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| En Islande |
Avec Hélène, Thierry et Alexandrine "Thierrydottir" (9 ans)
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Bonjour,
Les vacances sont finies et nous voici hélas de retour ... avec l'impression d'être allés sur une autre planète.
Notre autotour d'Islande "à la carte" s'est déroulé sans aucun problème. Un grand merci à Sylvie Primel pour son accueil sur place : le premier jour elle a passé une heure à tout nous expliquer, avec une tonne de cartes et prospectus en tous genre + un road book super. Entre autres, l'explication du fameux panneau routier "Malbik Endar" (fin de route goudronnée) qui est très surprenant au début car le goudron s'arrête n'importe où en rase campagne ! Si on est un peu distrait c'est le dérapage assuré.
L'accueil dans les fermes auberges a été super et très confortable, et nous n'avons pas regretté la location du 4x4 qui permet de se balader en dehors de la route n°1 (ou de ne pas se traîner par endroits à la vitesse d'un escargot, même sur la n°1).
Ce qui nous a le plus marqué : les paysages de laves en tout genre, sans cesse renouvelés : sable noir, crevasses de toutes tailles, montagnes aux couleurs indescriptibles et changeantes : notre fille avait parfois l'impression que les montagnes étaient peintes "à la main pour les touristes", tellement c'est irréel. L'arrivée sur Myvatn coupe le souffle : les jets de vapeurs et l'eau bouillonnante, l'odeur (!), le sol orange : on ne sait plus si on est en enfer ou sur Mars. Le chauffage est même prévu sur les montagnes : vers le volcan Krafla, ballade inoubliable dans la brume sous une pluie fine, avec sol tiède et air chaud sortant de chaque fissure : c'est super pour se réchauffer les mains ....
Quand aux cascades, on pourrait écrire un roman complet tellement elles sont époustouflantes et toutes différentes, avec des débits et hauteurs impressionnantes, des orgues de basaltes de toutes formes autour, et là aussi des rochers "peints à la main".
Sans oublier les fjords, l'émouvante exposition sur les pêcheurs français à Faskrudsfjordur, les oiseaux (l'attaque en piqué des sternes sur la voiture est surprenante, car elles laissent traîner leurs bébés partout, même sur les routes) ...
Et les glaciers partout dans le sud, les icebergs du Jokulsarlon..., et les phoques très amicaux qui nous ont accompagnés lors d'une ballade au bord de l'eau, à quelques mètres de nous, comme s'ils voulaient jouer avec nous ... , et les baleines si proches du bateau à Husavik ...
Avant de partir nous étions un peu inquiets sur le climat, et le premier jour nous avons bêtement pique-niqué dans l'auto sous la pluie. Mais nous avons rapidement compris qu'à l'heure du repas, il suffit d'attendre une dizaine de minutes la fin de l'averse pour manger au soleil, car les changements sont extrêmement rapides.
Il y a parait-il un proverbe islandais qui dit "si le temps ne te plait pas, attend 5 minutes". Ce proverbe est faux : il faut attendre en réalité 10 minutes !
Pas de feu rouges, ni embouteillages : il n'y a que les moutons pour mettre un peu de panique sur les routes en traversant n'importe où, mais l'effet du klaxon sur les "troupeaux" de 5 à 6 moutons est à ne pas manquer.
L'organisation islandaise est sans faille : propreté, sécurité, silence ... et une poste extrêmement rapide : une paire de lunettes oubliée dans une guesthouse a pu être récupérée très rapidement à l'étape suivante (merci Sylvie !).
Le retour sur Roissy est éprouvant : départ au petit matin, avec polaires et doudounes, ... arrivée par 30°C à Paris dans la foule et la panique habituelle... et déjà l'envie de repartir !
Bref, merci pour tout.
Cordialement,
Hélène MILLET
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