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| Viviane et Jean Louis Frejabue en Alaska, septembre 2002 |
Denali, Fairbanks, Anchorage, Seward...
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VOYAGE EN ALASKA DES FREJABUE
SEPTEMBRE 2002
Nous nous intéressions à la situation géographique d’Anchorage et la perspective des frondaisons d’automne nous tenait en haleine. Nous avions déjà aperçu l’automne au Québec et en Laponie, mais nous restions sur notre faim…
Nous décidions de prendre le pas pour cet état dont nous avions entendu dire que le moindres recoins n’avaient pas encore été foulé par l’homme. Ce fut au-delà de toute espérance ! Une magnificence à jamais égalée. Nous en avions plein les yeux : cette nature généreuse faite de montagnes majestueuses tantôt immaculées, tantôt couvertes d’une mousse écarlate, des glaciers impressionnants et de vallées glaciaires intouchées… des couleurs à faire pâlir les plus grands artistes de la nature. Nous avions pris le train pour Denali Park et le paysage qu’offrait le wagon panoramique était époustouflant : les rivières ondoyaient dans la toundra rougissante, les forêts de spruces contrastaient avec la teinte mauve des premiers contreforts montagneux, parfois une rivière bleue étincelait dans son lit irrégulier et bordé de bouleaux or.
Dans le parc Denali, nous avons vu des ours, des orignaux, des chèvres de Dall et des caribous. C’est nous qui étions cette fois en cage dans notre car, et nos yeux se portaient sans cesse sur la beauté du parc par endroit enneigé et superbement romantique. Nous avons décidé aussi de survoler le mont Mckinley : au cours de ce vol dans un coucou, nous avons aperçu les forêts, les rivières et tous les tons d’automne dans leur suprême éclatement. Le mont Mckinley est une montagne superbe, visible de très loin et ses contours, sa configuration lui ont suscité une foule d’alpinistes dont beaucoup y ont laissé leur vie. Le survoler, le contourner, le palper presque est une chance inestimable surtout par belle météo.
De Denali à Fairbanks, le train suit une route aussi hallucinante : des gorges de rivières, des encaissements, canyons, bancs de sable où l’on peut deviner le tumulte de l’eau quand il y a fonte des neiges et cette chaîne de montagne superbe qui semble ne jamais s’éloigner dans le lointain.
A Fairbanks, les rivières Chena et Tenana sont prises d’assaut sur un bateau à aubes pour longer leurs longues et magnifiques rives. Le long des berges, on peut apercevoir les exercices des chiens et leur dressage par des vainqueurs de la royale Iditarod. Sur l’autre rive, un village athabascan nous accueille et nous parle de sa culture , du traitement des peaux, du fumage des poissons, et les habitations ancestrales en écorces et branches. Le paysage rappelle les romans de Jack London.
A Anchorage, la coastal trail est une destination à ne pas manquer : en effet, cette partie du littoral a été dévastée par le tsunami et la configuration du paysage a changé : on aperçoit dans un décor toujours superbe des berges marécageuses à marée basse, des effondrements de terrain et le passage de temps à autre d’aigles pêcheurs en quête de poissons.
En route pour Seward : Seward s’enorgueillit d’être la ville où le drapeau alaskan a été dessiné. L’auteur figure sur une plaque à l’entrée de la ville.
Nous voici en « Terre de feu » si l’on peut dire, l’effet saisissant de Seward coincé entre mer et montagnes. Un panorama de toute beauté. Au loin, le fjord « resurection » débouche sur l’océan bordé de glaciers tous aussi impressionnants les uns que les autres. Le glacier « bear » forme une esplanade spectaculaire au loin, celui que nous approchons n’en est pas moins surprenant : le nord western dans un décor immobile et hallucinant éternue et crache des blocs de glace dans le fjord précédé d’une pétarade impressionnante dans le silence alentour. Les fjords de Kenai regorgent de mammifères marins, lions de mer paressant sur les rochers, et par chance la nageoire caudale d’une baleine enfrayant la haute mer.
Et puis, il y a l’Exit glacier : les glaciologues trouveraient là de quoi satisfaire leur étude et leur curiosité : en effet, l’Exit glacier a reculé de plusieurs kilomètres depuis le début du siècle et le paysage bien qu’étrange est d’une grande beauté. Le décor automnal alentour donne encore plus de majesté à l’endroit.
Seward héberge « le Sealife Center » où sont réhabilités les loutres, les mammifères, les oiseaux blessés ou mazoutés.
On peut aussi apercevoir le retour de pêche au flétan où tout simplement les pêcheurs de saumon le long du fjord.
« Glacière » baptisée aussi par les pionniers de cet état : en vérité, un des derniers bastions inviolés et indiscutablement un des plus beaux endroits de notre planète.
A vous de vous y envoler…
Rappel : au fait, si vous voyez un ours, faites le mort, pas de poignée de main…
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