Juste histoire
d’assouvir les fantasmes de quelques nymphomanes (dont je suis…) en quête
d’émotion et de caresses. Bon, évidemment, on lui limerait
un peu les griffes et on lui brosserait les dents. Mon psychiatre dit que
je vais beaucoup mieux et que je suis sur la voie de la guérison.
Bon, maintenant je peux l’avouer,
l’ours je l’ai rencontré en cachette tous les soirs. Pour preuve
cette touffe de poils en guise de souvenir. Ah ! on a passé de bons
moments ensemble …Il m’a initié à la pêche au phoque
et en échange je lui ai appris la recette de la daube provençale.
Les autres congénères de mon espèce ne se sont même
pas aperçus que la réserve de pastis descendait anormalement
vite.. Normal, tous les soirs l’ours venait avec des glaçons…je
pouvais pas faire autrement que lui offrir un pastaga !
C’est pas pour rien que le
camp de base s’appelle le " camp de l’ours ".
Mais évidemment, je
n’ai pu raconter cette histoire à personne. On m’aurait dit : "Toi
la marseillaise, tu exagères un peu ". Tant pis. De toute façon,
on s’est donné rendez-vous l’année prochaine. Voyez…même
Gaétan, il se moque de moi. Mais quand je reviendrai, je suis sûre
qu’il m’attendra sur la plage. Il sera facile à reconnaître,
je lui ai donné en cadeau d’adieu mon string rose fluo et mon sac
à main en croco. Je lui ai promis de lui rapporter du poisson carré
de marque Findus et du miel de lavande et puis je lui ramènerai
la sardine qui a bouché le port de Marseille. Bon, si on peut pas
rêver un peu !
Au fait, son prénom
c’est " Oscar le lascar ".