis que le ronronnement des skidoos s’évanouit dans le massif, un impressionnant sentiment de solitude et d’immensité s’empare (enfin) de nous. Nous achevons en silence les restes d’un omble chevalier (crû évidemment) que nos amis ont sévèrement entamé afin de reprendre des forces pour le retour.
Daniel doit revenir nous chercher dans 11 jours. Il nous a donné rendez-vous 40 kms en aval, de peur que la rivière, en phase de dégel dans sa partie de rapides, ne leur permette pas de remonter jusqu’ici. Ces 40 kms supplémentaires représentent presque trois jours de ski, et engloutissent notre stock tampon de jours de sécurité !
Avant de repenser l’itinéraire, nous décidons tout de même d’attendre 1 ou 2 jours, afin de valider les distances que nous pourrons parcourir au quotidien en fonction des conditions d’enneigement et de pente.
Les tentes sont plantées. Un renard passe la soirée en notre compagnie, attiré par l’odeur des restes de poissons qui jonchent la neige alentour (photo 10). C’est une aubaine que de pouvoir le photographier et le filmer d’aussi près. Ses yeux luisants nous permettent de le retrouver rapidement dans le noir de la nuit, qui tombe vers 19 heures.
Le lendemain, départ sur la rivière glacée, mise à nu par un vent violent que nous avons heureusement dans le dos. La remontée -plein Est- de la rivière Korok devrait prendre deux jours, si tout va bien, jusqu’à sa source, à la jonction d’un col à partir duquel nous devrions redescendre plein Nord vers la banquise, via la vallée de la Mc Cornick. La Mc Cornick est en principe très enneigée, préservée du vent qui semble souffler d’Est en Ouest ,et vice-versa- dans cette région.
Un petit avion nous survole que nous saluons au passage. Où va t-il ? Seraient-ce des touristes qui visitent le coin « d’en haut » ?
Au cours de la journée, le vent forcit et se transforme en blizzard vers le milieu de l’après-midi. Nous jugeons prudent de rechercher rapidement un endroit abrité. Un creux, enfin, au pied d’une butte nous permet de fixer nos tentes. La tente-mess, celle dans laquelle nous cuisinons et mangeons, est renforcée par un mur de neige. Malgré le blizzard, nos premières aurores boréales apparaissent, splendides, féériques, et c’est avec des lumières plein la tête que nous allons nous coucher.
Lundi matin, 5 heures: le vent nous semble toujours trop violent pour repartir dans de bonnes et agréables conditions et nous décidons d’attendre jusqu’en milieu de journée, puis jusqu’au lendemain. Nous consacrons donc notre temps à renforcer les murets de neige, à dormir, à nous promener un peu, mais surtout à ré-étudier un itinéraire : cette journée perdue vient s’ajouter aux 40 kms imposés par le risque de dégel, et nous ne voulons pas louper notre rendez-vous de récupération !
Nous couperons donc plein Nord vers la Palmer, en traversant le massif qui nous en sépare à travers une étroite vallée sans nom.
Mardi 6 Avril: il fait grand beau. Le vent s’est calmé. En remontant le massif, j’aperçois soudain 5 skieurs à pulkas dans la Korok que nous aurions dû croiser si nous n’avions modifié notre itinéraire. Ils nous ont vu également, et trois d’entre eux avec un chien (une excellente alarme anti-ours !), montent à mi-pente à notre rencontre. Ils sont Québécois et se trouvaient dans l’avion que nous avions aperçu avant-hier. Ils redescendent quant à eux la Korok pendant 5 jours. Le blizzard, qu’ils avaient de face, ne les a pas empêché d’avancer hier, mais il semble que cela n’ait pas été une partie de plaisir... Quelques échanges, puis chacun repart de son côté.
La remontée nous inquiète un peu : nous sommes en effet contraints de louvoyer entre les cailloux et de chercher en permanence des langues de neige qui permettent aux pulkas de glisser. Le vent a tout balayé. Après deux heures de montée, enfin de la poudreuse, nichée dans le creux de cette vallée anonyme (photo 20).
La journée s’achève, superbe, au col. La Korok est derrière nous. Nous dominons la vallée de la Palmer de 700 mètres, dénivelée qu’il faudra descendre demain. Dans quelles conditions ?
A 750 mètres d’altitude, la nuit est fraîche. Les premières aurores boréales ouvrent le bal, et le ciel prend rapidement des allures de scène. Mais -25°C nous obligent bientôt à regagner la chaleur de nos duvets.
La descente vers la Palmer est des plus aléatoires. Après deux heures de repérage préalable sans les pulkas, nous choisissons de suivre tout bonnement le cours du torrent gelé et enneigé (photo 30). Nous devrons redescendre une succession de ressauts pentus. Le premier, plus raide, exige de faire passer les pulkas devant en les retenant par les harnais. Les ressauts suivants sont négociés couchés sur les pulkas, ce qui nous vaut quelques bonnes gamelles et fous-rires assortis.
L’arrivée sur la Palmer est magnifique (photo 40). Cette vallée semble taillée à la machette dans les massifs environnants. Les falaises de 800 à 1000 mètres surplombent le cours de la rivière qui semble si minuscule, et qui va se jeter dans le bras d’un fjord : le « Talek Arm ». Après de nombreuses péripéties, nous voici en bas. Le vent souffle aussi dans cette vallée, et par chance nous l’avons toujours dans le dos. Là aussi, il a balayé la neige. La rivière dégèle, la glace se brise par endroits, et c’est avec la plus grande prudence que nous entreprenons la remontée de son cours, seul cheminement où nous trouvons suffisamment de neige pour avancer correctement.
Des traces assez grosses, que nous retrouvons régulièrement, vont dans le même sens. Je ne reconnais pas des traces d’ours blanc, mais elles nous imposent d’ouvrir l’oeil et de garder le fusil à proximité. Nous apprendrons plus tard qu’il s’agit de traces de loups, inoffensifs.
Dans cette vallée, la toundra est travaillée par les éléments. Nous planterons la tente entre les arbustes, le plus possible à l’abri du vent.
Il neige le lendemain matin. Et ça souffle toujours. Le départ n’est pas des plus enthousiastes. Nous devons traverser des lacs gelés, et les pulkas, sur la glace vive, vont plus vite que nous ne le voudrions ! Peu à peu, cette austérité se transforme. La vallée se rétrécit, la rivière aussi, et le paysage devient soudain plus coquet. Les traces des loups, souvent fraîches, sont partout, mais nous ne verrons aucun de ces animaux, à notre grand regret. La fin de journée s’achève à l’entrée d’un canyon, où l’épaisseur de glace sur l’eau est insuffisante pour nous permettre de passer sans risquer de mettre les pieds dans l’eau. Mikel en a d’ailleurs fait une spécialité, ce qui l’oblige par la suite à passer de nombreuses heures auprès du réchaud pour faire dégeler ses chaussures.
Une reconnaissance permet d’envisager un large contournement en franchissant un col, 200 mètres au dessus. Cette trajectoire impose de skier le lendemain à flanc de montagne pendant 5 kilomètres, mais les courbes de niveau semblent suffisamment espacées pour que cela ne tourne pas à la galère: marcher en dahut avec des pulkas, ce n’est pas pratique ! Nous camperons donc ici.
Vendredi 9 Avril : il fait un temps superbe, et la montée, un peu raide sur la fin, nous permet de déboucher sur des pentes à partir desquelles le panorama est somptueux. Nous mettons à profit cette douceur pour filmer et aller tranquillement. La fin de journée est cependant ponctuée pas des descentes à pulkas des plus trépidantes, qui nous permettent de regagner la vallée, délaissée l’espace d’un jour.
Nous sommes à présent très proches du lieu de dépose, et nous devrions retrouver la Korok demain.
Les 40 kms supplémentaires vont donner lieu à une variante de retour. Pour éviter de redescendre la Korok par là où nous sommes passés à skidoos, nous pensons couper plein Ouest par un col, puis deux jours de skis vers le Sud devraient nous permettre de rejoindre cette vallée à nouveau.
Le col s’avère plus exigeant que prévu : il nous faudra deux heures pour avaler les 400 mètres de dénivelée, mais le jeu en vaut la chandelle: la vue sur la Korok est imprenable. Au col, le vent est vif, aussi nous ne nous attardons pas là haut, et c’est une longue et magnifique descente à pulkas qui nous permet de rejoindre un cirque, à l’abri duquel nous plantons notre bivouac ce soir-là. Il est tôt, la neige est bonne, le camp est vite installé, et nous avons même le temps d’aller filmer sur les hauteurs avant le dîner et les aurores boréales.
Dimanche 11 Avril : 3ème jour consécutif de grand beau. Les coups de soleil s’accentuent, la peau se déssèche, et l’inquiétude grandit : la Korok ne va-t-elle pas trop dégeler ? Que ferons-nous si Daniel ne parvient pas à passer ?
Tout est vite oublié. Nous achevons notre descente pour retrouver un vallon très encaissé, que nous comptons remonter pour accéder sur un plateau en « altitude » (600m). Seulement voilà : l’accès au vallon est rendu compliqué par un raidillon de 10 mètres qui s’achève sur une plaque de glace incertaine posée sur le torrent. Par ailleurs, les rochers avoisinants rendent toute tentative de « lancer de pulka » aléatoire : le risque de casse est trop omniprésent. C’est une nouvelle reconnaissance à pied qui va nous permettre de jauger la neige, puis la glace au fond. Cette incursion dans le raidillon s’avère payante : la poudreuse tient bien, la glace aussi, et les pulkas sont descendues à la main. L’opération nous a pris deux bonnes heures.
La remontée du vallon me semble fantastique. Le torrent, apparent par endroits, va de cascade en lagons gelés, et le trajet s’avère parfois assez technique, dans la mesure où il faut bien s’accrocher aux pans de neige pour tenir sur les skis sans glisser.
Cette montée s’achève dans un mini-cirque, dans lequel se déverse une cascade mi-eau mi-glace. Un dernier raidillon donne accès au plateau. Après trois nouveaux kilomètres sur une neige parfaite, nous décidons de nous poser. Le vent se lève à nouveau. L’arceau de la tente mess, qui s’était déjà brisé lors du précédent blizzard, casse à nouveau. Il faut réparer sous le vent et renforcer la structure intérieure grâce aux bâtons de ski. Le bivouac est enfin installé au crépuscule d’une nuit sans étoiles.
Le lendemain est une journée « white-out » et ventée. La neige est excellente cependant, la pente descendante est douce et nous mettons ces conditions à profit pour avancer tête baissée pendant 18 kms en direction de la Korok, que nous espérons rejoindre en fin de journée. A 2 kms de cette dernière, la rivière (« Ruisseau Naksarulak ») se transforme en canyon, et des rapides empêchent toute progression sur celle-ci. Le vent tourne à nouveau au blizzard et c’est sous les secousses de ses rafales que nous poursuivons à flanc de montagne, tantôt sur des plaques verglacées, tantôt sur de la bonne neige.
La taïga, enfin. La journée s’achève sur des bonnes descentes à pulkas, moins bonnes pour Mikel qui décidément en veut aux arbres. Déjà, le vent se fait moins sentir. Le camp est planté dans une profonde poudreuse, entre les conifères. Il neige toute la nuit.
Mardi 13 Avril : le ciel voilé de la veille a fait place au soleil. La chaleur est de rigueur, la neige « botte » sous les skis et c’est à pied que nous poursuivons sur la Korok. La glace est recouverte d’une fine pellicule de neige qui facilite la progression. Il faut cependant prendre garde aux trous sous la neige, qui se remplissent d’eau immédiatement après que le pied l’ait traversée. Avec le ciel bleu et le soleil, cette vallée est méconnaissable. A l’aller, en skidoo, le temps maussade nous l’avait rendu quasiment hostile, alors qu’aujourd’hui, nous ne la quitterions pour rien au monde. Des lagopèdes s’envolent de tous côtés. La vie est belle (photo 50).
Alors que nous faisons une pause, le ronronnement de skidoos se fait entendre au loin. 10 minutes après, en voici cinq, équipés de remorques. Ce sont Daniel et Roger avec des clients français auxquels ils font découvrir les joies de la vie nordique pendant 5 jours de skidoo sur la Korok. Un photographe, Pierre, et Thomas, le frère de Daniel, accompagnent la troupe. Neuf personnes en tout. Retrouvailles. Le « OK ! » de Daniel, pressé de repartir, coupe court à nos discussions, puis tout ce petit monde s’en va vers l’amont. Ils camperont à la limite septentrionale des arbres, puis nous récupèreront demain. Pour notre part, nous poursuivons sur la Korok jusqu’au terme de cette splendide journée.
Mercredi 14 Avril : après une heure de ski, les skidoos sont déjà de retour et la récupération se fait sans tarder. Daniel a peur de la pluie qui compliquerait le trajet de retour. Après trois heures de secousses, voire de chutes (essayez de tenir à cheval sur une remorque à flanc de colline !), le camp général est installé. Nos compagnons de voyage dorment dans les tentes inuit, équipées de poêles à bois, et s’allongent sur des tapis de sols posés sur des matelas d’aiguilles d’épinettes. Puis il se met à pleuvoir ! Avec la condensation, des gouttes perlent ; l’eau s’infiltre. Nous sommes bien contents d’avoir notre tente !
Pendant que Daniel et Thomas communiquent par radio avec leur famille, enfermés dans une remorque spécialement aménagée à cet effet, la veillée avec Pierre et Roger s’avère très agréable, ponctuée de rires, de récits et d’anecdotes. Notre bouteille de Cointreau y abandonne ses dernières ressources...
Le lendemain, le départ n’est pas des plus fulgurants. Daniel ne semble pas pressé. Les uns prennent le temps de pêcher des ombles, les autres d’aller tirer au fusil (il faut bien l’essayer !). Le retour s’effectue tranquillement jusqu’à Kangi où nous dormirons chez Thomas. La douche fait un bien fou, et une descente à l’épicerie générale est de rigueur pour s’empiffrer des sucreries qui nous ont tant manqué !
Un dîner commun est offert par Daniel. Annie nous prépare des filets d’omble, délicieux avec de la purée de maïs, et nous dormons bien au chaud pour la première fois depuis 13 jours.
Vendredi 16 Avril : l’avion d’Air Inuit se pose à 13 heures. Retour à Montréal via Kuujjuaq pour une deuxième nuit chez des amis Canadiens à qui nous racontons nos exploits, en espérant leur donner l’envie de découvrir à leur tour ces contrées, si proches et méconnues à la fois.
|
| |
|
|